À l’aube du changement

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Les préférences des consommateurs sont en train de changer, et nos modèles d’affaires doivent s’adapter

Au cours des dernières décennies, des ondes de choc qui risquent de générer des changements ont frappé notre industrie. J’ai l’impression que nous sommes, une fois de plus, à l’aube de grands changements.

Entre 1998 et 2000, on a prédit des perturbations dans l’industrie, et des personnes de l’extérieur de notre industrie prévoyaient notre disparition. Cela n’a pas eu lieu.

Durant plus d’une décennie, le consommateur a généré le changement à un rythme croissant. Les consommateurs à l’échelle mondiale ont changé leurs habitudes d’achat et sont passés en ligne.

Les possibilités de ventes en ligne aujourd’hui sont comme un réseau de vente à domicile sur stéroïdes. Le consommateur en ligne est fortement influencé par les nouvelles technologies et son approbation auprès des commerçants.

Ces influences touchent naturellement la vente d’automobiles. C’est inévitable.

On observe de façon évidente que 99 %du clavardage influe sur la façon dont les demandes d’acquisition de véhicules des consommateurs changent. Cela va bien au-delà des gains technologiques qui profitent aux consommateurs en général.

D’un côté, c’est l’effet résiduel de l’utilisation de la technologie dans la vie de tous les jours des consommateurs qui provoque un désir insatiable d’en avoir plus. D’un autre côté, c’est la demande croissante pour l’accès à un véhicule automobile.

Même si ça peut sembler évident, j’aimerais préciser que la vente d’auto-mobiles englobe toute une gamme de produits et services.

Le gros du clavardage à ce jour a touché l’acquisition de véhicules, et très peu la vie du véhicule. Cela ne signifie pas que le changement ne viendra pas dans le secteur des biens et services requis durant la vie du véhicule – ce n’est tout simplement pas encore développé.

Les demandes des consommateurs ont le potentiel de remodeler le commerce.

Dans le passé, quand on faisait l’acquisition d’un véhicule, la plupart du temps, on l’achetait et on en devenait propriétaire. Il y avait plusieurs modes de financement pour répondre aux besoins des consommateurs : le paiement comptant, le prêt à court terme, la location et les prêts à plus long terme, tout pour satisfaire le désir d’être propriétaire.

Pour répondre aux besoins de transport occasionnels, il y avait les taxis et la location de véhicules à la journée à un coût plus élevé par utilisation que la propriété sans engagement à court ou à long terme.

Aujourd’hui, nous sommes au cœur d’une évolution dans la façon dont les consommateurs utilisent le transport. Pour certains, avoir un accès à un véhicule pour parcourir quelques kilomètres l’emporte sur la propriété d’un véhicule. C’est là un véritable changement dans les préférences des consommateurs.

Les entreprises comme ZipCar, Uber, Lyft, RideSharing.com, Kangaride, Carpool, Share Your Ride et bien d’autres proposent leurs services qui ont besoin d’un accès à court terme à un véhicule.

Nous voyons également de la location de vélos, de scooters électriques et d’autres moyens de se déplacer qui font leur place auprès des consommateurs tandis que de nombreuses municipalités développent une infrastructure pour que les déplacements à propulsion humaine puissent coexister de façon sécuritaire avec la circulation automobile.

À court terme, le covoiturage, l’auto-partage et les fournisseurs de services de mobilité viennent perturber les formes traditionnelles de transport temporaire et public.

On parle beaucoup de la conduite autonome depuis qu’ont fait apparition les nouveaux véhicules équipés de caractéristiques techniques qui réduisent la possibilité d’erreur humaine. On parle également beaucoup de l’électrification des véhicules et d’une possible évolution de notre parc d’automobiles à moteur à combustion interne vers le moteur électrique.

Ces deux développements sonnent la charge vers des expériences avec des voitures sans conducteur pendant que les gouvernements, les constructeurs et autres doivent négocier avec la sécurité des passagers et les problèmes de propriété personnelle.

Nous vivons dans une période intéressante. Il y a une chose dans le futur qui est certaine : demain sera différent d’aujourd’hui.

Certaines personnes croient que les concessionnaires d’automobiles verront une croissance dans leurs affaires lorsque les véhicules rouleront durant 24 heures par jour plutôt que deux.

Cela accélérera l’usure normale des véhicules, augmentera les visites au Service et réduira le laps de temps entre deux acquisitions de véhicules.

D’autres croient que les concessionnaires d’automobiles verront moins les consommateurs et que leurs affaires baisseront au fur et à mesure que les besoins de véhicules diminueront. Ils posent donc cette question : « D’où viendra la demande pour tous ces kilomètres additionnels ? »

Les hypothèses vont bon train. À la base, les consommateurs mettront librement leur véhicule à la disposition des autres.

Je ne suis pas certain, du moins à court terme, qu’un grand nombre de propriétaires de véhicules sauteront sur cette occasion.

Comme c’est le cas de tous les changements, la réalité, quand elle se concrétise, est très différente de la théorie. Le comportement des consommateurs finira par engendrer un changement véritable et durable.

Dans l’intervalle, à moins de quelques forces mondiales externes, nous vendrons un peu moins ou un peu plus de 1,9 million de véhicules neufs cette année par l’entremise du réseau canadien de concessionnaires franchisés.

De plus, les concessionnaires de véhicules neufs vendront environ un million de véhicules d’occasion et feront le service et l’entretien à 30 à 40 % des 24,5 millions de véhicules légers actuellement sur les routes au Canada.

Je peux accepter, si les préférences des consommateurs changent, que l’acquisition et l’entretien des véhicules changent également avec le temps. Il en sera ainsi de même de la réponse des concessionnaires d’automobiles franchisés.

Le réseau de concessionnaires d’automobiles canadien est formé d’entrepreneurs et de personnes qui n’hésitent pas à prendre des risques et qui ont démontré au cours des années qu’ils veulent survivre.

Avec un peu de chance, il y a une volonté de la part des concessionnaires et des marques qu’ils représentent de travailler ensemble à développer des avantages concurrentiels spécifiques.

Notre modèle d’affaires devra continuer à s’adapter pour satisfaire les désirs et les demandes d’un ensemble de consommateurs bien informés.

Au cours des dernières décennies, les concessionnaires d’automobiles se sont constamment adaptés aux nouvelles technologies, aux processus d’affaires et aux pratiques d’embauche pour atteindre et excéder les demandes des consommateurs.

S’adapter de façon constante, si on ne le fait pas déjà, deviendra une compétence de base pour les concessionnaires d’automobiles qui veulent profiter des occasions que l’avenir leur réserve.

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