La technologie pour semer la concurrence dans votre poussière ?

Depuis longtemps, les concessionnaires franchisés savent qu’ils jouissent d’un avantage indéniable sur les ateliers indépendants grâce à la technologie qui ne cesse d’avancer dans les véhicules d’aujourd’hui et à la complexité du service.

Je suis d’accord pour dire que l’atelier graisseux du coin de rue ne sera clairement pas le gagnant dans la course aux revenus provenant du service sur les véhicules. Toutefois, je crois que le choix des consommateurs ne sera pas tant en regard de la complexité des travaux à exécuter dans leurs véhicules que l’offre et la façon de présenter cette dernière.

Laissez-moi m’expliquer. Les commerces indépendants de tout acabit souffrent lors de l’arrivée des grandes surfaces et des franchises. On n’a qu’à penser à l’impact qu’ont les Starbucks et Tim Horton sur les petits cafés locaux, ou les Jean-Coutu et Pharmaprix sur les petites pharmacies, ou, encore plus, l’impact qu’a Wal-Mart sur à peu près tout le monde.

Ces exemples illustrent bien la tendance générale dans le commerce de détail, et c’est tout-à-fait applicable aux affaires automobiles. Les indépendants (et les concessionnaires de véhicules neufs) ont perdu des plumes au profit des chaînes qui offrent un vaste éventail d’éléments attrayants dans différentes catégories : de fortes marques, une expérience d’achat et des prix équilibrés d’un endroit à l’autre.

Je crois que les concessionnaires qui mesurent leurs résultats en comparaison avec ceux des meilleures chaînes sont ceux qui réussiront le mieux à attirer et à retenir les dollars du service. Alors que ceux qui ne se fient que sur la complexité des véhicules modernes perdront du terrain.

Donner pour s’enrichir ?

Considerons Microsoft, qui voit Google et ses applications gagner du terrain sur ses produits Microsoft Office. Une recherche en ligne rapide nous démontre que Microsoft Office se vend 349 $, alors que les applications de Google sont gratuites. Bon ! Google ne fait pas tout ce qu’Office réalise, mais pour l’usager moyen, il fait l’essentiel et l’on peut augmenter ses applications régulièrement, sans frais.

À l’instar de cette approche, les concessionnaires pourraient bien, dans le futur, donner un service mécanique peu payant pour retenir une clientèle nécessitant un service de technique avancée rapportant davantage.

En tout cas, en jetant un œil aux autres commerces de détail, je crois qu’il vaut mieux se préparer à concurrencer le gratis.

Voici une citation provenant du livre blanc de la CADA jetant un œil à l’avenir des concessionnaires d’automobiles : «Alors que les véhicules deviennent moins mécaniques et davantage électroniques, la convergence des technologies de l’information fera en sorte que les futurs spécialistes de l’automobiles proviendront du monde des ordinateurs et de l’électronique plutôt que du monde des changements d’huile et des moteurs à combustion.»

Et si les futurs techniciens nous proviennent de ce monde informatiques, il vaudrait d’autant mieux regarder les modèles d’affaires du gratis de près. Par exemple, pensons à Rogers et Bell qui offrent gratuitement le Blackberry malgré qu’il ait une valeur de quelques centaines de dollars !

Voici une suggestion de lecture : “Free, The future of a radical price” par Chris Anderson. Cette lecture vous fournira des perpectives intéressantes dans la concurrence à l’économie du gratis.

 

 

À propos Linda Nadon

Linda Nadon est l'Éditrice d'Affaires automobiles. Elle peut être joint par courriel à lnadon@universusmedia.com.

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