Les propriétaires de voitures préoccupés par le phénomène de dépréciation

septembre 15, 2011

Quand ils vendent un véhicule neuf aux Canadiens, les concessionnaires doivent garder à l’esprit qu’ils sont, pour la plupart, préoccupés par la rapidité avec laquelle leur nouvelle voiture perdra de sa valeur. Dans une nouvelle étude commandée par le site d’annonces classées Kijiji Canada, près de la moitié des propriétaires de voitures interrogés déclarent avoir connu une certaine forme de mal de la dépréciation.

Pour mieux comprendre comment les propriétaires de voitures voient la perte de valeur de leur voiture au fil du temps, l’étude de Kijiji Canada voulaient avoir l’opinion des Canadiens sur les coûts associés à la propriété d’un véhicule neuf et d’occasion.

Bien que 9 Canadiens sur 10 reconnaissent que leur nouvelle voiture perd de la valeur dès qu’elle sort de la concession, plusieurs ont connu le mal de la dépréciation, citant une gamme d’émotions passant par la colère, la gêne et la tristesse.

« Souvent, l’achat d’un véhicule d’occasion fait plus de sens qu’un neuf pour des raisons strictement économiques », a déclaré Scott Neil, patron de Kijiji Autos. « Notre recherche montre que, tout bien considéré, un véhicule neuf coûte plus cher qu’un véhicule d’occasion. Les Canadiens qui ont souffert du mal de la dépréciation dans le passé devrait, pour en obtenir plus pour leur argent quand viendra le temps d’acheter leur prochain véhicule, envisager l’achat d’un véhicule d’occasion. »

Ce mal de la dépréciation des Canadiens est-il vraiment sérieux ? Selon l’étude, près du tiers des propriétaires de voitures canadiens se sentent gênés par le rythme auquel les véhicules se déprécient, tandis que d’autres déclarent que ça les dérange (18 %), ça les rend fou (16 %), ça les attriste (8 %), ou, même, ça les déprime carrément (6 %). Un nouveau propriétaire de voiture sur quatre a précisé qu’il essayait de ne pas y penser.

Neuf ou d’occasion ?

Ce n’est pas une surprise. La recherche révèle que les Canadiens considèrent que les voitures neuves se déprécient à un rythme plus rapide que les voitures d’occasion. À titre d’exemple, selon l’expérience des divers répondants, une voiture neuve perd environ 15 % de sa valeur après seulement une journée sur la route, alors qu’une voiture d’occasion ne se déprécie que d’environ 9 %.

On a dit la même chose pour la dépréciation après un mois de propriété (21 % pour les voitures neuves par rapport à 13 % pour les voitures d’occasion) et après un an (33 % pour les voitures neuves et 26 % pour les voitures d’occasion). À titre d’exemple, entre 2010 et 2011, une Ford Mustang 2002, n’a perdu que 9 % de sa valeur, en moyenne, basée sur des milliers d’annonces sur Kijiji.ca ; par contre, une nouvelle Ford Mustang 2008 s’est dépréciée à un taux moyen de 13 %.

La valeur des véhicules d’occasion

Selon l’enquête, les propriétaires canadiens d’un véhicule d’occasion dépensent beaucoup moins d’argent sur leur voiture pour l’entretien, les assurances et les versements mensuels. En moyenne, un propriétaire de voiture d’occasion économise environ 114 $ par mois (par comparaison avec une voiture neuve); de plus, les frais annuels déclarés par les propriétaires de voitures neuves sont, en moyenne, 54 % plus élevés que ceux que rapportent les propriétaires de voitures d’occasion. Une récente étude de Consumer Reports fait le même constat : l’achat d’un véhicule d’occasion vieux de trois ans plutôt qu’un neuf permet à l’acheteur d’économiser des milliers de dollars au cours des cinq premières années de possession.

À propos Linda Nadon

Linda Nadon est l'Éditrice d'Affaires automobiles. Elle peut être joint par courriel à lnadon@universusmedia.com.

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