Il y a quelques semaines, le Gouvernement du Québec a annoncé une nouvelle qui a fait couler beaucoup d’encre. En effet, on a mentionné que la vente de véhicules à essence serait interdite à partir de 2035. Mais, il n’y a pas d’inquiétudes à avoir. Voici pourquoi !
Tout d’abord, une des premières questions à être posées concernant le réalisme de cette annonce, mais aussi si c’était quelque chose qui était accessible à tous. Mais, avant toute chose, il y a une précision à apporter. Dans sa forme actuelle, l’interdiction toucherait seulement les véhicules qu’il est impossible de brancher au réseau électrique. Le ministre de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, a laissé entendre que les concessionnaires pourraient continuer de vendre des autos et des camionnettes hybrides rechargeables.
Même dans 15 ans, les infrastructures ne seront pas adaptées pour tous. Par exemple, prenons les automobilistes qui se stationnent dans la rue. Ils n’ont pas d’accès direct à une prise de branchement. Les hybrides rechargeables constitueraient alors une solution de rechange acceptable – certes pas aussi propre qu’un modèle purement à batterie, mais plus qu’une voiture strictement à essence.
Pour le moment, les voitures hybrides classiques (non branchables) ne figurent pas dans les plans du gouvernement. Elles contribueraient pourtant toujours à l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre, grâce à leur consommation de carburant de 20 à 30 % inférieure à celle de modèles à essence équivalents.
Également, les autos à essence, déjà en circulation, auraient encore le droit de rouler sans restriction. Puis, l’achat et la vente de modèles usagés à moteur thermique seraient encore permis, ce qui offrirait une seconde option aux personnes qui ne pourraient ou qui ne voudraient pas se doter d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable.
À ce jour, les VÉ demeurent sensiblement plus chers que les modèles à essence équivalents. Et c’est la batterie de ces véhicules qui contribuent le plus à l’écart de prix initial. Plusieurs analystes estiment que son coût de production diminuera suffisamment pour annuler, voire inverser cet écart, grâce à des super-usines comme celle de Tesla. Les plus optimistes prédisent un équilibre en 2025. Peut-être faudra-t-il patienter plus longtemps, notamment en raison de l’approvisionnement en matières premières. Mais le coût des VÉ finira inévitablement par baisser, comme pour toutes les technologies novatrices à mesure qu’elles gagnent en popularité.
L’objectif du gouvernement représente certes un défi, mais il n’est pas si extravagant qu’il ne le paraît. Les constructeurs entrent dans la danse de l’électrique, les coûts tendent à diminuer, et tant la technologie que les modèles offerts évoluent rapidement. En outre, le Québec ne fera pas cavalier seul dans son trajet vers l’électrification du parc auto. Si les hybrides – rechargeables ou non – et les modèles à essence d’occasion font partie de l’équation, les usagers devraient profiter de la flexibilité nécessaire pour s’adapter à la nouvelle orientation.
Enfin, entre l’intention et la législation, le temps fera assurément son œuvre pour accroître nos options de mobilité moins dommageables pour l’environnement. CAA-Québec sera là pour continuer à renseigner et guider les consommateurs dans les meilleurs choix à faire selon leurs différents besoins.







