Il y a eu de bonnes et de mauvaises nouvelles du côté des ventes de véhicules neufs au Canada en janvier. Alors que les ventes globales montaient de 6,2 % par rapport au très mauvais mois de janvier 2009, elles ont baissé de 6,5 % par comparaison avec la moyenne de janvier des cinq dernières années.
Cela équivaut à un taux de ventes annuelles ajusté de façon saisonnière (TVAAS) de 1,45 million de véhicules, selon l’économiste en chef de la Banque Scotia, Carlos Gomes, passablement sous la pointe de presque 1,6 million atteinte entre juillet et octobre de l’an dernier et de 1,5 à 1,53 million de prévision pour 2010. C’est même moins que le chiffre final de 1,49 million de 2009, ce qui constitue un début d’année et de décennie chancelant.
Cela a également renversé la tendance qui voyait le marché canadien obtenir un meilleur rendement que le marché américain pour les années passées. Les ventes au sud de la frontière en janvier ont connu une hausse semblable, environ 6 %, au cours du même mois en 2009, mais le TVAAS était à la hausse, à 10,7 millions à partir de 10,4 millions pour les années passées, alors que le nôtre baissait.
L’essentiel de la faiblesse du marché canadien est attribuable à la baisse de Honda (-12,1 %) et de Toyota (-14,8 %); cette dernière assaillie par les retombées des deux rappels trop publicisés et le gel des ventes de quelques-uns de ses modèles les plus populaires.
Chrysler (+6,1 %), Ford (+5,9 %) et General Motors (+5,1 %) ont presque atteint la moyenne du marché, ce qui leur confère 46,8 % des parts de marché; leur meilleure performance globale de l’année et une remontée de 5 % au cours des deux derniers mois.
Les vrais gagnants parmi les grandes marques, toutefois, ont été Subaru (+45,8 %), Kia (+32,8 %),
Hyundai (+32,1 %) et Volkswagen (+23,2 %). Parmi les marques de luxe, Audi (+127,8 %), Lexus (+62,1 %), Volvo (+38,5 %) et Mercedes-Benz (+36,2 %) ont été les chefs de file, Acura (-34,8 %) et Jaguar (-12,5 %) tirant de l’arrière. Saab s’étant retrouvée dans les limbes, elle n’a fait aucune vente au cours du mois.
Alors que c’a été un bon mois pour certains, en termes de chiffres absolus, c’a été décevant, a dit l’analyste de l’industrie de l’automobile Dennis DesRosiers de DesRosiers Automotive Consultants. « Si le TVAAS se maintenait, ce serait une très mauvaise nouvelle pour le secteur de l’automobile au Canada », dit-il. « Nous nous attendions à de meilleurs chiffres. Il y a un an, les ventes de janvier baissaient de 25 %, et les ventes étaient les plus basses de la décennie, alors la plupart croyaient que janvier reviendrait à la normale (90 000 à 110 000). Mais au moins, les ventes ont légèrement monté, et janvier est le mois le plus bas en chiffres absolus à chaque année; alors on ne peut tirer de conclusion sur le rendement du marché. Les mois de mars à juin sont de bons mois. »
General Motors du Canada a annoncé une importante augmentation de 29 % des ventes
au détail de ses quatre marques principales – Chevrolet, Buick, GMC et Cadillac – en janvier, ce qui surpasse la moyenne générale de l’industrie et témoigne de la réception favorable des plus récents véhicules de la société de la part
des clients.








