
Martin Taillandier, président CCAM, Michel Gaudette, président du C.A. CCAQ, Robert Poëti, président directeur général CCAQ, Denis Dessureault, vice-président exécutif CCAM et SIAM, Ian Sam Yue Chi, vice-président directeur général CCAQ
L’Assemblée générale de la CCAM
La COVID-19 a été le thème principal de l’assemblée générale annuelle de cette année la Corporation des concessionnaires d’automobiles de Montréal (CCAM). On y a exploré le rôle des associations de concessionnaires en prévision d’une deuxième vague potentielle de la pandémie.
L’assemblée générale s’est tenue en ligne sur Zoom le 3 septembre 2020 et était animée par Denis Dessureault, vice-président principal de la CCAM. Parmi les panélistes figuraient des membres de la Corporation des concessionnaires d’automobiles de Montréal (CCAM), de la Corporation des concessionnaires d’automobiles du Québec (CCAQ) et de la Corporation des associations de détaillants d’automobiles (CADA).
« Que ferions-nous en cas de deuxième vague ? Je prendrais probablement du recul pour revoir la phase d’apprentissage », a déclaré Ian Sam Yue Chi, vice-président et directeur général de la CCAQ, lors de l’événement virtuel. « Lorsque le gouvernement provincial a décidé de mettre le Québec sur pause, nous naviguions dans l’inconnu. Nous ne connaissions pas ce type de situation; nous ne l’avions jamais vécue. »
Robert Poëti, chef de la Direction de la CCAQ, en a parlé et a rappelé aux gens qu’il sera important pour tout le monde de maintenir les mesures de santé, de sécurité et de distanciation sociale et de pas baisser la garde. Ce qui aidera les concessionnaires en cas de deuxième vague, a-t-il dit, c’est d’avoir réussi ensemble à traverser la première vague.
« S’il y a une chose que la COVID nous a apprise, c’est l’importance de l’industrie de l’automobile dans ce genre de situations », a déclaré M. Poëti. « En vérité, il n’y a pas beaucoup de gens dans les zones urbaines qui veulent prendre le l’autobus ; ils n’ont pas vraiment envie de prendre les transports en commun. Et il est essentiel de se déplacer, notamment en raison du télétravail mais aussi pour des raisons familiales.
Michel Gaudette, président du Conseil d’administration de la CCAQ, a déclaré que la Corporation deviendra plus importante que jamais si cette deuxième vague frappe. Le protocole de service et de vente strict de la CCAQ a contribué à faire avancer la situation pour les concessionnaires de la province dès le début de la pandémie; il a permis aux concessions de rouvrir après avoir été complètement fermées.
« S’il y a une chose que la COVID nous a apprise, c’est l’importance de l’industrie de l’automobile dans ce genre de situation. »
Robert Poëti, PDG de la CCAQ
« Nous ne pouvons pas abandonner, surtout du côté des ventes. La Corporation est la pierre angulaire où tous les services seront disponibles et accessibles », a déclaré M. Gaudette. « Nous allons vaincre le virus, mais nous devons être unis. »
Il a ajouté que le plus gros problème lors de l’ouverture des concessions au Québec était la réception des véhicules par les clients. M. Gaudette a suggéré qu’il n’y ait pas de changement radical au transfert du processus de magasinage/achat vers le web, mais a noté que la demande était là. « Nous devons offrir la possibilité d’une transaction complète en ligne », a-t-il dit.
Tim Reuss, président et chef de la Direction de la CADA, a déclaré que le gouvernement fédéral s’implique de plus en plus dans la reprise économique du pays et qu’il parle d’une reprise verte — qui comprend des mesures dont la CADA discute avec le gouvernement fédéral, comme un programme national de mise à la casse des véhicules. Cela aiderait les consommateurs à remplacer les véhicules plus anciens et à investir dans des véhicules plus récents et plus respectueux de l’environnement.
« Peut-être feront-ils la même chose qu’en Allemagne, ce qui signifie que les consommateurs reçoivent une incitation à acheter un véhicule électrique ou hybride », a déclaré M. Reuss. « Nous avons la même discussion au Canada. Les discussions ne portent pas seulement sur la reprise économique, mais aussi sur un programme plus large.
L’événement de la CCAM s’est terminé par les commentaires d’Oumar Dicko, économiste en chef de la CADA, qui a parlé des tarifs imposés au Canada par les États-Unis. M. Dicko a déclaré que la CADA était déçue par cette décision, d’autant plus que les tarifs douaniers sont arrivés quelques semaines seulement après la mise en œuvre du nouvel accord commercial entre les trois pays.
« Nous ne pensons pas qu’il y aura des conséquences directes — du moins pas à court terme. Mais à long terme, il pourrait y avoir des conséquences sur l’industrie de l’automobile, puisqu’on utilise l’aluminium dans la production des véhicules », a déclaré M. Dicko. « Nous pouvons voir une augmentation du prix des véhicules qui entrent au Canada ; ce n’est pas un problème maintenant, mais ç’aura probablement un impact à long terme. »
Dans l’ensemble, la rencontre virtuelle a permis d’avoir un aperçu de ce que les concessionnaires peuvent s’attendre des trois associations qui envisagent l’avenir et qui planifient une deuxième vague potentielle de la pandémie.
Martin Taillandier, président de la CCAM, s’est dit satisfait de la présence et de la participation des membres de la Corporation dans le cadre de sa première assemblée générale virtuelle.
« À titre de président de la CCAM, je peux affirmer que la Corporation des concessionnaires d’automobiles de Montréal sera toujours là pour ses membres afin de les soutenir dans leurs défis quotidiens, surtout pendant la pandémie », a déclaré M. Taillandier.






