Des semaines plus difficiles pour les ventes au Canada

Le marché canadien des véhicules légers neufs enregistre des baisses semaine après semaine. Le mois de mars a d’ailleurs été plus difficile pour les 10 provinces du pays.

La hausse du prix de l’essence a fortement secoué les Canadiens ces dernières semaines, en plus des enjeux commerciaux et économiques qui pèsent sur le marché depuis un certain temps. Ainsi, les 10 provinces ont enregistré des reculs des ventes, allant de −11,1 % en Alberta à −19,3 % à Terre-Neuve. Au Québec, la baisse a été la plus faible, avec −3,4 % pour le mois.

« Une répétition de la solide performance de mars 2025, lorsque les consommateurs achetaient à l’avance pour devancer les tarifs douaniers, était peu probable », a commenté Andrew King, associé directeur chez Desrosiers Automotive Consultants (DAC). « Néanmoins, l’ampleur de la faiblesse observée en mars et le taux annualisé désaisonnalisé (SAAR) décevant de 1,85 million sont indéniablement préoccupants, les pressions commerciales et les prix élevés de l’essence pesant sur le marché. »

Pour l’ensemble du premier trimestre, le Québec est la seule province à avoir enregistré une hausse (+2,3 %), bien que sur une base de comparaison très faible au T1 2025. Terre-Neuve, l’Île-du-Prince-Édouard et la Saskatchewan ont enregistré des reculs respectifs de −16,4 %, −13,4 % et −11,0 %.

Au total, le Canada a enregistré un peu moins de 170 000 ventes estimées de véhicules légers neufs en mars, soit une baisse de 8,2 % par rapport aux 185 000 unités vendues en mars 2025. Et pour le premier trimestre, 406 000 unités ont été vendues, une baisse de 4,4 % par rapport à la même période l’an dernier.

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