Désigné maintenant comme étant le Sommet de l’industrie de l’automobile au Canada, le sommet de la CADA de 2019 explorera les tendances en matière de technologie, d’innovation et d’occasions pour les concessionnaires dans le secteur en évolution de la vente au détail de véhicules automobiles.

Le premier événement axé sur les concessionnaires de l’industrie de l’automobile canadienne prend de l’élan alors que les conférenciers, les panélistes et les experts de l’industrie se préparent à s’adresser aux concessionnaires lors du 7e Sommet annuel de la CADA qui se tiendra le 13 février 2019 au Metro Toronto Convention Centre.
Warren Ritchie, auteur de Competing in the Connecting World, fera partie de la gamme de conférenciers vedettes. Il explorera comment les véhicules connectés pavent la voie à de nouveaux services et modèles commerciaux qui pourraient perturber les entreprises traditionnelles de produits et de services.
« Les véhicules qui utilisent des données deviennent la base pour générer des services futurs qui intéressent à la fois le conducteur, l’utilisateur ou le propriétaire du véhicule », a déclaré M. Ritchie lors d’un entretien avec un concessionnaire d’automobiles canadien. « Et les métadonnées sur la manière dont les gens utilisent les véhicules intéressent de plus en plus le fabricant, le concessionnaire et de nouvelles entreprises hors de la relation traditionnelle entre propriétaire, concessionnaire et fabricant. »
Qu’est-ce que ça implique dans la relation entre les concessionnaires d’automobiles et les consommateurs ? Et comment ces données, et peut-être plus important encore, l’Internet des objets (IoT), modifieront-elles le service client traditionnel ?
Selon M. Ritchie, les constructeurs et les concessionnaires disposeront de nouvelles occasions de revenus. Mais il y aura sans aucun doute une concurrence provenant d’entreprises hors du secteur de l’automobile qui chercheront à bénéficier de ces mêmes avantages.
Le conférencier John Possumato, fondateur et chef de la Direction de DriveItAway, explique aux concessionnaires participant au Sommet de la CADA comment ils peuvent tirer parti des nouvelles occasions commerciales provenant du marché MaaS (Mobility-as-a-Service), qui comprennent le covoiturage (Uber, Lyft) et des services d’auto-partage (ZipCar, DriveNow). Plus important encore, les concessionnaires pourront désormais bénéficier de ces développements.
« Toutes ces entreprises de covoiturage ne peuvent pas fonctionner sans l’infrastructure de la concession. Par conséquent, en exploitant leurs besoins en nouveaux conducteurs et en infrastructures, les concessionnaires peuvent réellement se lancer dans la mobilité partagée », a déclaré M. Possumato. « La mobilité partagée répond à trois critères nécessaires pour tout concessionnaire : elle doit permettre de gagner de l’argent sans exiger un investissement important; elle doit pouvoir évoluer; et elle doit nourrir le côté traditionnel de l’entreprise — la vente de véhicules et les opérations fixes. »
M. Possumato explorera comment les concessionnaires peuvent tirer profit du marché de la mobilité partagée à la fois directement avec leur propre offre de covoiturage et d’auto-partage, et indirectement par l’entremise des opérations fixes de service de parcs de véhicules. Il expliquera également comment le fait de ne pas tirer parti de ces occasions affectera les concessionnaires d’automobiles dans les années à venir.
« Les concessionnaires qui l’auront seront dans une position trè ferme, et ceux qui ne l’auront pas seront laissés pour compte », a déclaré M. Possumato.
Le conférencier Nik Nanos, président de Nanos Research, a déclaré qu’il plongerait dans l’inquiétude ou plutôt dans l’incertitude des Canadiens. Il a ajouté que les Canadiens craignaient une récession imminente et qu’un accord commercial signé dans le cadre de l’ALENA 2.0 n’a guère contribué à apaiser ces inquiétudes.
« Ils entendent des nouvelles, la fermeture de l’usine GM d’Oshawa, par exemple. Même si vous n’êtes pas dans le secteur de l’automobile et si vous entendez une telle nouvelle — vous croyiez (habituellement) que General Motors et Oshawa, c’était solide comme le roc — cela suscite l’attention des gens », a déclaré M. Nanos dans une entrevue avec Affaires automobiles.
Le négativisme ressenti par les Canadiens à propos de l’avenir est plus important qu’en 2008, lors de la dernière vraie récession. Cet état d’esprit a beaucoup à voir avec les tarifs sur l’acier (qui sont toujours en attente de suppression), et selon M. Nanos, le secteur énergie de notre économie est faible.
De plus, même avec le nouvel accord USMCA, l’incertitude règne toujours chez les Canadiens. « Cela n’a pas vraiment remis les pendules à l’heure », a déclaré M. Nanos.
Les autres conférenciers sont Brendan Shanahan, président des Maple Leafs de Toronto, Shahin Alizadeh, président et chef de la Direction de Downtown Auto Group, Jim McManes, propriétaire de McManes Automotive Group, John Hairabedian, président de HGrégoire,
Andrew Coyne, éditorialiste au National Post et animateur de the National, à CBC, Derek Burleton, vide-président économiste en chef de TD Bank Group, Robert Karwel, directeur général d’Automotive Practice in Canada, pour J.D. Power.
Le sommet de la CADA est soutenu par un commandite exclusive de Financement auto TD. Il aura de nouveau lieu parallèlement au Salon international canadien de l’auto 2019.











