Il est encourageant de constater que, en avril dernier, les ventes de 162 455 véhicules neufs au Canada ont augmenté de 254,4 % par rapport à l’an dernier, selon les estimations de DesRosiers Automotive Consultants (DAC). Mais elles ne sont pas encore revenues à la normale.
Les ventes de 45 833 véhicules neufs seulement en avril 2020 représentaient la valeur plancher de l’effondrement prolongé des ventes résultant de la pandémie de COVID-19.
En fait, il s’agit du plus bas total de ventes pour le mois depuis 1951, selon DAC. Toutefois, la spectaculaire augmentation des ventes en pourcentage en avril par comparaison avec l’an dernier jette de l’ombre sur les nouvelles moins encourageantes qui mentionnent que les ventes ont diminué de 12,3 % par rapport au même mois en 2019, dernier point de référence de comparaison avec les périodes plus normales.
Depuis le début de l’année, les ventes, bien qu’en hausse de 10,9 % par rapport à 2020, ont diminué de 9,3 % par comparaison avec 2019. En renfort à cette mise en garde, le taux des ventes annuelles désaisonnalisé (TAD) pour le mois a glissé à 1,66 million de véhicules, selon Andrew King, associé principal chez DAC. C’est à peu près là où il se trouvait entre novembre et janvier et bien en dessous du niveau de 1,8 et 1,9 million des deux derniers mois.
Cette baisse relative ne reflète toutefois pas nécessairement une détérioration de la demande du marché. Non seulement les restrictions liées à la pandémie continuent-elles de dissuader les consommateurs d’acheter dans une grande partie du pays, mais la pénurie mondiale de microprocesseurs électroniques a considérablement réduit l’offre de nombreux constructeurs d’automobiles.
Ainsi, les chiffres réels de ventes à l’heure actuelle peuvent être considérés comme un instantané de ce qu’on prévoit pour l’avenir.
Résultats mitigés pour les marques individuelles
Alors que quelques autres constructeurs d’automobiles sont revenus à la déclaration mensuelle des ventes, au moins temporairement, une ventilation complète des résultats relatifs devra attendre jusqu’à la fin du deuxième trimestre.
Parmi ceux qui ont rapporté des résultats en avril, Genesis a affiché les gains les plus forts en termes de pourcentage, avec des ventes depuis le début de l’année en hausse de 232 % par rapport à 2020 et de 209 % par rapport à 2019. Volvo et Acura se sont mieux tiré d’affaire en termes de comparaison par rapport à l’an dernier, avec respectivement 89,6 et 85,6 %. Si les chiffres de Volvo sont également en hausse de 8,1 % par rapport à ceux de 2019, ceux d’Acura sont en baisse de 10,7 %.
Mazda a bien fait sur les deux plans avec des ventes cumulatives en hausse de 76,6 % par rapport à 2020 et de 9,1 % par rapport à 2019. Et Kia n’était pas loin derrière avec 66,5 % et 6,7 % respectivement. Les résultats d’autres marques qui ont fait un rapport ont eu tendance à se rapprocher des niveaux de 2019 depuis le début de l’année : Subaru (+1,5 %), Toyota (-1,4 %), Hyundai (-2,22 %), et Lexus (-3,5 %). Honda a été la plus touchée avec des ventes sur quatre mois en baisse de 28,7 % par rapport aux niveaux de 2019, et en hausse de seulement 30,8 % par rapport à 2020. De plus, selon les estimations des ventes de DAC, Hyundai a vendu plus que Honda au mois d’avril.
Des données intéressantes dans un marché chaotique !








