Lorsque Saab s’est finalement effondrée en décembre 2011 à la suite d’une offre de sauvetage de dernière minute de l’entreprise chinoise Zhejiang Youngman Automobile Group Lotus qui a échoué, étant bloquée par General Motors, le gouvernement suédois a pris le contrôle des actifs du constructeur. Lorsque c’est arrivé, les opérations nord-américaines de Saab ont été reprises par McTevia and Associates qui assurait le contrôle au quotidien.
Un plan de liquidation de McTevia, étudié par un certain nombre de concessionnaires, a abouti à un résultat juridique décevant ; alors, le 30 janvier, quelque 41 concessionnaires ont demandé à un tribunal américain de placer les opérations nord-américaines de Saab sous la protection du chapitre 11, croyant que c’était dans leur meilleur intérêt.
Le chapitre 11 donne à Saab d’Amérique du Nord la possibilité de liquider ses actifs sous la supervision directe de la Cour et de ses concessionnaires, en minimisant les frais qui y sont associés. L’alternative aurait été de se mettre sous le chapitre 7, ce qui a, en effet, été proposé par un certain nombre de concessionnaires. Mais dans ce cas, le syndic aurait été nommé pour superviser la liquidation, et les frais encourus aurait été plus importants, puisque dans ce cas, le syndic reçoit normalement les commissions et aurait dû engager un avocat supplémentaire qui n’aurait pas été au courant du dossier Saab.


