Deloitte publie une nouvelle étude sur les habitudes d’achat de voitures des consommateurs

L’un des impacts les plus notables de la pandémie de COVID-19 sur les consommateurs a été dévoilé dans une étude exclusive de Deloitte Canada : 39 % des répondants ont modifié la période d’achat de leur prochain véhicule.

L’information vient de la nouvelle Étude 2020 de Deloitte Canada sur les acheteurs d’automobiles en Ontario ; cette étude a été présentée le 24 septembre par Ryan Robinson, chef de la Recherche automobile chez Deloitte dans le cadre de l’Expo sur l’innovation des concessions d’automobiles (ADIS) de la Trillium Automobile Dealers Association (TADA).

« Ce que la sagesse traditionnelle pourrait dicter, c’est que ce ne sont pas toutes les personnes comprises dans ces 39 % qui retiennent nécessairement leur achat », a déclaré M. Robinson.

« Dans les faits, nous voyons environ 18 % de ces 39 % qui prévoient faire l’acquisition d’un véhicule plus tôt que prévu. Et cela dépend en partie du niveau perçu d’incitations sur le marché. »

Il y a aussi 21 % des consommateurs qui prévoient acheter un véhicule plus tard que prévu. Interrogé sur l’importance de ce nombre au cours d’une séance de questions-réponses avec le rédacteur en chef d’Affaires automobiles, Todd Phillips, M. Robinson a déclaré qu’il ne faudrait pas sous-estimer l’impact potentiel d’une deuxième vague de la pandémie. Plus les entreprises seront poussées à la fermeture à nouveau, plus les consommateurs se retireront — et ce sera négatif pour la demande de véhicules.

Toutefois, il convient également de noter que 61 % des répondants, dans l’ensemble, n’ont pas l’intention de modifier leurs intentions d’achat d’une voiture. Ventilés par groupe d’âge, 77 % des consommateurs âgés de 55 ans ou plus n’ont pas modifié leurs intentions, suivis de 61 % des consommateurs de 35 à 54 ans et de 46 % des 18 à 34 ans.

M. Robinson a indiqué que les 18 à 34 ans sont moins enclins à mentionner qu’ils n’ont pas modifié leurs plans, mais qu’ils sont plus enclins à faire l’acquisition d’un véhicule plus tôt que leurs homologues plus âgés (31 % âgés de 18 à 34 ans contre 16 % des 35 à 54 ans et 6 % des 55 ans ou plus).

« Il semble y avoir un certain soutien pour la demande (de véhicules) dans l’ensemble de la part des gens qui considèrent la propriété d’un véhicule comme un moyen de compléter leurs besoins de transport de base qui sont satisfaits par les modes de transport partagés », a dit M. Robinson.

Selon l’étude, 56 % des jeunes (18 à 34 ans) sont un peu/très intéressés par l’acquisition d’un véhicule afin de maintenir leur distanciation sociale en transport, suivis par 38 % des 35 à 54 ans et par 23 % des 55 ans ou plus.

D’après les données, il est possible qu’un afflux plus important de jeunes consommateurs achètent un véhicule plutôt tôt que tard, mais cela présente un inconvénient : les personnes qui cherchent à éviter les transports en commun se retrouvent dans la population plus jeune ; de plus, en cas de fermeture des entreprises, la hausse du chômage penche également vers la jeune génération.

« Nous pensons que c’est peut-être quelque chose à considérer — qu’il y aura peut-être des gens qui entreront sur le marché plutôt tôt que tard », a déclaré M. Robinson. « Nous nous attendons à ce que la demande se modère quelque peu au fil du temps et se transforme davantage en mode de récupération à plus long terme, car nous voyons le potentiel de certains problèmes importants d’accessibilité s’infiltrer dans le système. »

Un nombre important de personnes prévoient aussi conduire moins trop (43 %) en raison de la pandémie, ce qui peut être dû au fait que 41 % des personnes prévoient travailler de la maison au moins quelques jours par semaine.

L’une des conclusions les plus surprenantes de l’étude, selon M. Robinson, c’est le pourcentage de personnes qui veulent encore visiter les concessions en personne. Bien que 68 % des répondants préféreraient acquérir leur prochain véhicule par l’entremise d’un processus de concession virtuelle, 84 % souhaitent toujours voir le véhicule avant de l’acheter.

De plus, 72 % souhaitent faire un essai routier avant l’achat, 49 % préfèrent négocier le prix en personne et ne se sentent pas à l’aise de faire l’achat complet en ligne, et 45 % aimeraient qu’une vraie personne réponde à leurs questions.

Dans l’ensemble, l’étude propose un aperçu de ce que les consommateurs attendent lorsqu’il s’agit de leurs besoins d’achat d’une voiture et de ce que les concessions peuvent attendre d’eux pendant cette pandémie. M. Robinson conseille aux concessionnaires de « regarder de plus près ce à quoi ressemblera la nouvelle normalité et l’avenir ».

Pour ceux qui ont assisté à l’événement, communiquez avec la TADA pour obtenir une copie de la présentation complète et des résultats de la recherche.

Articles liés
Share via
Copy link