Ce n’est pas une surprise, nous savons tous que les routes du Québec ne sont pas en parfait état. Une récente étude de CAA-Québec confirme également que le Québec est le pire endroit au pays. Mais, on veut savoir… À quel endroit peut-on trouver les pires routes ?
Pour une sixième année, le CAA-Québec lance sa campagne Les pires routes du Québec de CAA-Québec et recueille ainsi des milliers de votes des usagers. Il suffit d’aller sur Piresroutes.com d’ici le 17 mai prochain pour faire connaître votre opinion. CAA-Québec dévoilera les résultats au début juin.
« Outre les 1,4 milliard de dollars en dépenses additionnelles que les automobilistes québécois assument annuellement pour leurs véhicules en raison du piètre état des routes, ce sont tous les usagers, automobilistes, cyclistes ou piétons, qui profitent des chaussées en bon état. Au-delà du confort et de la qualité du roulement, c’est la sécurité de tous qui s’améliore avec des routes bien entretenues, » a mentionné Sophie Gagnon, vice-présidente Affaires publiques et sécurité routière.
Cette année, l’avis d’experts a été demandé pour approfondir les connaissances sur les enjeux importants liés au réseau routier. Le professeur Alan Carter, responsable du Laboratoire sur les chaussées et matériaux bitumineux de l’École de technologie supérieure, et Guy Doré, professeur titulaire à la Faculté de génie civil de l’Université Laval, se sont donc prononcés. Le ministère des Transports du Québec s’est aussi prêté au jeu et a fourni une précieuse expertise.
L’état des routes du Québec est-il réellement pire qu’ailleurs ? Pourquoi y a-t-il autant de nids-de-poule au printemps au Québec ? Qu’est-ce qui abîme le plus nos routes ? Utilise-t-on les bons matériaux pour les construire ? Ces questions auront une réponse très bientôt.
« Les pires routes, ça marche, » indique Sophie Gagnon. « Nous soumettons toujours les résultats aux autorités concernées et une majorité des routes qui ont figuré sur le palmarès des années précédentes ont bénéficié d’investissements à court ou moyen terme. »
L’actuel député de Chauveau, Sylvain Lévesque, le confirme : « Je pense que la campagne Les pires routes a eu une très grande influence. Quand j’ai parlé à François Bonnardel pour obtenir cette subvention-là, j’ai dit qu’elle était dans le palmarès des pires routes, que c’était une honte nationale. L’argument a porté ses fruits et le ministre a décidé d’exaucer mon souhait et celui de la population. »


