RBC présente quatre scénarios possibles pour l’avenir du secteur automobile canadien

Selon le nouveau rapport du projet Croissance de Leadership avisé RBC, une initiative visant à générer de nouvelles idées pour l’économie canadienne et sur l’avenir du secteur automobile canadien, l’industrie pourrait soit accroître sa production à deux millions de véhicules par année. On pourrait donc perdre complètement les activités d’assemblage d’ici 2040, en fonction des politiques commerciales, de l’adoption des véhicules électriques (VE) et de la concurrence mondiale.

Le rapport indique notamment que l’industrie automobile continue de subir les effets des tarifs douaniers américains, de la réorganisation des chaînes d’approvisionnement et de l’évolution rapide des technologies automobiles axées sur les logiciels. Le secteur automobile canadien emploie actuellement environ 125 000 travailleurs et représente près de 10 % des exportations du pays.

RBC décrit quatre scénarios possibles pour l’industrie d’ici 2040, allant d’un scénario appelé « Voie rapide » dans lequel l’intégration nord-américaine se renforce et la production canadienne augmente, à un scénario « Voie de sortie », où les usines d’assemblage canadiennes ferment complètement.

Le rapport souligne également que l’adoption des véhicules électriques est plus lente que prévu, ce qui immobilise des milliards de dollars d’investissements, tandis que les progrès de l’intelligence artificielle, de la conduite autonome et des logiciels transforment la façon dont la valeur est créée dans la fabrication automobile.

« Les véhicules deviennent des plateformes technologiques, une part croissante de leur valeur étant désormais intégrée aux logiciels, à l’électronique, aux batteries et aux systèmes d’intégration », indique le rapport.

RBC met également en lumière la menace croissante que représentent les constructeurs automobiles chinois. Ceux-ci ont dépassé leurs concurrents japonais pour devenir les plus importants vendeurs de véhicules au monde en 2025, après avoir porté leur part de marché mondiale à environ 35 % au cours des 25 dernières années.

Toujours selon le rapport, la compétitivité à long terme du Canada dépendra de plusieurs facteurs clés : 

  • maintenir un accès sans tarifs au marché américain ;
  • renforcer les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques ;
  • développer les infrastructures d’énergie propre ;
  • attirer davantage de mandats à forte valeur ajoutée dans les domaines des logiciels et de l’ingénierie.

Enfin, RBC avertit que le fait de se concentrer uniquement sur les volumes d’assemblage pourrait rendre le Canada vulnérable, puisque l’automatisation et les logiciels jouent un rôle de plus en plus déterminant dans la création de valeur au sein de l’industrie automobile.

Pour consulter le rapport complet, cliquez sur le lien suivant : https://www.rbc.com/fr/leadership-avise/le-projet-croissance/composer-avec-lincertitude-quatre-trajectoires-futures-pour-le-secteur-canadien-de-lautomobile/   

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