Les objectifs controversés de la CAFE qui obligeraient le parc des divers constructeurs d’automobiles à atteindre une moyenne de 4,3 litres aux 100 kilomètres (54,5 mi/g US) ont été adoptés ce mardi 28 août.
Ces dernières règles visent à s’appuyer sur les mandats existants en vertu desquels on demande aux constructeurs d’automobiles, qui vendent des voitures et des camions aux États-Unis, d’atteindre les objectifs du parc national de 6,63 litres aux 100 kilomètres (35,5 mi/g) entre 2011 et 2016 sous peine de sanctions.
Selon un communiqué publié par la Maison Blanche, la nouvelle réglementation permettra aux consommateurs d’économiser 1,7 milliard de dollars US et de réduire la consommation de pétrole de 12 milliards de barils à partir de 2017 jusqu’en 2025. Le président Obama a ajouté que « ces normes sur les carburants représentent la mesure la plus importante jamais prises pour réduire notre dépendance du pétrole étranger. »
Toutefois, ces normes, qui constituent une différence énorme par rapport aux niveaux actuels, ont été critiquées par certains milieux, y compris les Républicains et la National Automobile Dealers’ Association (NADA). Cette dernière estime que la technologie nécessaire pour respecter ces normes pourrait augmenter considérablement le prix des véhicules neufs et reléguer un bon pourcentage d’acheteurs au marché de la voiture d’occasion.
Michael Harrington, porte-parole de la NADA, a également déclaré que l’administration Obama prétend qu’il ne sera pas facile de réaliser des économies de carburant de 8 000 $ au cours de la vie d’un véhicule. Il a également mentionné qu’il faudrait parcourir une distance de 340 000 kilomètres pour réaliser de telles économies.
Les Républicains qui siègent au Comité sur la réforme et la surveillance du gouvernement ont également critiqué les propositions CAFE ; et plus tôt ce mois-ci, ils ont publié un rapport qui dit que ces normes, dont la Californie fait la promotion, sont basées sur une vision trop optimiste selon laquelle les automobilistes américains seraient prêts à acheter des véhicules électriques ou hybrides.
L’Agence de protection de l’environnement et la National Highway Traffic Safety Administration ont dit qu’elles allaient procéder à une évaluation de mi-terme des normes pour vérifier si elles se révèlent efficaces ou nécessitent un rajustement.




