Le 17 mai dernier, j’ai subi une chirurgie au genou à la suite d’une blessure survenue durant la convention du NADA en janvier dernier. Un faux mouvement qui a changé le cours de mon année tout entière en raison d’une réhabilitation qui durera plusieurs longs mois.
C’est la première fois depuis le lancement d’Affaires automobiles, en 2006, que je dois travailler en retrait de la vie active. Actuellement, je mets vraiment l’accent sur ma réhabilitation : physiothérapie et exercices quotidiens afin de rendre fonctionnel ce petit « gizmo » qui n’est plus mon ligament d’origine !
Pour la femme hyperactive que je suis depuis mon jeune âge, cette banale chirurgie a mis en branle un véritable travail d’introspection. Je dois apprendre à ralentir le rythme, à demander de l’aide et, aussi, à recevoir. Je vous raconte tout cela car j’ai reçu plusieurs messages de personnes qui me demandaient où j’étais passée ces dernières semaines. En raison de ma mobilité réduite et du long travail de réhabilitation que je dois faire, je me ferai un peu plus discrète durant encore quelques semaines, le temps de me remettre solidement sur pied. Cependant, pas de soucis, je suis toujours présente mais derrière le rideau !
« Un effort, bien planifié peut mener à des résultats qu’on n’aurait jamais cru possibles ! »
Curieusement, dans mes moments de lucidité entre les antidouleurs et la glace, j’ai réalisé que j’avais plus de ressources que je ne le pensais. Carol Dweck, psychologue à l’université Stanford, affirme, après des années à étudier ce sujet, que la manière d’évaluer ses propres capacités a une influence sur ce qu’on réalise et sur la vie qu’on mène. À son avis, l’intelligence, la personnalité et les capacités sont des données fixes. C’est ce que Mme Dweck appelle l’état d’esprit fixe (fixed mindset). L’état d’esprit fixe oblige la personne à se rassurer constamment sur sa propre valeur. Il y a également la mentalité de croissance (growth mindset) qui apporte la certitude que rien n’est joué d’avance, qu’on peut apprendre, s’améliorer et repousser ses limites. Car personne ne peut prédire jusqu’où l’effort et la motivation peuvent l’entraîner.
Dans la vie, on peut échouer ou ne pas réussir… méchante nuance ! Carole Dweck dit que si on annonce à quelqu’un qu’il a échoué, on le démolit. Cependant, si on lui dit qu’il n’a pas réussi, cela ouvre la porte à l’espoir, à l’effort, à la réussite prochaine. L’importance des mots, elle appelle cela le « pouvoir du pas encore ». Et j’adore ça ! Cette psychologie s’applique à tout ce que nous vivons, à tous les jours, peu importe nos tâches, notre profession ou notre position. Un effort, bien planifié peut mener à des résultats qu’on n’aurait jamais cru possibles !
Finalement, ce petit ligament de l’après-marché m’oblige à repousser mes limites tous les jours et à travailler mon « pouvoir du pas encore » afin d’être en grande forme pour le marathon de l’automne !






