Les ventes estimées à 113 224 véhicules neufs au Canada en mai représentaient une baisse de 44 % par rapport au même mois de l’an dernier. C’est quand même une bonne nouvelle ! Bien qu’il s’agisse d’une diminution spectaculaire des ventes pour ce qui devrait être le mois le plus fort de l’année en temps normal, ça reste une énorme amélioration par comparaison avec la baisse de 74,6 % qui a décimé le marché en avril. Et c’est une preuve tangible qu’une reprise vient de s’amorcer.
Alors que le taux annuel désaisonnalisé des ventes pour le mois de mai, basé sur les estimations de DesRosiers Automotive Consultants (DAC), était de l’ordre de 1,1 million, c’est plus du double des données d’avril et c’est supérieur à mars, ce qui est très encourageant.
Les ventes totales estimées de 488 165 véhicules à la fin de mai sont en baisse de 38,9 % par rapport à la même période l’an dernier, ce qui pourrait correspondre au creux de cette courbe si les mois suivants peuvent améliorer la performance de mai. L’optimisme est de rigueur.
Les concessionnaires rouvrent lentement, mais avec des heures réduites ou des visites sur rendez-vous seulement dans certaines provinces, et les clients reviennent acheter des voitures.
« Les gouvernements, à tous les niveaux, semblent donner suite à la promesse de sortir le pays de la pause et de redonner vie à l’économie », a observé Dennis DesRosiers, de DAC. « Donc, une touche d’optimisme pour les semaines à venir est justifiée – et l’attention peut être concentrée vers la forme et la vitesse que prendra la reprise », a-t-il ajouté.
Dennis DesRosiers nous met toutefois en garde contre le fait que la situation actuelle est toujours en cours, et qu’une année déjà éprouvante pourrait se révéler plus surprenante.
Au mieux, le reste de l’année devrait connaître une baisse significative des ventes totales, même si la confiance des consommateurs revient, et si la demande refoulée se matérialise. C’est parce que les ventes aux parcs de véhicules ont déjà été considérablement réduites par les impacts de la pandémie sur les entreprises qui les soutiennent et qu’il est peu probable qu’elles rebondissent immédiatement.
Résultats limités disponibles pour les marques individuelles
Toyota s’est jointe à la longue liste de constructeurs d’automobiles qui ne déclarent plus leurs ventes au Canada sur une base mensuelle, ce qui rend les classements impossibles. Parmi les rares qui ont fait un rapport, les baisses pour le mois semblent être regroupées dans la fourchette négative de 40 à 50 %, comme on pouvait s’y attendre compte tenu du décompte.
Tous les constructeurs d’automobiles doivent annoncer leurs résultats du deuxième trimestre à la fin du mois de juin, de sorte que ces chiffres devraient nous donner une meilleure idée de l’endroit où se trouvent le marché, ainsi que des marques individuelles et la tendance au chapitre des ventes.








