L’entreprise AutoHebdo, plateforme bien connue dans le marché automobile canadien, a compilé les données de son dernier sondage. On observe que les Canadiens manifestent de nouveau un fort intérêt pour les véhicules électriques (VÉ), après une baisse marquée dans les derniers mois.
Pour la première fois depuis 2022, l’intérêt pour les VÉ repart à la hausse. Au Québec, près de la moitié (44 %) des non-propriétaires se disent ouverts à l’achat d’un VÉ comme prochain véhicule, comparativement à 36 % l’an dernier. L’intérêt pour les VÉ d’occasion progresse également, ceux-ci étant perçus comme plus abordables.
L’abordabilité et les incitatifs jouent un rôle clé : 59 % des acheteurs potentiels au Québec affirment ne pas pouvoir se permettre un VÉ sans incitatifs, et 69 % disent que ceux-ci influencent directement leur décision. AutoHebdo note aussi une hausse des recherches après l’annonce de mesures gouvernementales en février.
Ce regain s’explique par plusieurs facteurs, soit de nouveaux incitatifs (programme PAVE), une baisse des prix, des préoccupations environnementales et la hausse du prix de l’essence. D’ailleurs, la volatilité du prix du carburant a entraîné une augmentation de 33 % des recherches pour les VÉ en mars. D’ailleurs, les hybrides demeurent les plus populaires, et Tesla domine toujours les modèles les plus recherchés.
Les prix des VÉ neufs ont diminué de 6 % (61 951 $), tandis que ceux des VÉ d’occasion ont baissé de 2,1 % (45 245 $), réduisant ainsi l’écart d’abordabilité.
À noter que des marques chinoises pourraient améliorer l’accessibilité. Selon AutoHebdo, 53 % des acheteurs potentiels envisageraient une marque chinoise, et 12 % reconnaissent déjà BYD, malgré son absence actuelle sur le marché canadien.


