Il est temps de mettre à jour votre plan COVID

Le plan en matière de santé et de sécurité de votre concession comprend-il le criblage auprès du personnel, la tenue de dossiers et les vérifications ?

Alors que la pandémie fait rage avec de nouveaux variants du virus au Canada, il est maintenant plus important que jamais de s’assurer que les concessions et leur personnel poursuivent leur mise en œuvre des protocoles de santé et de sécurité, même si tout le monde en a marre de la COVID.

Si la possibilité d’une éclosion de COVID-19 dans votre concession semble peu probable pour le moment, il est à noter qu’il y a eu de nombreuses éclosions dans des places d’affaires, y compris dans une concession Chevrolet en Ontario, en décembre 2020.

Dans une entrevue accordée au magazine Affaires automobiles, Teresa Clow, directrice Protection de la santé communautaire à l’unité de santé Grenville et Lanark du district de Leeds, à Smiths Falls, en Ontario, a déclaré qu’une éclosion particulière n’était pas la seule. « Des cas s’étaient présentés dans plusieurs centres de vente et de service de notre région, a déclaré Mme Clow.

Lorsqu’on lui a demandé ce que les concessionnaires peuvent faire pour réduire la possibilité d’une éclosion, Mme Clow a suggéré qu’ils effectuent du criblage auprès des employés au moyen de l’outil le plus courant sur le site web des ministères de l’Ontario (ou de votre province respective) et qu’ils assurent un suivi auprès des employés malades pour faire en sorte qu’ils visitent un centre d’évaluation.

« Les constructeurs exigent maintenant de plus en plus que nous, concessionnaires, investissions ou trouvions des solutions à cette crise de santé publique, afin que nous puissions continuer à fonctionner normalement », a déclaré Mark Searles, directeur général de Searles Chevrolet. »

Elle a également suggéré de créer un plan de sécurité au travail (voir le modèle de l’Ontario comme référence : https://www.ontario.ca/page/develop-your-covid-19-workplace-safety-plan) et de s’assurer que toutes les surfaces soient nettoyées entre le moment où un client teste un véhicule et après l’entretien du véhicule.

De plus, elle conseille de réduire le nombre de personnes à l’intérieur de la salle d’exposition, d’utiliser des masques bien ajustés et de maintenir une distanciation physique lorsque les personnes interagissent avec les clients et entre elles sur le lieu de travail. Mme Clow donne également un avertissement au sujet des salles à manger : réduisez le nombre de personnes autorisées à entrer en même temps afin qu’une distanciation appropriée puisse être maintenue.

« Conservez de bons dossiers pour communiquer avec les clients qui entrent, même pour naviguer — inclure des renseignements comme la date et l’heure des visites, à qui ils ont parlé, ainsi que la façon de communiquer avec eux », a déclaré Mme Clow. « Il est très utile de faire un suivi des contacts déclarés positifs et de réduire le besoin de communiqués de presse. »

Mais de nombreux concessionnaires ont mis en œuvre la plupart sinon tous ces trucs, et pour certaines entreprises et leurs employés, la question n’est pas tant ce qui peut être fait, puisque de nombreuses provinces (comme le Québec) et la Corporation des associations de détaillants d’automobiles (CADA) ont donné des conseils et des lignes directrices. Pour eux, la question c’est : qu’est-ce qu’ils ne savent pas déjà ?

Mme Clow décompose cela en quelques points simples : rencontrer des clients à l’intérieur d’un véhicule sans masques ou pendant de longues périodes de temps avec des masques peut transmettre le virus facilement. Tous les lieux de travail doivent également mettre en œuvre un bon processus de criblage auprès des employés (ou maintenir des normes élevées pour leur personnel), ainsi que la tenue de dossiers appropriée.

À titre d’exemple, Searles Chevrolet de Caledonia, en Ontario, est une concession qui utilise la technologie pour aider avec le processus de criblage. Ils ont ajouté une unité autonome, sans contact (qu’ils appellent Janus) ; il accueille de façon audible les clients dans la concession, vérifie simultanément leur température corporelle et si oui ou non la personne porte un masque.

« Les constructeurs exigent maintenant de plus en plus que nous, concessionnaires, investissions ou trouvions des solutions à cette crise de santé publique, afin que nous puissions continuer à fonctionner normalement », a déclaré Mark Searles, directeur général de Searles Chevrolet. « Actuellement, nous vérifions déjà la température, mais cette nouvelle unité Janus nous permet de ne pas gaspiller de ressources humaines sur cette étape nécessaire. »

L’unité Janus vise à s’assurer que les deux groupes respectent les lignes directrices de base en matière de sécurité établies par la province et a été configurée pour surveiller rapidement la température corporelle et accueillir les clients à la concession si leur température est sous les 37,3 degrés Celsius (le seuil de température corporelle prescrit par les lignes directrices du gouvernement fédéral en matière de santé publique).

La technologie comprend également la reconnaissance faciale qui avertit les employés de la concession de la non-conformité aux exigences relatives au port du masque. Ce n’est qu’un exemple de la façon dont les concessionnaires s’attaquent au processus de dépistage. Toutefois, ce processus n’est pas en mesure de régler un autre problème qui afflige le pays — le fait que certaines personnes peuvent être asymptomatiques.

« De nombreux cas positifs peuvent ne pas présenter de symptômes, mais peuvent tout de même propager le virus. Certaines personnes peuvent avoir des symptômes bénins, mais les personnes positives peuvent transmettre le virus à d’autres qui peuvent tomber gravement malades ou mourir, donc, nous devons tous être très prudents », a déclaré Mme Clow. « Les nouveaux variants préoccupants sont à la hausse et présentent un risque pour nos collectivités, car ils se propagent facilement. »

Suivre les mesures actuelles de santé publique protège contre ces variants. Tout le monde doit rester vigilant, a-t-elle ajouté.

L’une des raisons pour lesquelles le dépistage actif est important, c’est que les concessionnaires peuvent prendre note de tous les types de symptômes, y compris les symptômes bénins, puis s’assurer que l’employé se fait tester. Et tout en portant des lunettes de protection et un masque lorsque la distanciation physique peut être difficile, il contribuera à réduire le degré de risque d’un client ou d’un employé qui entre en contact avec une personne positive.

Teresa Clow a également mentionné qu’il n’y a plus de bulles sociales — ou il ne devrait pas y en avoir. C’est parce que les personnes avec qui vous travaillez interagissent avec d’autres personnes en dehors du travail, de sorte que toute personne qui ne suit pas les précautions de santé publique est vulnérable et peut apporter le virus sur le lieu de travail sans le savoir.

« Les mauvaises pratiques en place peuvent entraîner l’isolement de votre main-d’œuvre pendant au moins 14 jours, a déclaré Mme Clow.

Pour les concessions de l’Ontario, elle a ajouté que des accusations peuvent être portées contre les employeurs et les employés pour ne pas avoir suivi les exigences du Règlement sur la réouverture de l’Ontario. Cependant, il y a quelques bonnes nouvelles dans ces avertissements : Teresa Clow a mentionné qu’il y a eu moins d’éclosions dans l’industrie de la vente au détail d’automobiles au cours des derniers mois.

Dans de nombreux lieux de travail connaissant des éclosions, on note un manque au chapitre du suivi des règles concernant la bulle sociale, l’utilisation du masque et la distanciation physique. De plus, les salles de lunch/pause sont habituellement petites, et les gens baissent la garde dans ces milieux sociaux où l’on enlève le masque pour manger et boire. Dans ce cas, la distanciation physique doit être respectée, et le nombre de personnes doit être réduit.

« Nous avons tous la responsabilité de suivre les mesures de santé publique, mais les entreprises peuvent s’assurer qu’elles appliquent les règles lorsque les gens visitent leur établissement », a déclaré Mme Clow. « Les concessionnaires d’automobiles à titre d’employeurs ont la responsabilité de s’assurer que des mesures de santé et de sécurité soient en place pour protéger les employés. »

Elle ajoute qu’un plan de sécurité est nécessaire, que les employés doivent également en être informés et recevoir une formation sur les mesures à prendre, tandis que les concessionnaires devraient mettre en œuvre des vérifications sur les mesures en place pour s’assurer qu’elles soient suivies. Cela pourrait également aider les employés aux prises avec la « fatigue COVID » à demeurer vigilants et actifs.

Il existe un certain nombre d’options à la disposition des concessionnaires en termes de technologie, de produits et de services pour aider leur personnel et leurs concessions, petites ou grandes, à demeurer vigilants et cohérents dans le maintien des protocoles de santé et de sécurité. Prévention Alco Canada en est un exemple : elle offre une longue liste d’EPI (Équipement de protection individuelle) qui va des masques aux visières, aux désinfectants, aux lingettes, aux thermomètres, aux postes de nettoyage des mains et aux appareils. Et Santé Canada a recommandé une liste de produits approuvés sur son site web pour le nettoyage et la désinfection des surfaces dures (https://www.canada.ca/en/health-canada/services/drugs-health-products/disinfectants/covid-19/list.html).

Entretemps, les concessions devront trouver un moyen de gérer la fatigue COVID du personnel et peut-être de leurs clients, tandis que les gouvernements fédéral et provincial s’emploient à vacciner la population.

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