On compte maintenant plus de 100 000 voitures électriques (VÉ) sur les routes du Québec. L’objectif a été atteint, il a même été dépassé ! Il s’agit du premier objectif que le gouvernement s’était fixé en 2015.
Cet objectif de 100 000 VÉ a été atteint neuf ans après le début des ventes de VÉ au Québec. Avec la popularité grandissante de ce type de véhicules, le deuxième objectif devrait être facilement atteignable, soit 600 000 VÉ d’ici 2026, puis 1,5 million à la fin 2030.
Ces cibles d’électrification permettront à la province d’atteindre ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre de 37,5 % par rapport aux niveaux de 1990. Il est important de rappeler que 45 % de la pollution atmosphérique dans la province est causée par le secteur du transport, d’où l’impact significatif que peut jouer l’électrification des transports.
Depuis les premières voitures électriques en 2012, de nombreuses innovations ont contribué à l’émergence des VÉ : une augmentation des infrastructures de recharge publiques, une meilleure autonomie, une baisse des prix, une plus grande disponibilité, une grande variété de modèles, une augmentation du nombre de concessionnaires offrant la vente et le service de ces véhicules, et l’incitatif fédéral ajouté en 2019. De plus, l’annonce de la fin des ventes de véhicules légers à essence dès 2035 est un signal clair de la volonté du gouvernement à électrifier les transports de la province.
Selon Simon-Pierre Rioux, président fondateur de l’Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ), les consommateurs devront se poser une question cruciale avant d’acquérir machinalement leur prochain véhicule : « Est-il encore pertinent en 2021 de choisir un véhicule à essence ? »
M. Rioux indique que dès 2025, le prix des VÉ sera à parité avec leur homonyme à essence entraînant ainsi la réduction voire la disparition des incitatifs. Par ailleurs, à quoi ressemblera le marché des véhicules usagés dans 6-8 ans, alors que le parc automobile québécois devrait compter près de 600,000 VÉ, et qu’il sera considéré illogique d’acheter un véhicule polluant ? On s’attend à ce que les véhicules à essence perdent rapidement leur valeur de revente à partir de 2026.



