De la pression pour la production canadienne de véhicules légers

La production de véhicules légers au Canada fait face à des difficultés persistantes. Depuis le début des années 2000, l’industrie est en déclin structurel : la production est passée de 2,9 millions de véhicules en 2000 à environ 1,2 million en 2025. Ce déclin s’inscrit dans une tendance de fond, mais deux facteurs récents ont aggravé la situation : les tensions commerciales avec les États-Unis et le ralentissement du marché des véhicules électriques.

« Le secteur de l’assemblage automobile au Canada continue de faire face à des défis constants », a commenté Andrew King, associé directeur chez Desrosiers Automotive Consultants (DAC). « Néanmoins, le potentiel de la fabrication automobile au Canada demeure solide et il est essentiel que tous les paliers gouvernementaux poursuivent leurs efforts pour soutenir l’industrie. Plus important encore, des mesures doivent être prises pour enrayer le déclin à long terme de la productivité, » a-t-il ajouté.

En 2025, la production a légèrement diminué par rapport à 2024 (1,2 million contre 1,3 million). Toutefois, certains constructeurs se démarquent, notamment Toyota et Honda, qui continuent de bien performer grâce à leur engagement durable au Canada.

Stellantis a également augmenté sa production, avec de meilleures perspectives à Windsor, malgré l’incertitude entourant l’usine de Brampton. Du côté de Ford, la production a été plus faible en 2025, mais la modernisation de l’usine d’Oakville pourrait améliorer la situation à moyen terme.

Malgré ces défis, les experts estiment que le potentiel de l’industrie automobile canadienne demeure important. Toutefois, pour rester compétitif, le Canada devra améliorer sa productivité, maintenir le soutien gouvernemental et entreprendre des réformes structurelles urgentes.

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