Entrevue avec : Christian Meunier, président, Nissan Canada Inc.

janvier 6, 2014

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Affaires automobiles et sa chroniqueuse et journaliste Petrina Gentile se sont rendus au siège social de Nissan Canada, à Mississauga, en Ontario pour faire une interview exclusive avec Christian Meunier. Voici une partie de cette entrevue dont vous trouverez l’intégrale à www.canadianautomotivevideo.com.

PG : Vous fêterez bientôt votre premier anniversaire avec Nissan Canada. Qu’avez-vous appris jusqu’ici et quels sont les plus grands défis auxquels vous devrez faire face ?

CM : L’élément le plus percutant est lié à la communication avec nos concessionnaires — nous avons établi un véritable partenariat avec les concessionnaires. Je pense que nous avons eu quelques difficultés dans le passé et que nous avons encore quelques-unes. Il faut du temps pour établir un climat de confiance. Ç’a été pour moi un élément clé au cours des derniers mois.

PG : Qu’est-ce qui est le plus important : une concession virtuelle ou une concession traditionnelle qui a pignon sur rue ?

Nous devons déployer beaucoup d’énergie et investir temps et argent sur la formation.

Nous devons déployer beaucoup d’énergie et investir temps et argent sur la formation.

CM : Nous avons besoin des deux. Le produit que nous vendons et l’expérience que nous offrons ne sont pas virtuels — c’est vrai. Il est donc très important d’avoir les deux types de concessions. Le matériel et les gens sont la clé de la véritable expérience que les consommateurs vivent quand ils achètent la voiture. Mais en termes d’information, vous pouvez vous attendre à ce que la décision d’acheter soit virtuellement prise à 80 % avant que le client n’entre dans la concession. Les 20 % restants relèvent de la concession physique et touchent la satisfaction du client et l’obtention de la bonne information qui leur permettront de prendre la décision finale.

PG : Comment enseignez-vous à vos concessionnaires et au personnel de vente à négocier avec des consommateurs plus instruits ?

CM : Nous devons déployer beaucoup d’énergie et investir temps et d’argent sur ​​la formation. Ce que nous avons décidé de faire cette année, ç’a été de tenir de plus fréquentes formations en concession. En demandant aux formateurs de venir à la concession, nous pouvons intéresser plus d’employés parce qu’ils sont sur place. Non seulement pouvons-nous former les vendeurs, mais nous pouvons également former le personnel du service après-vente et les divers directeurs. Nous avons l’occasion de leur donner une compréhension globale du produit lui-même. C’est plus facile pour les concessionnaires qui ont tout leur personnel sur place — ils n’ont pas à sortir les gens de la concession pour les former ailleurs. Cela signifie que nous pouvons le faire plus souvent et que nous pouvons avoir un meilleur suivi de la formation.

PG : Comment vous adressez-vous aux minorités visibles au Canada ?

Nissan-interviewCM : Actuellement, nous ne communiquons pas d’une manière très efficace avec les différentes communautés, mais c’est clairement un domaine sur lequel nous allons nous concentrer au cours de l’an prochain car je crois vraiment que nous pouvons faire une différence. Quand je suis arrivé au Canada, je ne m’attendais pas à trouver une si grande diversité entre les résidents du Québec, de Terre-Neuve, de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. Cette diversité est palpable et notre façon de commercialiser le produit doit être différente. Il est nécessaire que nous comprenions mieux nos clients et que nous nous adressions à eux de la bonne façon, dans leur langue et, parfois même, dans une autre langue. L’ethnicité est un élément dont il faut tenir compte d’un point de vue du marketing.

PG : Votre grand patron, Carlos Ghosn, voudrait que Nissan obtienne une part du marché mondial de 8 % en 2016. Pensez-vous y arriver ?

CM : Oui, nous sommes tout à fait sur ​​la bonne voie pour y arriver. L’objectif consiste à atteindre au moins 8 % de part de marché en 2016 au Canada également.

PG : La Nissan LEAF a été une réussite pour vous — vous en avez vendu plus de 75 000 exemplaires dans le monde. Que répondez-vous aux gens qui ne croient pas aux véhicules électriques ?

CM : Nous sommes très chanceux d’avoir un tel véhicule et qu’il connaisse un succès aussi retentissant en matière de ventes, de satisfaction de la clientèle et de qualité. Cette voiture a été un coup de circuit depuis le début. Au Canada, la distribution a été assez limitée car, au départ, nous n’avions pas le volume requis. Nous allons vendre 300 à 400 exemplaires par an.

Je suis très ambitieux pour l’an prochain. Il y a beaucoup d’activités en cours sur le marché, notamment au Québec, en Colombie-Britannique et en Ontario. Nous allons faire tout notre possible afin de maximiser et de mettre plus de voitures sur la route. La LEAF est certainement un véhicule-phare pour nous et elle représente vraiment la technologie et l’innovation que Nissan peut véhiculer sur le marché. C’est une voiture abordable pour tout le monde. Le PDSF de cette voiture après remise au Québec est de 23 000 $. Il est assez semblable en Ontario et en Colombie-Britannique.

PG : Vous avez complètement remanié la gamme de votre division de luxe, Infiniti. Comment les consommateurs réagissent-ils à ces changements ?

CM : Toute transition, tout changement est difficile. On craint toujours de perdre certaines personnes et certains clients avec une nouvelle nomenclature. Il s’agit d’une nomenclature très simple. La gamme Q représente les voitures particulières; la gamme QX représente les VUS.

Plus vous montez en gamme, plus le nombre associé aux lettres augmente. En fin de compte, ça donne une cohérence à la gamme. C’est plus facile pour les vendeurs et pour les clients. Ça démontre également les changements qui se produisent chez Infiniti et ce vers quoi s’oriente la division de luxe.

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