Par Francis Lamontagne, Danny Serraglio et Affaires automobiles
À l’occasion de son congrès annuel, tenu en mars dernier, à Cancun au Mexique, la CCAQ a présenté les grandes lignes de son premier Livre blanc sur l’impact des TIC (technologies de l’information et de la communication) au sein des enjeux d’affaires du secteur de l’automobile au Québec. Fruit d’une collaboration avec l’entreprise de télécommunications TELUS, l’objectif de ce document est de promouvoir auprès des membres de la Corporation une meilleure compréhension des TIC. La CCAQ souhaite guider ses membres vers une vision réfléchie de l’utilisation des technologies numériques par l’identification de solutions adaptées au domaine de l’automobile. Ce Livre blanc technologique aborde quatre volets spécifiques : les réseaux de communication, les outils de collaboration, les affaires électroniques et les solutions de mobilité.
L’analyse de la situation actuelle et les recommandations subséquemment publiées dans le Livre blanc sont issues d’un sondage mené auprès des membres à l’été 2013. Le sondage portait sur les multiples défis que pose au quotidien l’utilisation des technologies de l’information. L’exercice a produit des résultats révélateurs quant à l’utilisation des technologies chez les concessionnaires. Plus précisément, deux grands constats sont sortis de l’analyse et représentent les principaux freins à l’intégration des technologies de l’information en milieu de travail : le manque de connaissances du domaine et l’importance des coûts.
Les technologies de l’information amènent des changements importants dans le comportement des consommateurs. Ceci est aussi vrai pour les entreprises en général, et l’industrie de l’automobile n’échappe pas à cette tendance. La pression qu’exercent les utilisateurs pour l’usage de leurs appareils et leurs applications technologiques ne laisse d’autre choix aux concessionnaires que de formaliser stratégies, plans d’action et initiatives, tout en tenant compte des grandes tendances de leur domaine d’affaires. C’est une question de survie et de prospérité.
LE SONDAGE
Près du quart des 864 membres de la CCAQ ont répondu au questionnaire transmis. Le résultat a permis d’établir un portrait réaliste de la situation chez les membres de la Corporation à l’échelle du Québec. Plusieurs irritants communs ont été identifiés :
• La connaissance limitée du domaine des technologies et des médias numériques;
• La difficulté à évaluer les offres (multiples, variées) des fournisseurs de services;
• L’insatisfaction face aux solutions spécialisées, souvent trop contraignantes;
• Le manque de connaissances en marketing numérique (blogues, Facebook, Twitter, etc.).
Le sondage a aussi permis de vérifier le degré de réceptivité des membres quant à la mise à contribution de l’équipe technique de la CCAQ. Celle-ci serait en mesure d’assister les concessionnaires dans leurs orientations et leurs choix technologiques, s’ils le désirent. Elle les appuiera aussi dans l’élaboration de leur stratégie de marketing numérique. La réponse à cette proposition a été très positive, comme le démontre l’exemple suivant :
À la question « Utiliseriez-vous un service-conseil en marketing Web si la CCAQ offrait ce service ? », 77 % des répondants se sont montrés en faveur. La réponse a été tout aussi positive quant à la possibilité pour la CCAQ d’offrir un service de développement de sites Web.
APPROCHE CCAQ
Par la mise en place d’un centre de services commun, la Corporation vise à ajouter à son offre de services aux membres un volet de services de technologies de l’information. Le portefeuille de services offerts inclut les domaines du Web, de la mobilité, du marketing numérique et des services de télécommunications.
Dans cette perspective, la CCAQ compte sur des partenaires sélectionnés pour leurs services de qualité et abordables. Ainsi, la CCAQ lancera en 2014 un ensemble de services en technologies de l’information liés à la mission ainsi qu’aux objectifs corporatifs :
• Conseiller les membres dans l’élaboration de bilans, d’orientations, de stratégies et de plans d’action;
• Former les membres par l’entremise d’infolettres, de foires aux questions, de capsules vidéo et de séminaires virtuels;
• Soutenir les membres avec un personnel compétent et expérimenté ainsi que par des alliances stratégiques.
CONCLUSION
En général, les concessionnaires du Québec accusent un certain retard quand vient le temps de tirer profit des technologies de l’information comme la mobilité, le Web, l’infonuagique ou les réseaux sociaux. L’offre de services de technologies de l’information de la Corporation procurera aux membres les moyens de leurs ambitions pour combler ce retard avec un minimum de temps, d’argent, tout en réduisant les risques.








