« Hygge » et « Happyculture » : vous connaissez ?

L’automne dernier, lors du congrès de la Corporation des concessionnaires d’automobiles du Québec (CCAQ), nous nous sommes arrêtés au Danemark pour quelques jours. Le Danemark, qui, selon de nombreuses enquêtes nationales sur le bonheur, se classe parmi les pays où les résidents sont les plus heureux au monde. Toujours dans le haut du classement depuis plusieurs années, il a terminé en deuxième position en 2018 ; pour vous situer, le Canada a terminé neuvième, les États-Unis, 19e, et la France, à la 24e position.

Au Danemark, l’hiver, il fait habituellement un temps de chien, le soleil se couche à 16 heures. De plus, le taux d’imposition des contribuables est l’un des plus élevés du monde. Pourtant, depuis plusieurs années, le Danemark arrive en tête du classement des pays où l’on est le plus heureux. La recette secrète ? Le « Hygge » !

C’est quoi, au juste, le « hygge » ?

Le « hygge » est une philosophie de vie adoptée depuis longtemps par les Danois. Ce concept, dont le nom dérive d’un terme norvégien qui signifie « bien-être », est employé un peu à toutes les sauces pour décrire une sensation et une ambiance. À la base, le « hygge » signifie créer une atmosphère agréable et intime, c’est goûter les petites choses de la vie avec les personnes chères, nous apprend le site Visitez le Danemark. La lumière chaude d’une bougie, c’est « hygge ». Les amis et la famille également, c’est « hygge ». Et n’oublions pas le plaisir de boire et de manger en bonne compagnie, en bavardant pendant des heures sur les grandes et les petites choses de la vie.

Il serait juste de dire que « hygge » est pleinement intégré dans la psyché des résidents du pays et dans la culture danoise. C’est aussi devenu un phénomène mondial – Amazon vend maintenant plus de 900 livres sur le « hygge », et Instagram a plus de 3 millions de publications avec le hashtag #hygge. Les données sur les tendances de Google montrent une forte augmentation des recherches sur le « hygge » depuis octobre 2016.

Dans la même veine, la nouvelle tendance professionnelle c’est l’« Happyculture ». L’« Happyculture » naît du constat que l’absence de bonheur au travail a des effets négatifs sur la productivité et sur la rétention du personnel. C’est la transparence et la confiance au service de la performance de votre entreprise. L’inspiration vient également des pays nordiques d’Europe où l’on met à l’avant-plan le fait que le bonheur d’une entreprise va de pair avec le bonheur des familles. Avec le manque de main-d’œuvre et les problèmes de rétention que nous connaissons, il vaudrait peut-être la peine d’analyser le concept !

Qu’on soit en accord ou non avec la mentalité des milléniaux, il faudra bien vivre avec. On leur reproche leur paresse, mais ils font preuve de créativité afin de parvenir à leur fin. Pour eux, le temps vaut plus que de l’argent, et il faut donner du sens au travail. Ils ont le luxe de choisir l’endroit où ils vont travailler ; ils imposent leurs conditions. Depuis quelques années, certaines entreprises offrent leurs services de « Happyculture » sous forme de formations ou de conférences. Un accompagnement dans la gestion des ressources humaines pour les rendre meilleures et autonomes en s’appuyant sur le plaisir comme vecteur de succès.

Et si la bonne résolution RH 2020 était de rendre heureux vos employés !

À propos Linda Nadon

Linda Nadon est l'Éditrice d'Affaires automobiles. Elle peut être joint par courriel à lnadon@universusmedia.com.

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