Canadian Black Book : mise à jour COVID du 18 août 2020

Aussi incroyable que cela puisse paraître, il ne reste qu’une trentaine de jours à l’été 2020. L’année a été très difficile pour la plupart des Canadiens. Au moment où la saison de vente du printemps était sur le point de commencer, de nombreuses concessions ont dû fermer, et la production mondiale de véhicules a été bouleversée. De nombreuses installations de production ont temporairement cessé de fabriquer des pièces et d’assembler des véhicules. Depuis que la fabrication a redémarré, les médias rapportent que de nombreuses usines de fabrication d’automobiles américaines connaissent des problèmes d’absentéisme du personnel en raison de la COVID-19.

La semaine dernière, on a rapporté que de nombreuses usines d’assemblage d’automobiles aux États-Unis ont moins de personnel du côté de la production, basé sur l’analyse des données d’Orbital Insight, qui recueille un grand échantillon de données de localisation des appareils mobiles. Selon l’analyse qu’on en fait, les niveaux de dotation ne sont pas revenus aux chiffres pré-pandémie. Ce facteur ainsi que de nombreuses lignes de production fonctionnant à des vitesses plus lentes pour répondre aux limites de la distanciation sociale et de l’utilisation de l’équipement de protection, signifie que les taux de production devraient être beaucoup plus bas que les niveaux normaux. Cela peut conduire à des pénuries de produits potentiels dans un avenir prévisible où le marché peut rebondir, à moins que les usines exécutent des heures supplémentaires pour compenser.

En ce qui concerne la production ici au Canada, notons que les contrats de toutes les usines des trois Grands de Detroit, sauf une, expireront le 21 septembre, dernier jour de l’été. Ces contrats couvrent quatre installations au Canada et 17 000 travailleurs de l’automobile. Les négociations porteront sur la sécurité de l’emploi, car plusieurs des usines n’ont pas encore de futurs produits qui leur seront alloués à la fin de la production des véhicules actuels. Une grève pourrait causer des pénuries de véhicules au Canada, comme la Dodge Charger, la Dodge Challenger, la Chrysler Pacifica et le Ford Edge. De nombreuses pièces fabriquées dans des usines syndicales canadiennes sont incorporées à d’autres produits assemblés à l’échelle mondiale, ce qui signifie qu’une interruption de la main-d’œuvre ici au Canada pourrait entraîner des arrêts de production dans d’autres usines à l’extérieur du Canada qui affectent plusieurs produits.

Sur une note très positive, la tendance encourageante au chapitre du nombre de cas de COVID-19 se poursuit à l’échelle nationale. Samedi dernier, seulement 237 cas, et dimanche seulement 198 cas ont été signalés dans tout le Canada. C’est une très bonne nouvelle alors que nous retournons à une certaine forme de normalité tant en santé publique qu’en économie. Toutefois, de nombreux Européens voyagent maintenant pour les vacances d’été ; il faut donc ne pas baisser la garde et continuer à prendre des précautions pour éviter un autre pic dans le nombre de personnes infectées par la COVID. En une seule journée la semaine dernière, l’Allemagne a connu 1 200 nouveaux cas, la France, 2 524, et l’Espagne, 1 418. Si nous baissons la garde, nous pourrions nous retrouver à nouveau en confinement, ce qui stopperait encore notre économie et mettrait nos vies en veilleuse.

La Semaine dernière, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) nous a appris quelques bonnes nouvelles. Elle a publié ses données les plus récentes sur les statistiques sur le logement jusqu’en juillet de cette année. Étant donné qu’une maison est l’élément ultime pour les familles, c’est un excellent indicateur de la santé de l’économie. La tendance à partir d’avril est très encourageante, les mises en chantier de maisons neuves en mai, en juin et en juillet ayant augmenté de façon importante. Avril a vu une baisse de 29 % dans les mises en chantier, mais juillet a été en hausse de 11 % par rapport au même mois l’an dernier. Bon nombre de ces projets domiciliaires ont peut-être été engagés avant la COVID, mais la tendance est remarquablement encourageante et positive pour l’économie dans son ensemble.

Les tendances canadiennes des prix des véhicules d’occasion en gros par rapport à la semaine dernière ont continué à être fortes. La tendance précédente des fortes baisses a été remplacée par une stabilisation du côté de la voiture et des augmentations significatives du côté des camionnettes. En moyenne, les neuf segments de voitures des circuits canadiens du Canadian Black Book ont augmenté de 0,11 %, ce qui fait suite à une légère baisse de 0,04 % la semaine dernière. Les camionnettes/VUS/multisegments étaient en hausse remarquable de 0,62 % la semaine dernière, la plus forte augmentation hebdomadaire au cours des deux dernières années. Cela marque quatre semaines d’affilée que le segment des camionnettes/VUS/multisegments ont augmenté en valeur.

L’équipe de CBB estime toujours qu’il y aura encore une baisse supplémentaire des prix de gros, par rapport à nos attentes d’avant COVID-19 cette année. Cette nouvelle baisse des valeurs se produira cet automne et au cours de l’hiver, alors que le secteur canadien de l’automobile s’efforce de se remettre des dommages causés par la COVID-19. Pour cette semaine, nous avons révisé nos perspectives sur l’impact total des prix de gros sur la base de données récentes sur le marché. Nous prévoyons que les prix de gros seront inférieurs de 10 % en moyenne par rapport aux prévisions pré-COVID-19 au cours des mois restants de 2020. Il s’agit d’une perspective plus positive par rapport à notre attente initiale d’une baisse de 17 %. Nous prévoyons que le segment des voitures diminuera de 13 % au cours de cette période. Cependant, nous nous attendons à ce que les camionnettes et les véhicules multisegments ne perdent pas autant de terrain et ne diminuent que de 8 %. Nous prévoyons des baisses au cours des mois d’automne, et la reprise débutera au début de 2021.

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