Article sur les bonnes pratiques

janvier 22, 2026

Les activités d’un concessionnaire automobile présentent des risques environnementaux liés à la gestion des matières résiduelles et à la présence d’un séparateur eau-huile, d’un pont élévateur équipé d’un vérin hydraulique souterrain et d’un poste de distribution de carburant. 

Lors des activités quotidiennes, plusieurs substances sont utilisées et leurs résidus doivent être gérés et entreposés correctement pour éviter les fuites ou les déversements. Parmi ceux-ci se trouvent les déchets dangereux tels que les huiles usées, les filtres, les batteries, les liquides de frein, le lave-glace, les liquides de refroidissement, les antigels, etc.

Afin de minimiser leur empreinte écologique, les concessionnaires peuvent adopter des pratiques de gestion durable. Les modes d’entreposage des matières résiduelles peuvent faire l’objet d’une analyse quant au type de contenant ou de réservoir, aux éléments de sécurité installés et à la localisation. Pour amenuiser le risque :

  • S’assurer que les contenants ou les réservoirs sont adéquats. Il est possible d’opter pour un réservoir à double paroi qui offre une sécurité supplémentaire en cas de défaillance. La présence d’un bassin de rétention, dans lequel le contenant ou le réservoir repose, fournit un espace de stockage additionnel de sûreté ;
  • Entreposer sur une surface imperméable, comme une dalle de béton ou une surface asphaltée ;
  • Rendre disponible une trousse d’intervention en cas de déversement, ce qui peut accélérer l’intervention et aider à limiter les dégâts ;
  • Ajouter des éléments de sécurité tels que des bollards pour parer les collisions. Il peut être avisé d’éviter de placer l’équipement dans un endroit où l’achalandage est important, puisque cela augmente les risques de collisions.

Depuis les dernières années, les institutions financières ont resserré leurs conditions d’emprunt et exigent davantage quant à la sécurité des équipements sur une propriété faisant l’objet d’un prêt. 

Les filtres à l’huile, les vaporisateurs aérosol usagés, etc., doivent être correctement récupérés, placés dans un contenant et entreposés sur une surface étanche avant leur disposition afin de prévenir une éventuelle fuite. Il est crucial de former le personnel à la manipulation de ces substances de manière sécuritaire et de mettre en place des procédures pour leur utilisation et leur élimination. Les services spécialisés sont disponibles pour vérifier la conformité des méthodes de gestion associées ou pour leur mise en œuvre efficace. Minimiser les risques, c’est gagnant.

Habituellement, les drains de plancher ou les caniveaux présents sont reliés à un séparateur eau-huile ou à un intercepteur d’huiles. Il est conseillé d’entretenir régulièrement cet équipement et de veiller à son bon fonctionnement pour éviter un écoulement dans les sols. 

La présence d’un pont élévateur muni d’un vérin hydraulique souterrain dans les installations peut représenter un risque de contamination. D’ailleurs, aucun indice visuel ou olfactif n’est décelé par ce type de contamination. Un indice d’une éventuelle fuite peut se révéler par une perte de pression. Advenant ce cas de figure, il est conseillé de contacter une firme de professionnels en environnement.

Dans certaines concessions, un poste de distribution de carburant est présent pour l’alimentation des différents véhicules. Comme pour les réservoirs d’huiles usées, il est important de prévoir la localisation de l’équipement, le type de réservoir et d’optimiser la sécurité. Il faut aussi s’assurer que l’endroit où les équipements seront ravitaillés soit situé au-dessus d’une surface imperméable afin d’empêcher tout déversement accidentel sur un sol perméable.

L’époque à laquelle le concessionnaire a commencé ses activités peut également signifier des risques environnementaux historiques suivant des pratiques qui n’étaient pas celles d’aujourd’hui. Lors d’une acquisition, il est prudent de demander une ÉES Phase I. Cette pratique permet de déterminer les risques environnementaux et d’éviter les mauvaises surprises. 

Exploiter une concession automobile, c’est pratiquer une activité désignée à l’Annexe III du Règlement sur la protection et la réhabilitation des terrains, ce qui implique des obligations lors d’une cessation définitive des activités ou lors d’un changement d’usage. Une étude environnementale devra être réalisée afin d’évaluer les risques environnementaux relatifs à la propriété (ÉES Phase I). Une caractérisation environnementale de site – Phase II pourrait être nécessaire à l’issue de l’ÉES Phase I. Advenant la découverte de contamination dépassant les normes applicables, des étapes subséquentes devront être entreprises afin d’en délimiter la superficie ou de procéder à une réhabilitation environnementale.

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