Alors que les ventes d’automobiles au Canada ont fortement rebondi au second semestre de 2020 pour se rapprocher à moins de 5 % des chiffres pré-COVID, elles commencent l’année 2021 sur une note plus modeste. DesRosiers Automotive Consultants (DAC) estime les ventes totales à 90 890 véhicules pour le mois, en baisse de 17,4 % par rapport à janvier de l’an dernier, ce qui est à peu près représentatif des ventes moyennes des cinq années précédentes. Il s’agit donc d’un déclin important par rapport à la norme.
Ce point est renforcé par un taux annuel désaisonnalisé en janvier (TAD) estimé à seulement 1,66 million, en baisse de 340 000 véhicules par rapport à janvier 2020, selon Andrew King, associé directeur chez DAC. Cette baisse ne devrait pas surprendre, a suggéré M. King ; « l’ensemble du pays connaît divers degrés de fermeture, et l’industrie de l’automobile travaille toujours à passer les perturbations de la chaîne d’approvisionnement. »
Rebekah Young, économiste à la Banque Scotia, est du même avis, notant que la grande majorité de l’économie canadienne a fait l’objet de restrictions strictes pour la majeure partie du mois. « Donc, l’amortissement des ventes en janvier n’est pas alarmant », dit-elle. « La faiblesse est probablement transitoire, et on pourrait s’attendre à ce qu’elle alimente une certaine demande pendante au cours des mois à venir », a-t- elle ajouté.
Elle a également mis en garde contre le risque de volatilité continue des ventes mensuelles au cours des deux prochains trimestres, car la COVID-19 circule toujours et les pénuries d’inventaires persistent.
Bien que ce ne soient que les premiers jours de l’année, la Banque Scotia prévoit avec optimisme un rebond à 1,8 million de ventes pour l’ensemble de l’année en 2021 « avec des améliorations pondérées vers le second semestre de l’année, une fois que la vaccination se fera à grande échelle et que le parc automobile reprendra du poil de la bête à mesure que les voyages reprendront ». Résultats négatifs par rapport à l’an dernier pour la plupart des marques déclarantes.
Avec seulement une poignée de constructeurs qui fournissent des rapports mensuels de ventes, il est difficile de savoir de façon précise ceux qui se portent bien. DAC estime la part de marché des camionnettes pour le mois à 84,6 % ; elle a franchi le seuil des 80 % alors que les multisegments, les VUS et les camionnettes continuaient de réaliser des gains relatifs sur le marché.
Parmi les constructeurs d’automobiles qui ont dévoilé les chiffres des ventes de janvier, certains ont connu des résultats essentiellement négatifs par rapport à leurs chiffres d’il y a un an. Les deux exceptions ont été Mazda, qui a poursuivi sa dynamique de fin d’année 2020 avec un gain de 7,6 % en janvier, et Volvo, avec des ventes en hausse de 1,1 %. Toyota a fait état d’une baisse de 11,8 % pour le mois, et Subaru, de -10 %, battant tous deux la moyenne du marché de -17,4 %, tandis que les ventes de Lexus ont diminué de 26,3 %.







