Le marché des véhicules de luxe perd du terrain

Le marché canadien des véhicules de luxe a perdu une partie des gains accumulés au cours des dernières années. Selon une nouvelle analyse de DesRosiers Automotive Consultants (DAC), les véhicules de luxe représentaient 12,5 % des ventes de véhicules légers neufs au premier semestre de 2026.

Après un sommet de 15,6 % en 2023, la part du marché est passée à 14,4 % en 2024, puis à 13,0 % en 2025, retrouvant un niveau comparable à celui de 2018. DAC attribue ce recul à plusieurs facteurs : hausse du coût des véhicules et des assurances, contre-tarifs canadiens sur les véhicules importés, évolution des exigences liées aux véhicules zéro émission, fluctuations des ventes de Tesla, ralentissement du marché immobilier, croissance démographique plus faible et incertitude économique découlant des tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis.

L’entreprise met de l’avant que la taxe fédérale sur les voitures de luxe, entrée en vigueur en septembre 2022 pour les véhicules coûtant plus de 100 000 $, demeure une source d’inquiétude majeure pour les concessionnaires. Selon un sondage réalisé conjointement par DAC et la CADA, 82,6 % des concessionnaires estiment que cette taxe nuit aux ventes de véhicules de luxe au Canada.

« Il reste à voir si le marché des véhicules de luxe est arrivé au terme de ses 25 années de croissance continue. Ce qui est toutefois évident, c’est que la taxe sur les véhicules de luxe devient un facteur de plus en plus négatif pour le marché », a déclaré Andrew King, associé directeur chez DAC.

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