La fraude liée aux demandes de cartes de crédit augmente, mais recule dans le secteur automobile

Au deuxième trimestre de 2026, la fraude liée aux demandes de cartes de crédit a augmenté de 8 % au Canada pour atteindre un taux de 0,91 %, selon le rapport Market Pulse Fraud Trends and Insights d’Equifax Canada. Le secteur de l’automobile semble toutefois esquiver la tendance à la hausse.

Le taux global de fraude liée aux demandes de crédit à la consommation s’est établi à 0,66 %, en hausse de 5 % par rapport à l’année précédente. Cette hausse est principalement attribuable au vol d’identité, particulièrement chez les Canadiens âgés de 56 à 65 ans. Comme ceux-ci ont tendance à consulter leur dossier de crédit moins fréquemment, les fraudeurs peuvent disposer d’une plus longue période pour agir sans être détectés. Le Québec affiche d’ailleurs le taux le plus élevé au pays de fraude par un tiers lié aux demandes de cartes de crédit.

Du côté de l’automobile, la situation est différente. Le taux de fraude lié aux demandes de financement automobile a reculé à 0,21 %, tandis que le nombre de demandes de crédit a diminué de 9 % et celui des nouveaux prêts, de 9,2 %.

Près de 90 % des demandes automobiles frauduleuses impliquaient toutefois de fausses déclarations de la part des demandeurs, notamment concernant leur emploi ou leurs renseignements financiers. L’Ontario présente le taux de fraude automobile le plus élevé au pays, tandis que les 26 à 35 ans constituent le groupe le plus représenté parmi les demandes frauduleuses.

La hausse de la fraude liée aux demandes de cartes de crédit survient dans un contexte de pressions financières persistantes sur les ménages canadiens. D’autres données d’Equifax Canada sur le crédit à la consommation montrent que la dette totale des consommateurs a atteint 2,68 billions de dollars au deuxième trimestre de 2026, une hausse de 4,18 % sur un an.

Parallèlement à l’augmentation de l’endettement, les paiements en retard de 90 jours ou plus ont progressé de 11,7 % pour atteindre 0,68 %. Le taux de défaillance grave lié aux cartes de crédit a pour sa part augmenté de 6,8 %, pour atteindre 4,2 %.

« La fraude n’évolue pas dans une seule direction », a expliqué Davies. « Dans le cas des cartes de crédit, le vol d’identité constitue la principale préoccupation. En matière de financement automobile, le défi provient très largement des demandeurs qui présentent de faux renseignements sur leur propre situation. Il est important de comprendre ces différences, car les méthodes utilisées pour détecter et prévenir la fraude doivent également être adaptées. »

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