COVID-19 : mise à jour du 21 juillet 2020 sur le marché

Alors que nous entrons dans la seconde moitié de juillet, nous continuons de voir les prix de gros sur le marché canadien se stabiliser après la forte tendance à la baisse amorcée en mars. Dans l’ensemble, la nation reste prudemment optimiste dans la bataille contre COVID-19. Chaque jour qui passe met en lumière les résultats des soins de santé qui montrent que le Canada va dans une direction positive avec moins de cas de COVID-19 et moins de patients en soins intensifs. La semaine dernière, en moyenne, moins de 380 cas ont été signalés chaque jour au Canada. Avec un nombre croissant de Canadiens adoptant le port du masque en public, volontairement ou en raison de la réglementation locale, les spécialistes de la santé croient que nous pouvons ralentir la propagation et éventuellement mettre fin à la pandémie.

Cependant, à mesure que l’économie s’ouvre plus largement et que nos interactions quotidiennes avec d’autres reviennent à des niveaux plus normaux, le risque d’une deuxième vague d’éclosions augmente. Cela a été observé dans d’autres localités du monde qui avaient déjà combattu le virus et qui avaient ensuite procédé à un retour rapide à une vie quotidienne plus normale. Par exemple, la semaine dernière, certaines parties de l’Espagne et de la région du Xinjiang en Chine ont vu les restrictions revenir en raison d’un pic de nouveaux cas. Si les Canadiens ne respectent pas la distanciation sociale, le port du masque et d’autres mesures préventives, nous risquons d’autres écarts et dommages à notre économie en difficulté.

Normalement, le mois de juillet représente environ 9 % des ventes de voitures neuves pour l’année. On convient dans l’industrie en général que les résultats des ventes des mois de mai et de juin 2020 ont été soutenus par une demande refoulée des premiers mois pour les ventes de véhicules neufs et d’occasion. À mesure que nous nous éloignons de ces mois, Canadian Black Book s’attend à voir plus clairement quels seront les niveaux naturels de la demande pendant cette récession COVID-19.

La semaine dernière, nous avons vu les prix de gros poursuivre sur une tendance vers la stabilité qui ont défini le mois de juillet jusqu’à présent. Les segments de voitures ont affiché une légère hausse de 0,10 % de la valeur de gros. Cela fait suite à la légère baisse de 0,03 % de la semaine précédente. Sur les neuf segments de voitures, cinq étaient en hausse pour la semaine et quatre ont affiché une baisse. La plus forte amélioration de 0,64 % a été enregistrée dans le segment des voitures pleine grandeur, tandis que la baisse la plus importante a été observée dans le segment des voitures de luxe à -0,23 %.

Les segments de camionnettes ont affiché une légère baisse de 0,14 %, ce qui fait suite à la baisse de 0,05 % enregistrée la semaine précédente. Dans l’ensemble, des treize segments camionnette/multisegment/VUS sur lesquels Canadian Black Book effectue un suivi, deux n’ont pas connu une baisse. Il s’agit du segment des VUS/multisegments compacts (hausse de 0,30 %) et le segment des multisegments sou-compacts (en hausse de 0,29 %). Les deux segments les plus faibles de la semaine dernière ont été les fourgonnettes à -0,51 %, suivi par les multisegments sous-compacts de luxe à -0,48 %.

Canadian Black Book croit que le récent renforcement du marché, au fur et à mesure de sa réouverture, a engendré un approvisionnement serré en véhicules d’occasion dans presque tous les segments. Cette réduction des stocks, des lots des concessions et des lots disponibles en gros a entraîné une pause temporaire des prix. Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, d’autres reprises de possession, des retours de location différés et la réduction des effectifs des parcs augmenteront les niveaux d’approvisionnement. L’ampleur de la demande reste incertaine pour le reste de 2020 et jusqu’en 2021, alors que l’économie, sans doute, sera en bonne voie d’une reprise durable.

La semaine dernière, la Banque du Canada a annoncé son plus récent rapport sur la politique monétaire (RPM), ainsi que ses dernières nouvelles sur la fixation des taux d’intérêt. En période de récession, ces mises à jour de la banque centrale canadienne se sont révélées encore plus cruciales. Le RPM fournit un aperçu du pétrole monétaire qui maintient les engrenages économiques de la nation en rotation. Comme on pouvait s’y attendre, la banque a maintenu son taux fixé à 0,25 %. La Banque a également fait savoir qu’elle poursuivait son programme d’assouplissement quantitatif, avec des achats d’actifs à grande échelle d’au moins 5 milliards de dollars par semaine d’obligations du gouvernement canadien. La banque continue également d’acheter des obligations provinciales et des obligations de sociétés pour s’assurer qu’il y a suffisamment de liquidités dans l’économie. Les initiatives de liquidité à court terme de la Banque annoncées en mars fonctionnent comme prévu. Cela permet d’éviter la crise du crédit qui a existé pendant la récession de 2008/2009.

Alors que de nombreuses économies à travers le monde commencent à se remettre sur pied, l’avenir reste extrêmement incertain, compte tenu de l’imprévisibilité de la pandémie COVID-19. Le scénario prospectif principal de la Banque du Canada (appelé scénario central) suppose qu’il n’y a pas une deuxième vague généralisée du virus ici, au pays. La banque s’attend à ce que l’économie mondiale se contracte d’environ 5 % en 2020, suivie d’une croissance de 5 % en moyenne pour les deux prochaines années. L’économie canadienne commence lentement à se redresser à mesure qu’elle se remet des arrêts nécessaires pour protéger le public du virus. On estime que l’activité économique canadienne au deuxième trimestre a diminué de 15 % depuis la fin de 2019. Cela équivaut à la plus forte baisse de l’activité économique depuis la Grande Dépression.

Il y a des indications positives que le commerce reprend et que la demande refoulée collective de biens et de services entraîne un rebond initial des taux d’emploi et de la production du PIB. Dans le scénario central de la Banque, environ 40 % de l’effondrement du premier semestre sera compensé au troisième trimestre. La Banque s’attend à ce que la reprise de l’économie soit lente, car la pandémie continue d’affecter la confiance et le comportement des consommateurs. Dans le scénario central privilégié de la Banque, le PIB canadien recule de 7,8 % en 2020 et reprend avec une croissance de 5,1 % en 2021 et de 3,7 % en 2022. La Banque du Canada fera sa prochaine annonce de taux d’intérêt le 9 septembre et le prochain MPR le 28 octobre prochain.

Le Conference Board du Canada a également fait état de nouvelles positives cette semaine dans son enquête sur la population active de juin. Le résumé de leur rapport se lit comme suit : « Il y a un autre signe que l’économie canadienne est sur la voie de la reprise, l’emploi a augmenté d’un nombre record de 952 900 en juin. Le rebond a été concentré dans les services, les emplois à temps partiel et les emplois à bas salaires, une reprise partielle dans les mêmes segments qui ont été les plus durement touchés par la pandémie. Malgré les solides gains enregistrés en juin, il y a encore loin de la coupe aux lèvres pour la reprise de l’économie canadienne. L’emploi est toujours en baisse de 1,8 million par rapport aux niveaux pré-pandémie, avec les plus grandes lacunes dans les industries qui ne se rétabliront pas rapidement.

Articles liés
Share via
Copy link