
Le Canadian Black Book (CBB) vient tout juste de dévoiler les résultats de son étude Ipsos annuelle concernant les habitudes d’achat de voitures des Canadiens. Un des constats est que les trois quarts des Canadiens conduisent moins, mais passent deux fois moins de temps au volant.
L’étude de 2021 révèle des chiffres étonnants et des contrastes frappants par rapport à l’édition 2020, réalisée avant la propagation de la pandémie au Canada. Cette étude du CBB illustre l’impact considérable que la pandémie de la COVID -19 et ses répercussions économiques ont eu sur la façon dont les Canadiens conduisent, voyagent et abordent l’achat d’une voiture.
Le principal catalyseur lié directement à la pandémie, et sans doute le changement le plus important, est le fait que les Canadiens conduisent moins. Selon l’étude, trois répondants sur quatre (76 %) disent conduire moins depuis le début de la pandémie. C’est le cas chez les 55 ans et plus, dont 86 % déclarent conduire moins souvent, ainsi que chez les ménages canadiens gagnant plus de 100 000 $ par année, où le pourcentage est de 82 %. C’est en Alberta que l’on trouve la plus grande proportion de répondants qui conduisent moins, soit 84 %.
« Cette réduction du total de kilomètres parcourus par les Canadiens en raison de la pandémie a eu un impact certain sur l’industrie, ce que démontre clairement notre étude, déclare David Robins, analyste automobile principal et responsable de l’évaluation des véhicules au Canada chez Canadian Black Book. Les différences observées dans les tendances et les attitudes à l’égard de l’achat de voitures au cours des 12 derniers mois sont considérables. Ceci n’est guère étonnant, mais il est important de le noter, car cela pourrait aider certains membres de l’industrie à penser différemment en 2021 et au-delà. »
Ceux qui passent moins de temps sur la route, car ils travaillent ou étudient de la maison, ont réduit leurs heures de conduite en moyenne de 50 % par rapport à la période prépandémique. En ce qui concerne l’achat d’un nouveau véhicule au cours des 24 prochains mois, les répondants ont répondu qu’ils étaient susceptibles de le faire à 44 %, comparativement à plus de la moitié (52 %) en 2020. Toutefois, en raison de l’incertitude entraînée par la pandémie et la récession, certains Canadiens ont décidé de reporter l’achat d’un véhicule.
À l’heure actuelle, près d’un Canadien sur dix (8 %) indique utiliser les services de covoiturage au lieu de posséder un véhicule. Comparativement à l’an dernier, 11 % des répondants en 2020 ont dit utiliser les services de covoiturage. Près de deux sur dix (17 %) utilisent les transports publics au lieu de posséder un véhicule, et les 18 à 34 ans sont les plus susceptibles d’utiliser les transports publics comme principal moyen de déplacement (25 %).
Lorsqu’ils envisagent l’horizon 2021 dans la perspective de la pandémie et de la récession économique, il semble que les Canadiens conduiront moins, mais qu’ils seront également moins enclins à utiliser d’autres moyens de transport, notamment ceux qui nécessitent le partage de l’espace.
Bien que le climat actuel ait incontestablement eu un impact énorme sur la façon dont les Canadiens abordent les achats importants, certaines décisions sont moins susceptibles d’être affectées. Lorsqu’il s’agit d’acheter leur prochain véhicule, trois Canadiens sur quatre (75 %) déclarent que la situation économique actuelle n’a pas d’incidence sur la probabilité qu’ils achètent un véhicule neuf ou d’occasion. Environ un Canadien sur quatre (26 %) est d’accord (6 % fortement/20 % assez) pour dire que la pandémie les a rendus plus disposés à rechercher et à acheter un véhicule entièrement en ligne, bien qu’une majorité (74 %) ne soit pas d’accord, préférant voir en personne ce qu’ils achètent.







