Un nouveau sondage national suggère que le mandat fédéral sur les véhicules zéro émission (VZE) peine à rallier l’appui des Canadiens, soulevant des questions quant à la vitesse à laquelle les consommateurs sont prêts à adopter les véhicules électriques alors que les cibles de ventes se resserrent.
Commandé par l’Association canadienne des constructeurs de véhicules (CVMA), Global Automakers of Canada (GAC) et la Corporation des associations de détaillants d’automobiles (CADA), le sondage Léger révèle que seuls 31 % des répondants soutiennent la politique, tandis que près de la moitié (46 %) souhaiteraient qu’elle soit réduite ou abandonnée.
Les dirigeants de l’industrie affirment que les résultats reflètent un écart entre les ambitions du gouvernement et la préparation des consommateurs. « Les Canadiens veulent être soutenus dans la transition vers les véhicules électriques, pas des mandats gouvernementaux irréalistes impossibles à atteindre », a déclaré Brian Kingston, président et chef de la direction de la CVMA, dans un communiqué.
Le mandat fédéral exige que les VZE représentent 20 % des ventes de nouveaux véhicules légers en 2026, 60 % d’ici 2030 et 100 % d’ici 2035. Les hybrides rechargeables, les véhicules électriques à batterie et les véhicules à pile à hydrogène sont tous admissibles.
Les résultats du sondage surviennent alors que l’élan des ventes de VE montre des signes d’essoufflement. Les VZE représentaient 10,2 % des ventes de véhicules neufs en septembre, en baisse de 43,3 % par rapport à l’année précédente.
Le sondage suggère également que la disponibilité des véhicules chez les concessionnaires, autrefois une préoccupation importante, n’est plus perçue comme un obstacle majeur, seulement 11 % des répondants la mentionnant. Les Canadiens soulignent plutôt l’abordabilité, l’autonomie et l’accès à la recharge comme principaux freins à l’adoption.
La persistance de ces préoccupations depuis 2021 met en évidence le peu de progrès réalisés concernant les infrastructures essentielles et les défis liés aux coûts. Si le mandat demeure, les concessionnaires devront composer avec un marché où les attentes envers les VE progressent plus rapidement que la confiance des consommateurs.









