Subaru de Laval : 1er au Canada

Si les mauvaises nouvelles qui faisaient les manchettes en 2009 se rapportaient souvent au domaine de l’automobile, aucune ne provenait de chez Subaru de Laval, le plus grand concessionnaire Subaru au pays. « Malgré la récession, grâce à l’équipe et l’ensemble des produits renouvelés chez Subaru, notre concession a encore une fois dépassé les prévisions et les objectifs de notre fabricant en établissant de nouveaux records aux ventes. Nous avons notamment vendu plus de 1000 véhicules, dont 700 neufs », de dire fièrement Henri Adm, un des trois propriétaires de Subaru de Laval.

Comment devient-on le plus imposant concessionnaire d’une marque ?

Les frères Édouard et Henri Adm partagent leur passion de l’automobile, en affaires, depuis maintenant une quarantaine d’année. Pour Henri Adm, il dit être tombé dans la marmite en très bas âge. En effet, originaire de l’Égypte, c’est à l’atelier mécanique de son oncle qu’il a passé la plus grande partie de son temps alors que ses parents travaillaient. « C’était pour moi la garderie… Et je me rappelle que lorsque ma mère venait me chercher, je voulais rester », de dire celui qui, dès sa tendre enfance, semblait avoir établi son choix de carrière. « De là s’est forgé notre goût marqué, à mon frère et moi, pour l’entretien et la réparation d’automobiles ».

En fait, chez les détaillants d’automobiles, il y a principalement deux types de concessionnaires; ceux qui connaissent avant tout la vente, les affaires et la comptabilité, et il y a les techniciens passionnés par la mécanique et le service relevé à la clientèle, selon notre interlocuteur. « Je suis d’abord un technicien de l’automobile devenu concessionnaire. Mécaniciens de formation, mon frère et moi connaissons les contraintes du métier et le cahier de charges à respecter pour travailler dans de bonnes conditions », de dire celui qui est d’avis qu’une bonne partie du travail, au Service, se passe également lors de la prise de rendez-vous. « Il est important de bien savoir comprendre le besoin du client qui prend un téléphone pour un entretien ou un service. Dans le cas dans changement d’huile régulier, il faudra simplement trouver un trou dans notre horaire pour répondre à la demande. Mais dans le cas d’un problème de transmission, par exemple, il faudra savoir affecter le travail à la bonne personne, selon son horaire et ses charges. Nous ne voulons pas que le client ait l’impression que nous gardons le véhicule longtemps, inutilement… »

C’est la satisfaction de la clientèle qui maintient la croissance de l’entreprise, d’année en année. C’est pourquoi tout est axé en ce sens chez Subaru de Laval. « Nous sommes d’avis que notre bonne réputation et le bouche à oreille est responsable d’une bonne partie de notre succès. »

Et c’est pour continuer de satisfaire leur clientèle que les frères Adm décidaient de construire la plus grande concession Subaru au Canada, en 2004. Et c’est en bordure de l’autoroute 440, à Laval qu’ils s’établissaient, en 2005. « En termes de visibilité, ç’a été notre meilleure décision d’affaires possible. Certains diront qu’on peut profiter de la publicité de la concurrence et se regroupant, mais pour nous, d’être le seul concessionnaire du secteur nous offre une visibilité sans pareil. C’est plus avantageux que d’être en troupeau », selon M. Adm. « Dans notre philosophie, il valait mieux s’établir à part, et être le plus grand, le plus logeable, afin de répondre du mieux que l’on peut à notre clientèle croissante. Et la décision aura été la bonne, si l’on se fie à leur volume de vente : le plus important au Québec.

« Au début, certains doutaient de notre décision de construire aussi grand, mais aujourd’hui, nous sommes justes. L’espace est plus que comblé, à force d’embauches. Il n’y a pas si longtemps, la marque Subaru n’était pas encore aussi connue qu’aujourd’hui », de dire M. Adm qui explique pourquoi la marque obtient autant de succès depuis ces dernières années : « Auparavant, la concurrence n’offrait pas de transmission intégrale. Alors, quand un client allait chez Honda, par exemple, et qu’il mentionnait être également intéressé par une Subaru, les vendeurs concurrents rendaient craintif l’acheteur en lui disant que nos systèmes brisent souvent et que ça coûte extrêmement cher à réparer… Ce qui est faux. Mais aujourd’hui, maintenant que les autres fabricants offrent également ces systèmes de transmission aux quatre roues, ils ne peuvent plus prétendre ces faussetés. Il s’avère donc positif, pour nous, que la concurrence tendent maintenant vers les quatre roues motrices. »

Et les sceptiques étaient en droit de douter, en 2004. Les Adm qui croyaient tant en leurs produits s’apprêtaient à passer d’un terrain de 35 000 pieds carrés à celui de 166 000 pieds carrés, et passer d’une bâtisse de 15 000 pieds carrés, à une superficie de 35 000 pieds carrés. Henri Adm est fier de l’évolution de leur commerce. « Nous sommes partis de rien. Nous avions 20 $
en poche en arrivant au Canada. Après avoir travaillé comme pom pistes, nous sommes devenus les deux copropriétaires d’une station-service Esso, avec deux portes de garages. Aujourd’hui, le fils de Édouard, Karim, s’est associé à nous. Nous comptons maintenant 45 employés qui s’affairent, avec nous, à la vente et à l’entretien des 1000 voitures neuves et d’occasion vendues annuellement »,
conclut l’homme d’affaires aguerri.

 

À propos de Linda Nadon

Linda Nadon est l'Éditrice d'Affaires automobiles. Elle peut être joint par courriel à lnadon@universusmedia.com.

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