Comme les salaires diminuent, il est difficile de conserver un personnel de qualité
Certains concessionnaires ont encore une bonne part de marché et des revenus intéressants, mais il semble y en avoir de moins en moins, et d’autres pourraient être en difficulté. Par conséquent, la paye des employés est plus basse dans certains cas, ce qui entraîne de l’insatisfaction du côté du personnel.
Les techniciens
Dans le passé, il n’était pas rare de voir un technicien à taux fixe afficher un rendement de 120 % ou plus, par exemple, travailler une semaine de
40 heures et être payé pour 48 heures.
Dans cet exemple, si son salaire était de
25 $ par heure, il était payé l’équivalent de 30 $ l’heure (48 heures x 25 $/h = 1200 $ = 40 heures x 30 $/h). L’impact sur un mois serait un montant supplémentaire de 800 $ (4 semaines x
1200 $ = 4800 $ vs 4 semaines x 1000 $ = 4000).
Le problème dans de nombreuses concessions aujourd’hui, c’est que le technicien moyen est chanceux s’il a un taux de
rendement moyen de 90 % : soit effectuer
40 heures de travail et être payé pour 36
heures. Dans ce cas, il ne gagne que 3600 $ par mois (4 x 36 h x 25 $/h = 3600 $) une diminution de 1200 $ par mois – 14 400 $ par an.
Vous pourriez, bien sûr, changer votre régime de rémunération et passer d’un taux forfaitaire à un salaire de 25 $/h fixe, mais ce serait encore une diminution de 20 % par rapport au salaire d’origine.
Les conseillers au service
Parlons des conseillers au service dont le régime de rémunération comprend une combinaison du salaire de base majoré d’une commission basée sur les heures par demande de travail.
Voici le défi : ils recommandent 0,4 heure de travail seulement pour remplacer un filtre à carburant avant de découvrir qu’il se trouve dans le réservoir de carburant. Ou encore, ils recommandent 0,5 heure de travail pour nettoyer la servodirection avant se rendre compte que le véhicule a une direction assistée électrique. De plus, le directeur d’usine s’est plaint, le mois dernier, qu’ils ont vendu des services non recommandés.
Pendant de nombreuses années, la moyenne par commande était de 2 heures ou plus. Elle est maintenant tombée à 1,8 heure et est toujours à la baisse. Ne me dites pas que la NADA parle toujours de 3 heures ou plus par demande de travail. Nos clients au Canada sont plus sensibles à ce genre d’exploitation.
Résultat : les consultants de nombreux services ont vu leur salaire diminuer au cours des dernières années.
Les gestionnaires du service
Récemment, un gestionnaire du service nous a mentionné que son salaire, qui était largement fondé sur les revenus, était en chute libre depuis deux ans, au point où sa conjointe lui a dit qu’ils ne pouvaient plus payer les factures. Sa question était simple : « Voyez-vous la lumière au bout du tunnel ? » La réponse honnête est, « non ! »
Les gestionnaires des pièces
Il y a plusieurs années, le ratio des ventes de pièces par rapport aux heures de travail se situait autour de 1 : 1. Ensuite, la moyenne a chuté à 0,8 : 1, soit 0,80 $ de pièces vendues pour 1 $ de travail. Maintenant, certaines concessions se dirigent vers un ratio de moins de 0,60 : 1. Cause principale ? Les véhicules sont de meilleure qualité. Nous ne vendons plus de composants coûteux comme les moteurs et les boîtes de vitesses, comme nous le faisions auparavant. Le département de service se concentre en grande partie sur l’entretien qui a tendance à générer plus d’heures de travail que de pièces. Pour ce qui est des pièces de carrosserie, les compagnies d’assurance exigent des pièces usagées ou provenant de Chine, ce qui crée un autre impact négatif sur les salaires.
La carrosserie
Ce qui nous amène à l’atelier de carrosserie. Nous pensions ne pas parler de ce département pour éviter de vous faire déprimer. Plusieurs concessionnaires ont fermé leur atelier de carrosserie et les utilisent en sous-traitance. De dire que c’est une affaire délicate est sans doute un euphémisme. Les concessionnaires ont souvent le petit bout du bâton quand on parle de pièces et de main-d’œuvre.
Cela dit, il ya quelques concessionnaires qui font des profits avec leur atelier de carrosserie, mais il y en a d’autres qui le maintiennent ouvert par commodité ou à cause du facteur de loyer. Tout ce dont on vient de parler a un impact négatif sur les salaires du personnel.
Les ventes de véhicules
Un concessionnaire nous a dit récemment qu’il ne se souciait pas du fait que les techniciens manquaient de travail parce qu’ils font plus d’argent que le personnel de vente. Notre réponse a été : « Ils ont plus de valeur que votre personnel de vente ! »
Nous avons récemment parlé à un vendeur que nous connaissons depuis plus de 20 ans. C’est un professionnel qui fait un bon suivi de sa clientèle. Il nous a dit que nous ne le reverrions plus, puisqu’il a réorienté sa carrière vers la vente de meubles. Pourquoi ? Simplement parce qu’il ne pouvait pas vendre suffisamment de véhicules pour maintenir son salaire. Il a dit que, le mois précédent, il avait vendu neuf nouveaux véhicules, dont deux avec une commission fixe, et trois véhicules d’occasion, presque sans profit. Il a déclaré que, s’il avait vendu autant de véhicules il ya cinq ans, il aurait reçu un chèque de paie décent.
Une approche intéressante
Nous avons parlé à un concessionnaire thaïlandais qui a un régime de rémunération intéressant. Il s’assied avec les directeurs et leur dit quel retour sur son investissement il veut obtenir au cours de l’année. Tout l’argent généré en excédent est partagé avec le personnel, ce qui leur donne un sentiment d’appartenance. Un directeur nous a dit que tout le monde est motivé, que le taux de rotation du personnel est faible et que le rendement est généré par la pression des pairs.
Quelle est votre solution ?
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