Les quelque 820 concessionnaires automobiles et de camions lourds membres de notre corporation sont des employeurs-clés de l’industrie automobile et constituent une force économique importante au sein de notre collectivité. Professionnels aguerris, ces chefs d’entreprise investissent au-delà de un milliard de dollars en terrains, en immeubles et en équipements de toutes sortes pour mettre sur pied de véritables PME québécoises et faire rouler l’économie. Parallèlement, ils perçoivent bénévolement près de 1,5 milliard de dollars en TPS et versent plus de 21 millions de dollars à la CSST et environ 10 millions en taxe sur le capital.
Au Canada, une industrie à grands revenus pour l’économie
Un emploi sur sept est lié directement ou indirectement à l’industrie automobile au pays. Aussi, les impressionnants revenus de 156 milliards de dollars de l’industrie automobile canadienne sont partagés comme suit dans les quatre principaux secteurs de cette même industrie :
- Ventes de véhicules neufs : 52,5 milliards $
- Ventes de véhicules d’occasion : 28,5 milliards $
- Financement automobile : 57,8 milliards $
- Marché du service après-vente : 17,3 milliards $
Voilà donc des chiffres qui représentent une part cruciale de notre économie canadienne et qui font en sorte que ce secteur d’activité se doit d’être des plus respectés par les divers niveaux d’instances politiques.
Au Québec, des chiffres qui en disent long (1)
Au chapitre des ventes de véhicules neufs, nos concessionnaires automobiles et de camions lourds écoulent annuellement environ 400 000 véhicules, soit 25 % du marché canadien. En 2010, ce sont environ 420 000 véhicules vendus, principalement répartis entre les automobiles de promenade (±56 %) et les camions légers (±44 %)(2). À un prix moyen d’environ 33 000 $ par véhicule, ces ventes s’élèvent à plus de 13 milliards de dollars annuellement.
- Au moment d’écrire ces lignes (novembre 2011), les données valent pour la dernière année complète, soit 2010, et proviennent de Desrosiers Automotive Consultants.
- Dans l’ensemble, nos concessionnaires de camions lourds neufs vendent environ 8 000 exemplaires annuellement.
Au chapitre des ventes de véhicules d’occasion, nos données sont tout aussi intéressantes : annuellement, environ 22 % des ventes totales au Québec sont réalisées grâce à nos concessionnaires, ce qui correspond à près de 200 000 véhicules. Ces ventes représentent près de 3 milliards de dollars annuellement.
Par ailleurs, nous estimons à près de 1,5 milliard de dollars le marché du service après-vente chez nos membres, soit 35 % du marché; chaque année, cela représente près de 800 millions de dollars en vente de pièces et environ 700 millions de dollars en main-d’œuvre.
Du reste, au Québec, on évalue le marché global du service après-vente à plus de 3 milliards de dollars annuellement. Il y a près de 5 millions de véhicules légers en circulation au Québec dont 68 % sont des automobiles et 32 % des camions légers. Fait intéressant, on note une particularité au Québec et en Ontario : en effet plus de 40 % des véhicules en circulation ont entre 1 et 5 ans, ce qui en fait le plus jeune parc automobile au pays. La moyenne provinciale, quant à elle, est d’environ 7,8 ans. On peut donc supposer que le marché de l’après-vente sera très bien servi dans les prochaines années.
Autre facteur intéressant au Québec, près de 60 % des véhicules neufs vendus sont des véhicules à faible consommation de carburant. Voilà donc aussi une bonne nouvelle pour l’environnement.
Des emplois pour demain
Nous savons que, au Canada, un emploi sur sept est lié à l’industrie automobile. Juste au Québec, près de 35 000 personnes travaillent pour l’un ou l’autre des quelque 820 concessionnaires automobiles et de camions lourds, dont plus de 95 % sont membres de notre corporation. Ces personnes occupent des postes de cadres, de professionnels ou de techniciens dans l’un des services suivants :
- L’Administration générale;
- Les Ventes (véhicules neufs et d’occasion) ;
- L’après-vente;
- La Location;
- Les Pièces;
- La Carrosserie.
Tous les emplois ainsi créés représentent une masse salariale de plus de 1,5 milliard de dollars annuellement au Québec. On ne peut donc pas en douter : l’activité économique que génèrent nos concessionnaires sert grandement le marché de l’emploi.
Des retombées régionales intéressantes
Nos concessionnaires sont regroupés sous dix
corporations régionales. Évidemment, chacune
de ces régions bénéficie de l’apport économique
de l’industrie automobile selon le nombre de concessionnaires qui y ont pignon sur rue.
Dans ce qui suit, nous présentons deux tableaux :
le premier, un graphique qui montre l’effet des ventes de véhicules neufs dans chaque région du Québec; le second, un tableau qui donne le nombre d’emplois directs créés dans chacune des régions
du Québec où sont établis nos membres.
* En 2010, 420 415 véhicules neufs ont été vendus au Québec; ce nombre inclut environ 8 000 véhicules lourds.
* Environ 80 % de ces emplois sont occupés par des hommes; près de 20 % le sont donc par des femmes.
Nos concessionnaires automobiles et de camions lourds représentent réellement une force économique importante au Québec. Les retombées directes et indirectes de leurs affaires sur beaucoup d’autres secteurs névralgiques de notre économie le prouvent d’ailleurs un peu plus chaque jour.
Que nous réserve l’année 2012 ?
Au moment d’écrire ces lignes (novembre 2011), les chiffres partiels disponibles pour l’année 2011 (janvier à septembre) indiquent une baisse d’environ 2 % par rapport à 2010. Cette baisse pourrait être freinée par la période automnale souvent propice à l’achat de véhicules en raison des rabais intéressants qui visent à liquider les inventaires avant l’arrivée des modèles 2012.
Pour 2012, plusieurs facteurs militent en faveur de ventes intéressantes :
- Les taux d’intérêt bas favorisant l’acquisition de véhicules;
- Les promotions de toutes sortes des constructeurs à toutes périodes de l’année qui amènent les consommateurs dans les salles d’exposition;
- Le renouvellement de notre parc automobile qui a une moyenne d’âge d’environ huit ans;
- La préférence des québécois pour des véhicules à faible consommation de carburant, donc moins coûteux en général à l’achat.
Sources statistiques : CCAQ, Desrosiers Automotive Consultants et Statistique Canada
Compilation : La CCAQ







