Les concessionnaires canadiens, vitaux pour l’économie du pays

L’industrie canadienne de la vente d’automobiles continue de prospérer dans un marché stimulant.

HatchCanada-vs-USLa période qui commençait à la fin de 2008 et se terminait aujourd’hui peut être subdivisée en trois sous-périodes économiques distinctes : le crash immédiat et la récession; une récupération ultérieure tiède; et la phase la plus récente, le regain d’incertitude associé à la récente chute brutale du prix du pétrole.

Bien que la volatilité ait caractérisé ces trois périodes, du point de vue du concessionnaire d’automobiles, un thème les réunit toutes : les concessionnaires d’automobiles représentent une part toujours plus grande du total (demi-milliard de dollars) du commerce de détail au Canada.
Même si ceci a eu autant à voir avec une baisse dans le monde de la vente dans les autres secteurs au cours des dernières années qu’avec l’augmentation des ventes du côté de l’automobile, ce sont vraiment de bonnes nouvelles pour l’industrie. On parle de l’importance croissante de la vente d’automobiles dans notre paysage économique global.

Il y a quelques années, les revenus des concessionnaires d’automobiles représentaient environ 16 % du total des revenus du secteur de la vente au détail ou un dollar sur les 6 que les Canadiens y ont consacré. En 2014, ce ratio était passé à un peu plus de 19 %, soit près de un dollar sur cinq de ventes au Canada.

Même si un bond de trois points de pourcentage peut ne pas sembler énorme, cela représente une augmentation de presque 20 % de l’importance relative du commerce de la vente d’automobiles survenue en quelques années seulement. Que ce soit arrivé pendant une période de temps qui a posé des défis uniques et importants au secteur de l’automobile au sens large est encore plus impressionnant.

Pour comparer, le taux équivalent américain est toujours coincé autour de 16 %. Les revenus des concessionnaires d’automobiles aux États-Unis étaient environ 730 milliards de dollars en 2013 sur un global dont les revenus ont dépassé 4,5 billions de dollars. Alors que les ventes et les recettes au sud de la frontière poursuivent leur inexorable marche pour revenir au niveau d’avant la récession, celles du Canada sont déjà de retour à un rythme record. Cette année sera la première année les ventes du secteur canadien de la vente d’automobiles atteindront les 100 milliards ; notons que les ventes de 2014 étaient légèrement sous ce seuil.

Bien que les comparaisons avec notre voisin du sud soient utiles (c’est un sport national au Canada), elles ne disent pas toute l’histoire. Les marchés canadiens et américains de la vente sont fondamentalement différents.

Il suffit de demander à Target dont la récente incursion dans la vente au Canada a pris fin avec une perte de plusieurs milliards de dépréciation et un retrait rapide. Les stratégies et les plans d’affaires écrits pour le marché américain ne sont pas susceptibles d’être bien efficaces au Canada.

Notre marché pose des défis uniques : la météo, la faible densité de population, les régimes fiscaux et réglementaires, les questions linguistiques et le mix-produits que nous achetons. La liste peut aller plus loin.

J’ai récemment assisté au Sommet de la CADA et au discours liminaire fascinant prononcé par le PDG d’AutoNation, Mike Jackson.
Bien que M. Jackson ait supervisé la mise en place d’un vaste empire de la vente d’automobiles dans son rôle actuel, il est confiné entièrement aux États-Unis. Ceux qui entrent au Canada, a-t-il averti, le font à grand risque. Là où la connaissance locale est la clé, les nouveaux intrants à partir de pièces inconnues peuvent parfois être confrontés à des défis insurmontables pour tenter de gagner des parts sur les marchés de Victoria à Saint-Jean.

Comment les concessionnaires d’automobiles ont-ils réussi à prospérer et à augmenter leur part de marché dans ce qui reste d’une économie canadienne pleine de défis et dans le paysage de la vente ?

À titre de concessionnaires, nous avons une envergure nationale et nous sommes le secteur le plus géographiquement diversifié de l’industrie de l’automobile et de loin. Mais individuellement, les concessionnaires d’automobiles opèrent sur leurs marchés locaux, leur niche de chez nous qu’ils ont parfois mis des décennies à développer.

Il n’y a pas une économie canadienne, mais des dizaines ou des centaines d’économies régionales, et cela va même jusqu’au niveau du quartier de la personne. Les concessionnaires d’automobiles les connaissent bien, ce qui offre un avantage concurrentiel puissant sur tous les intrants sur le marché qui n’ont pas ce niveau de connexion avec leur communauté respective.

C’est cet attachement de la communauté qui a permis à des concessionnaires d’automobiles de prospérer au cours des dernières années, là où d’autres marques et secteurs ont failli dans ce marché canadien unique et stimulant. Notre concessionnaire peut avoir une portée nationale, mais son succès est réalisé localement.

Articles liés
Share via
Copy link