Affaires automobiles s’est entretenu avec John White, président et chef de la Direction de la CADA, qui a expliqué pourquoi la Corporation avait commandé son rapport sur l’avenir de la vente au détail d’automobiles et donné certaines de ses principales conclusions. Il s’agit d’une version modifiée de cette entrevue.
Affaires automobiles : Pourquoi la CADA a-t-elle commandé ce rapport ?
John White : Nous croyons que, à titre de Corporation des associations de détaillants d’automobiles, nous avons la responsabilité de garder les yeux ouverts pour savoir ce qui se passe dans le secteur de l’automobile. Il y a une foule de rapports et de médias qui parlent de la disparition de la concession d’automobiles. Nous voulions vraiment faire le point sur ce qui se passe, examiner l’industrie dans son ensemble et tout rassembler dans ce puits d’information que les concessionnaires pourraient utiliser comme guide pour la planification à long terme.
AA : Quel était le mandat de l’auteur du rapport, Chuck Seguin ?
White : Voici ce que nous avons dit à Chuck Seguin : « Nous voulons une image aussi réaliste que possible de ce que l’avenir nous réserve. » Nous ne voulions pas d’un document à saveur politique; cependant, nous voulions être prudents et ne pas créer un sentiment de panique. Nous avons déclaré : « Allez-y, obtenez de l’information aussi diversifiée que possible auprès des divers acteurs de l’industrie, qu’il s’agisse de concessionnaires, de constructeurs, d’associations représentant les constructeurs ou de perturbateurs. Essayons de nous assurer de toucher à l’ensemble de l’écosystème qui influe sur notre entreprise et l’affecte. » Nous voulions nous assurer qu’il s’agissait d’une vision impartiale et sans fioritures. Donnez-nous simplement les faits. Parce que, si je suis un concessionnaire, je veux être sûr de disposer des faits à partir desquels je peux prendre certaines décisions commerciales. Il était important pour nous de veiller à avoir une vision très équilibrée. Je pense que, une fois que les concessionnaires auront lu ce rapport, ils comprendront que nous avons réussi.
AA : Le rapport ne sera pas rendu public. Qui peut en prendre connaissance ?
White : Nous avons commandé ce rapport pour nos concessionnaires membres partout au pays et pour les associations de concessionnaires provinciales. Le rapport intégral sera offert sur le site web de la CADA, dans la section réservée aux membres. Les concessionnaires pourront se rendre sur le site web, le télécharger, puis l’imprimer et l’utiliser comme référence pratique. Nous avons accordé les droits multimédias exclusifs pour la diffusion de cette publication à nos partenaires à Universus Media, qui publient les magazines Canadian auto dealer et Affaires automobiles.
AA : Quelles sont les principales conclusions de votre point de vue ?
White : Ce que nous essayons de faire, c’est de voir ce qui se passera dans dix ans. Cela nous donnera une idée de ce à quoi ressemblera l’industrie au cours de la prochaine décennie et de voir comment elle évoluera d’ici vingt ou trente ans. La première conclusion de ce rapport, c’est que les concessionnaires canadiens de voitures neuves continueront de jouer un rôle important dans la vente et l’entretien des voitures et des camionnettes. Cela étant dit, le modèle sera différent. Les concessionnaires disposés à s’adapter, prêts à être proactifs, s’en tireront bien. Les concessionnaires résistants au changement peuvent avoir d’autres décisions à prendre en prévision de l’avenir. Mais nous croyons que l’avenir — et le rapport le démontrera — est encore très prometteur.
Légende : « La première conclusion de ce rapport, c’est que les concessionnaires canadiens de voitures neuves continueront de jouer un rôle important dans la vente et l’entretien des voitures et des camionnettes. » — John White, président et chef de la Direction de la CADA
AA : Les changements à venir affecteront-ils tous les concessionnaires de la même façon ?
White : Tous les concessionnaires seront affectés par le changement, peu importe où ils se trouvent au pays, quelle que soit leur taille, qu’ils soient indépendants ou appartenant à de grands groupes. De toute évidence, les effets seront différents, et nous voulons nous assurer que personne ne se met la tête dans le sable, pensant : je suis un petit concessionnaire indépendant dans un marché rural, et rien ne se passera.
AA : Les rumeurs sur la disparition imminente des concessions d’automobiles ne sont donc pas fondées ?
White : Les concessionnaires sont des entrepreneurs. Ce sont des survivants et ils vont certainement surmonter tout cela. À mon avis, et si je me fie aux conclusions du rapport, les rumeurs sur la disparition des concessions d’automobiles sont très exagérées et prématurées.







