AGA 2023 de la CCAM : IA, lois, questions et plaisir

L’équipe de la Corporation des concessionnaires d’automobiles de Montréal (CCAM) a convié ses membres au Centre Mont-Royal, à Montréal, le 6 septembre dernier, afin d’y tenir son Assemblée générale annuelle (AGA), mais aussi pour se réunir et discuter de notre industrie et des enjeux qui se présentent à nous.

L’après-midi a donc été dédiée à l’AGA 2023 dont M. Denis Dessureault, vice-président exécutif de la CCAM, présidait la rencontre. Il était accompagné de Martin Taillandier, président du Salon international de l’auto de Montréal (SIAM) et de Gilles Pilon, président de la CCAM. De nombreux points ont été abordés, notamment les véhicules électriques et tout ce qui les entoure, la loi 29 ainsi que la loi 30. Un beau casse-tête !

Patrice Demers, président du C.A. de la CCAQ, Ian Sam Yue Chi, président et directeur général de la Corporation des concessionnaires d’automobiles du Québec (CCAQ) et Charles Bernard, économiste principal de la Corporation des Associations de Détaillants d’Automobiles (CADA) étaient aussi sur place.

Selon le rapport du président, c’est sur une note plutôt positive que se termine l’année, notamment en ce qui concerne les finances. Du côté de M. Taillandier, la pandémie a grandement affecté le Salon international de l’auto (SIAM). Même si la dernière édition n’était pas ce qu’on espérait, les résultats sont tout de même positifs et nous ont permis de réfléchir à l’avenir de cet événement d’envergure. On pourra donc voir des changements dès janvier prochain, mais c’est en 2025 que nous verrons vraiment une transformation du SIAM.

Pour le moment, une dizaine de constructeurs ont confirmé leur présence pour le prochain Salon. D’autres ont répondu par la négative, comme Mercedes-Benz, BMW, Volkswagen et Subaru. Puis, certains restent toujours silencieux.

M. Richard Auclair, vice-président exécutif de l’AEIA, a ensuite pris la parole. Et les questions sont venues de toutes parts dans la salle. Les choses ne sont plus comme avant. Il y a de nouvelles problématiques, notamment le harcèlement psychologique. Les démarches liées aux plaintes sont longues et coûteuses. Peut-être cela résulte-t-il d’une incompréhension au sein de la direction ? Son conseil : Suivez les formations ! La CCAM est d’ailleurs passée maître dans le domaine.

La politique, toujours la POLITIQUE !

La politique, le nerf de la guerre ? Comme dans tous les domaines, la politique a son mot à dire. Le domaine de l’automobile n’y échappe pas, et ce n’est pas toujours facile, surtout avec un gouvernement majoritaire. L’équipe de la CCAQ travaille fort pour ses concessionnaires, tout comme la CADA au niveau fédéral. La cessation de la vente de véhicules à essence en 2035 en ajoute une couche. « Concessionnaires, soyez prêts à vendre, à réparer et à entretenir des véhicules électriques et à élargir vos types de revenus », a martelé M. Sam Yue Chi. «Investissez dans les pneus, les pièces, le domaine de l’après-vente, etc.

Néanmoins, il y a du positif. Les incitatifs sont maintenus, du moins, tant que la parité n’est pas atteinte avec les véhicules électriques, et la présence des constructeurs chez nous est une bonne chose. Mais il nous faut plus de bornes de recharge et de programmes de subventions.

L’intelligence artificielle : sommes-nous prêts ? Et pouvons-nous l’être ?

Les invités étaient ensuite conviés à la conférence de Jean-François Ouellet, une sommité dans le secteur de l’intelligence artificielle. Une présentation et un sujet fort intéressant. Mais, une application de ce type peut-elle aider les concessionnaires de chez nous ? Doit-on craindre cette transformation numérique ? Comment faire pour naviguer dans toutes ces nouveautés ? C’est un sujet qui amène énormément de questions.

Toutefois, en concession, ce ne sera pas aussi facile. L’intelligence artificielle a besoin de banques de données, des données qui se répètent maintes et maintes fois afin de créer des algorithmes. L’industrie de l’automobile possède des tonnes de données, mais c’est difficilement applicable pour notre industrie puisque chacun utilise ses données à sa propre façon. Du moins, pour le moment. Il faudra rester à l’affût et être créatif.

À la suite de cette conférence, offerte aux partenaires et aux invités, en plus des membres de la CCAM, on a fait l’annonce du nouveau Conseil d’administration et on a remis les diplômes pour les finissants du programme CCAM-NADA et du Programme Élite. Visitez le site web d’Affaires automobiles pour connaître tous les finissants du programme Élite-NADA et pour voir toutes les photos.

Puis, un coquetel dînatoire offert par Sym-Tech-Services aux concessionnaires a suivi.

Charles Bernard, économiste principal, CADA ; Gilles Pilon, président, CCAM ; John White, directeur national, Développement des affaires, Groupe financier First Canadian ; et Sébastien Bourget-Fournier, Groupe financier First Canadian
Denis Dessureault, vice-président exécutif, CCAM et SIAM ; et Charles Bernard, économiste principal, CADA
Denis Dessureault, vice-président exécutif, CCAM et SIAM ; Ian Sam Yue Chi, président et directeur général, CCAQ ; et Charles Bernard, économiste principal, CADA
Panel de discussion lors de l’AGA de la CCAM 2023
Luc Samson, directeur général, Honda Ste-Rose ; Jacques-Olivier Jr, vice-président, CCAM ; et Sylvain Raymond, Vice-président, Québec, Financement automobile BMO
Articles liés
Share via
Copy link