Les Canadiens souhaitent avoir une industrie plus forte

CNW Group/KPMG LLP

Une certaine incertitude plane au-dessus du monde de l’automobile. Avec l’inflation, les frais de douanes, et le mouvement dans l’industrie, les Canadiens ont des craintes. L’entreprise KPMG a sondé 2000 personnes afin d’en savoir davantage. 

Selon les résultats obtenus par le cabinet KPMG, six Canadiens sur dix prévoient d’acheter un nouveau véhicule au cours des cinq prochaines années. Cependant, plus de la moitié craignent les hausses de prix, ce qui rend les véhicules plus difficiles d’atteinte. On a également noté que les Canadiens accordent maintenant une importance à l’endroit où les véhicules sont fabriqués. Plus de 70 % d’entre eux affirmant qu’il est très ou assez important que leur véhicule soit assemblé ou construit au Canada.

« Alors que les droits de douane américains perturbent l’industrie, les Canadiens qui cherchent un nouveau véhicule se tournent vers les marques auxquelles ils font confiance à des prix abordables dans les modèles qu’ils veulent et, de plus en plus, vers l’endroit où ces véhicules sont construits », a déclaré Dave Power, associé et leader national, Automobile, KPMG au Canada. 

« Les acheteurs sont à la recherche de véhicules qui correspondent à leur mode de vie, qui sont abordables et qui ont un impact économique positif sur le pays. Il n’est donc pas surprenant que Toyota et Honda, qui ont chacune une grande présence manufacturière en Ontario, interpellent le plus les consommateurs canadiens. Parallèlement, la confiance à l’égard des trois grands constructeurs automobiles de Détroit commence à diminuer, parce que les Canadiens constatent un manque d’engagement à conserver les emplois au Canada, en raison des politiques commerciales des États-Unis et des pressions exercées sur la direction de l’entreprise pour qu’elle transfère ses activités aux États-Unis. »

« Les Canadiens réclament une nouvelle stratégie automobile qui accorde la priorité à la fabrication au pays, garantit des emplois, favorise une résilience à long terme et positionne le Canada comme un chef de file dans la production de véhicules électriques et de batteries, »  a-t-il ajouté. 

Voici les faits saillants du sondage :

  • 61 % des Canadiens prévoient d’acheter une nouvelle voiture au cours des cinq prochaines années.
  • 62 % ne dépenseront pas plus de 50 000 $ pour une nouvelle automobile, en baisse par rapport à 75 %, selon un sondage de KPMG en 2022.
  • 39 % prévoient de dépenser entre 30 000 $ et 50 000 $, tandis que 23 % dépenseront moins de 30 000 $.
  • Le prix et la marque sont les deux considérations les plus importantes lors de l’achat d’un nouveau véhicule ; 80 % des répondants mentionnant le prix, et 71 % mentionnent la confiance et la réputation de la marque.
  • 76 % affirment craindre que les tensions commerciales et les droits de douane continus rendent les nouveaux véhicules hors de prix.
  • 72 % craignent que le prix des nouveaux véhicules augmente si l’industrie automobile canadienne perd sa protection en vertu de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), et plus particulièrement compte tenu des politiques commerciales potentielles des États-Unis.
  • Près du quart (23 %) des répondants craignent que les droits de douane aient favorisé leur exclusion du marché des véhicules neufs et une autre augmentation de 10 à 15 % du prix des véhicules pourrait pousser 38 % des consommateurs à se retirer du marché.
  • 72 % affirment qu’il est important que leur véhicule soit assemblé ou construit au Canada.
  • 23 % affirment que c’est un élément très important.
  • 49 % affirment que c’est un élément quelque peu important.

C’est ainsi que les Canadiens souhaitent que le soutien du gouvernement soit ciblé là où il permet d’améliorer la production et la résilience à l’échelle nationale. 37 % souhaitent que le financement soit dirigé vers l’industrie canadienne de l’approvisionnement en pièces automobiles afin de protéger la stabilité de la fabrication et de la chaîne d’approvisionnement au Canada. 

« Les gens réclament une stratégie à long terme, et non des correctifs à court terme », a déclaré M. Power. « Les Canadiens veulent des investissements stratégiques qui protègent les emplois dans le secteur manufacturier tout en renforçant les bases de l’ensemble de l’écosystème automobile. »

Et du comité des véhicules électriques, plus de la moitié des Canadiens (55 %) croient que le Canada pourrait devenir un chef de file mondial dans ce domaine, ce qui nous permettrait de (VE) réduire la dépendance à l’égard de l’industrie automobile américaine. Presque autant des sondés (52 %) souhaitent que les gouvernements en fassent une priorité. « Et comme des milliards de dollars sont déjà consacrés à la construction de nouvelles installations de recharge de batteries et de VE en Ontario et au Québec, l’élan se poursuit vers un écosystème fait au Canada pour les exportations de technologies propres dans les domaines de l’énergie renouvelable, des VE et de l’électrification », ajoute M. Power.

Enfin, toujours selon le sondage, 60 % affirment que les gouvernements devraient fournir un soutien financier et des mesures incitatives pour maintenir les constructeurs automobiles en activité au Canada.

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