Colloque 2026 de la CCAQ, en Espagne

La Corporation des concessionnaires automobiles du Québec (CCAQ) organise un colloque annuel afin de réunir les acteurs de l’industrie automobile du Québec. Cette année, plus de 250 personnes ont répondu présentes, et l’événement, qui se déroulait à Marbella, en Espagne, a de nouveau été un succès.

Du 3 au 8 mai dernier, concessionnaires et dirigeants représentant plus de 160 concessions, propriétaires de carrosseries CarrXpert, dirigeants des corporations régionales, partenaires, fournisseurs ainsi que membres de la Corporation des associations de détaillants d’automobiles (CADA) ont pris part au Colloque 2026 de la CCAQ. L’événement se tenait au superbe Club Med Magna Marbella, un village vacances tout inclus haut de gamme situé en Andalousie, au sud de l’Espagne.

Liberté

Ce fut une semaine d’activités professionnelles bien remplies et de découvertes qui ont séduit tous les convives. Le mot d’ordre était « Liberté » : liberté de vivre cette expérience à son rythme, de choisir ses moments, ses rencontres et ses découvertes. « C’est un beau moment pour créer de vrais liens, loin de l’urgence de nos bureaux », a également mentionné d’entrée de jeu Mme Nathalie Aumont, présidente du conseil d’administration de la CCAQ.

Nathalie Aumont

Une industrie mobilisée

L’industrie automobile est en plein changement ; les défis sont nombreux, mais cette semaine passée ensemble rappelle non seulement que les membres de l’industrie sont présents, mais aussi qu’ils ont la volonté d’avancer ensemble. Les quatre coins du Québec y étaient représentés, tout comme le Canada, avec la présence de la CADA.

Tim Reuss, président et chef de la direction, a d’ailleurs pris la parole à quelques reprises, notamment pour parler du programme CADA 360 lors de la soirée d’ouverture, un programme conçu et administré par des concessionnaires. « Le but n’est pas de générer des profits, mais bien de fournir les meilleurs avantages sociaux possibles aux concessionnaires et à leurs employés. Nous ne sommes pas une société d’assurance, mais nous cherchons à maximiser le rendement de vos investissements. Nous existons pour vous servir et vous offrir le meilleur programme d’avantages sociaux : régimes de retraite, assurance garage et services de sécurité. Lorsque vous participez à nos programmes, vous soutenez également tout le travail que la CADA accomplit pour vous auprès du gouvernement fédéral », a-t-il mentionné.

Nathalie Aumont, Ian P. Sam Yue Chi et Tim Reuss

Article complet ici: https://affairesautomobiles.ca/2026/05/soiree-douverture-du-colloque-annuel-de-la-ccaq-en-espagne/ 

Tim Ryan, vice-président aux relations avec l’industrie et aux affaires juridiques de la CADA, était également sur place, de même que M. Charles Bernard, économiste en chef. Ce dernier a présenté des analyses et des perspectives économiques en plus d’aborder les dossiers actifs de l’organisation au sein du gouvernement.

Les véhicules chinois : une réalité imminente
Alors que l’arrivée des véhicules chinois au Canada suscite de nombreuses discussions, M. Tim Reuss a offert une entrevue particulièrement appréciée des participants. Il a questionné Mariano Calixto Bautista, membre du Grupo Concesur, un important conglomérat du secteur automobile représentant une dizaine de marques, dont le constructeur chinois BYD.

Très transparent, M. Calixto Bautista a confirmé la qualité des produits, leurs prix compétitifs et l’avance technologique des constructeurs chinois. « La vitesse d’exécution est incroyable. Tout change chaque jour. Ils s’adaptent au marché et produisent des véhicules presque sur mesure. Lorsqu’on a besoin de quelque chose, on le demande et, en trois mois, on le reçoit. Je n’ai jamais eu ce type de conversations avec d’autres constructeurs », mentionnait-il.

« Nous sommes très contents d’être avec BYD. Si nous avions su plus tôt, nous aurions davantage de points de vente. » Bien que la fiabilité soit au rendez-vous pour le moment et que très peu de réclamations soient reçues, l’avenir demeure incertain. Selon ses dires, le service après-vente est complexe : « On nous demande des photos et des vidéos pour tout ; la bureaucratie est lourde. » On exige également un large inventaire. « C’est très axé sur les affaires! »

Nathalie Aumont, Mariano Calixto Bautista, Tim Reuss et Ian P. Sam Yue Chi

Regards sur la Chine

M. Marc Bourassa, ancien président du conseil de la CADA et dirigeant de Cadillac Laval, a partagé son expérience de son voyage en Chine. « Les Chinois, dans notre tête, c’étaient des copieurs. Mais la réalité est tout autre », a-t-il affirmé. Ils sont véritablement prêts à conquérir le monde et possèdent une vision à long terme. « Allez en Chine! Allez comprendre ce qui s’y passe et ce qui s’en vient! »

Même son de cloche du côté de M. Guy Lussier, fondateur du Groupe Lussier, dans la grande région de Saint-Hyacinthe. « La première journée, nous étions emballés. La deuxième, découragés. C’est un monde en transformation qui entraînera de grands bouleversements. »

Ian P. Sam Yue Chi et Marc Bourassa

L’intelligence artificielle : plus urgente que jamais

L’intelligence artificielle (IA) demeure un sujet central. André-Martin Hobbs, très actif dans l’industrie automobile au Québec et membre d’un sous-comité sur l’IA au sein de la CADA, a offert une conférence à ce sujet. Il a rappelé l’urgence d’agir : « Il y a six mois, il fallait s’y intéresser. Aujourd’hui, ça presse. » Clin d’œil à certaines organisations comme AutoCanada, Dilawri et le Groupe Saillant, qui ont déjà structuré leurs équipes autour de l’IA.

Selon André-Martin, le véritable enjeu n’est pas l’IA, mais son exécution. Les résultats sont d’ailleurs éloquents : 30 % des décideurs qui ont implanté l’IA n’auraient pas vu d’impact. Mais n’oublions pas que l’IA fonctionne mieux avec l’interaction humaine. Selon les chiffres qu’il a avancés, l’IA seule générerait 12 % de prises de rendez-vous, contre 35 % lorsqu’elle est combinée à l’humain.

Mais par où commencer ? Nommer un responsable de l’IA, identifier les problématiques, valider vos données et tester les outils et les meilleures pratiques pendant quelques mois. La validation des données est extrêmement importante, de même qu’une bonne stratégie. N’oublions pas que l’IA demande du travail pour être efficace. Ce n’est pas une solution clé en main, a conclu André-Martin.

Programmes d’image des constructeurs

De son côté, Mélanie Godin a abordé les exigences des programmes d’image des constructeurs. Les plans proposés ne reflètent pas toujours la réalité des concessionnaires. Il est donc essentiel de concilier esthétique, performance et réalisme. Son conseil clé : ne pas hésiter à remettre en question les recommandations des manufacturiers. Par exemple, un luminaire ne doit pas seulement être beau : il constitue aussi l’éclairage principal pour vos véhicules, vos employés et vos clients.

Marc Bourassa, Mélanie Godin, Ian P. Sam Yue Chi et André-Martin Hobbs

Conseil d’administration

Avec tous les changements actuels, il s’agissait évidemment d’une séance extraordinaire. « Cette année nous aura démontré la solidité et la maturité de notre organisation. La CCAQ avance avec discipline et avec des impacts concrets. Merci pour votre dévouement et votre contribution », a mentionné d’emblée Mme Aumont.

Ian P. Sam Yue Chi, président-directeur général de la CCAQ, a également pris la parole pour parler de la situation actuelle dans l’industrie et des actions menées par la CCAQ pour ses membres, au quotidien et auprès du gouvernement. Bien que les défis soient grands, le plan stratégique 2026-2029 se poursuit. On parle ici de gagner la confiance des consommateurs, de cultiver une identité forte, d’amplifier notre impact, de consolider nos relations de confiance et de développer nos connaissances et réseaux professionnels.

Il a également parlé de la certification : l’homologation mise en place par la CCAQ pour standardiser les pratiques de l’industrie et ainsi renforcer la confiance des consommateurs, qui poursuit sa progression.

Actuellement, 695 concessions sur 840 (83%) sont certifiées pour un total de 4 577 employés. Et cela se poursuit avec la prochaine étape, soit la formation pour les conseillers techniques, réceptionnistes et commis aux pièces. On a aussi nommé Me Robert Pidgeon, qui agira à titre de président du Comité de conformité professionnelle et de discipline.

Ian P. Sam Yue Chi

Activités et réseautage

Plusieurs activités ont permis aux participants de réseauter dans un cadre convivial, notamment des visites à Ronda, Puerto Banús ou encore le Caminito del Rey. Un tournoi de padel, organisé par Otogo, a également connu un beau succès. 

Article complet ici : https://affairesautomobiles.ca/2026/05/aperol-tapas-et-decouvertes-congres-annuel-de-la-ccaq-en-espagne/ 

Banquet de la présidente

Le banquet de la présidente, intitulé La noche de Encanto, a offert une soirée mémorable, alliant élégance et ambiance festive.

Article complet ici : https://affairesautomobiles.ca/2026/05/la-noche-de-encanto-congres-annuel-de-la-ccaq-en-espagne/ 

Atelier des partenaires : un format renouvelé

L’atelier des partenaires, entièrement repensé, a proposé une formule dynamique sous forme d’entrevues et de jeu-questionnaire. Les participants ont apprécié ce nouveau format, plus interactif et moins formel.

Article complet ici : https://affairesautomobiles.ca/2026/05/latelier-des-partenaires-au-congres-annuel-de-la-ccaq-en-espagne/ 

Bravo à tous les organisateurs : c’est assurément un événement dont on se souviendra.

Toutes les photos se trouvent ci-dessous et une version encore plus étoffée paraîtra dans les pages du prochain magazine Affaires automobiles.

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