Après plusieurs années de forte hausse, les prix des véhicules neufs semblent se stabiliser. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance, notamment le recul des ventes de véhicules électriques (VE) et le retour à des niveaux d’inventaire plus élevés.
Le prix moyen de transaction des véhicules légers neufs a diminué en 2025, après avoir bondi de 31 % entre 2019 et 2024. La baisse demeure modeste, à 0,6 %, et atteint 53 400 $. Les camions légers, qui représentent 88 % du marché, ont vu leurs prix reculer de 0,6 %, tandis que les voitures particulières ont enregistré une diminution plus marquée de 1,4 %, dans un contexte de volumes de ventes plus faibles.
Selon le plus récent rapport de Desrosiers Automotive Consultants (DAC), plusieurs éléments ont contribué à freiner la hausse des prix : la baisse des ventes de véhicules électriques, généralement plus coûteux, le retour à des inventaires normalisés et l’impact de contre-tarifs, surtout dans le segment du luxe. L’évolution des préférences vers des véhicules plus petits a également joué un rôle.
Sur le plan régional, le Québec a enregistré une baisse de 1,7 % en 2025, notamment en raison du recul des ventes de véhicules électriques à batterie (VEB). L’Ontario a aussi observé une diminution de 0,8 %, tandis que l’Alberta a connu une hausse de 1,1 %, la baisse des ventes de VEB y ayant eu peu d’impact.
« La baisse des prix de transaction s’explique en partie par le recul des consommateurs sur le marché des VEB en 2025 », explique Andrew King, associé directeur chez DAC. « Les perspectives pour 2026 demeurent complexes, avec une reprise partielle des ventes de VEB, des conflits commerciaux persistants et une hausse des prix de l’essence qui influencent la composition des ventes », a-t-il ajouté.






