L’intelligence artificielle s’impose dans le commerce automobile, mais les concessionnaires peinent encore à en tirer des résultats commerciaux concrets.
Selon la première étude trimestrielle AI in Auto Retail Tracker de Cox Automotive, menée auprès de concessionnaires et d’acheteurs, 82 % des concessionnaires utilisent déjà l’IA, principalement pour le suivi client, la création de contenu et l’automatisation des tâches.
Malgré cette adoption, près de la moitié des concessionnaires estiment être à la traîne par rapport à leurs pairs.
L’étude révèle aussi un écart marqué entre les attentes et les résultats. Alors que 69 % des concessionnaires utilisant l’IA espéraient une hausse des ventes et des revenus, seulement 22 % disent avoir atteint ces objectifs jusqu’ici.
Selon Cox Automotive, l’IA pourrait d’abord produire des gains plus rapides en efficacité et en productivité, avant que ses retombées financières à long terme ne se concrétisent.
Les consommateurs se montrent prêts, quant à eux, à intégrer davantage cette technologie au processus d’achat : 63 % des acheteurs sur le marché disent qu’ils utiliseront sûrement ou probablement l’IA lors de leur prochain achat. Plutôt que de s’en servir pour éviter les concessions, ils comptent surtout l’utiliser pour s’informer sur les véhicules, préparer leurs questions et mieux anticiper leurs échanges avec le personnel.
L’étude montre aussi que les concessionnaires qui travaillent avec des partenaires externes spécialisés en IA rapportent de meilleurs résultats, une plus grande confiance envers les données générées et une utilisation plus efficace de la technologie. Certains misent également sur des « champions internes », notamment aux ventes et au marketing, pour accélérer l’adoption de ces outils.
Cox Automotive compare cette transition à l’arrivée d’Internet : l’avantage concurrentiel ne dépendrait pas tant d’une adoption précoce que d’une intégration efficace de l’IA aux opérations, à l’expérience client et à la prise de décision.






