
M. Michel St-Arnaud associé, Mme Édith Pion, associée en fiscalité, et M. Sylvain Darche, coach chez Raymond Chabot Grant Thorton
Le Centre de financement aux concessionnaires de la Banque Scotia présentait, l’automne dernier, un colloque ayant pour thème la succession, l’achat et la vente d’entreprises ainsi que l’économie, présenté par des experts de Raymond Chabot Grant Thorton, Roynat et Gestion privée Scotia. Ce colloque permettait d’analyser les possibilités et les choix qui s’offrent aux concessionnaires quand vient le temps de vendre, de transférer à la relève ou d’évaluer différentes options. Nous vivons un phénomène unique où la conjoncture économique appelle à la prudence dans nos choix d’investissements; et les experts du colloque ont su capter l’attention des concessionnaires présents.
Le Centre de financement aux concessionnaires de la Banque Scotia gère de façon exclusive des ententes avec neuf fabricants depuis 1990. Nous retrouvons quatre centres de financement aux pays : Vancouver, Hamilton, Montréal et Halifax.
Le Centre de financement a financé 600 000 véhicules pour une valeur de 7 milliards au Canada dont 5 milliards au Québec.
Anticiper
M. Jean-Paul Choucha, chef et directeur général, Groupe Gestion privée Scotia, aide les clients à accroître, à préserver et à transférer leur patrimoine par des stratégies intégrées de gestion de patrimoine élaborées par des spécialistes. « Anticiper veut dire prendre les devants et conserver une longueur d’avance face aux éventualités, qu’elles soient d’ordre physique, financière, sociale ou économique. » Que vous soyez à bâtir, à chercher des moyens de le préserver ou si vous envisagez de le transférer à vos bénéficiaires, M. Choucha peut vous aider à réaliser vos objectifs.
Naviguer dans les incertitudes – 2012 et au-delà
M. Daniel Racette, directeur général de Gestion d’actifs Scotia, a dressé un portrait élaboré de la situation mondiale dans le secteur automobile. Nous sommes bombardés de nouvelles pessimistes entourant la possibilité d’une récession, mais, si nous prenons le temps de regarder ailleurs, nous pouvons remarquer que nous sommes en meilleure position que plusieurs pays dont les États-Unis.
M. Racette décrit la Chine comme le bras de production du monde et l’Inde comme la matière grise. Quelque 300 000 nouveaux ingénieurs sont formés annuellement en Inde où l’on note une croissance économique de 9 à 10 %, tout comme en Chine. Au cours des 20 prochaines années, 30 mégavilles (ville de 10 millions habitants ou plus) seront formées. À titre de comparaison, il n’y a aucune mégaville au Canada et aux États-Unis. Il y a une transition importante du transfert de pouvoir économique des richesses que nous n’avons pas observé depuis très longtemps en Chine.
Depuis la crise économique, les pays industrialisés ont tous subi une baisse importante de production industrielle. On note également une croissance économique plus faible au Québec que dans les provinces de l’Ouest où l’on trouve plusieurs matières premières comme le pétrole, le gaz naturel, le cuivre et le nickel qui ont une tendance haussière, ce qui crée une incertitude et un manque de confiance du consommateur québécois qui affectent les ventes des concessionnaires.
Pour la première fois dans l’histoire des ventes d’automobiles, il s’est vendu plus de véhicules en Chine qu’en Amérique. En 2010, on y a vendu 16 millions de véhicules, et les projections de 2015 sont de 30 millions par année. GM a écoulé plus de véhicules en Chine qu’en Amérique, et les Chinois aiment les voitures américaines. Entre 2000 et 2010, la Chine a connu une augmentation de 1 436 %, et l’Inde, de 243 %, alors qu’il y a eu une baisse aux États-Unis, en Europe et au Mexique. Au Canada, on ne note aucune variation.
L’endettement des ménages canadiens est élevé et inquiétant; si les taux d’intérêt augmentent, plusieurs n’y résisteraient pas, ce qui affecterait directement les ventes de véhicules. En regardant de plus près, nous avons 420 000 véhicules neufs vendus en 2011, comparativement à 414 000 en 2010, et les entreprises qui connaissent la plus grande croissance sont Ford, Kia et Volkswagen.
Préparer la relève – Approche INTÉGRÉE
Pour M. Michel St-Arnaud, associé, Mme Édith Pion, associée en fiscalité, et M. Sylvain Darche, coach chez Raymond Chabot Grant Thorton, il est très important de faire une planification de la relève avec l’aide d’experts, surtout qu’il est plus difficile de transférer à des membres de la famille qu’à des étrangers.
« Ça prend 80 000 heures de travail pour bâtir une entreprise et seulement 8 heures pour effectuer le transfert », mentionne Sylvain Darche.
Établir un plan de relève exige du temps et de la préparation. Au chapitre de la fiscalité, certaines déductions d’impôts ne sont possibles que si l’on respecte les critères de détention d’actions de
24 mois pour bénéficier de tous les avantages
fiscaux. Quand on fait une planification dans le cadre d’un transfert de relève, on tente de faire bénéficier à l’actionnaire la déduction pour gain
de capital de 750 000 dollars lors de la vente d’actions, mentionne Mme Édith Pion, de Raymond Chabot Grant Thorton.
Certains concessionnaires sur place ont
mentionné ne pas laisser assez de place à la relève, être réticent à dévoiler l’information, être trop
émotif et pas assez calculateur. Quand un transfert est effectué aux membres d’une même famille,
plusieurs détails personnels et émotionnels entrent en jeu, ce qui rend la transaction très délicate.
Environ 50 % des propriétaires disent qu’il n’est pas facile de préparer la relève; les entrepreneurs savent très bien comment gérer leurs entreprises mais pas nécessairement faire le transfert.
Comment financer la transaction
d’une concession
André Laforge, directeur général et chef de région chez Roynat Capital Inc., a présenté la filiale peu connue qui appartient à la Banque Scotia depuis 1994 : « Roynat Inc. » qui fêtera ses 50 ans en affaires l’an prochain. La filiale compte 19 bureaux au Canada dont 3 au Québec, 152 employés et des actifs de
3 milliards de dollars. Elle offre des solutions novatrices sur mesure pour des besoins particuliers de ses clients avec des produits souples. Des solutions de financement dans plusieurs secteurs d’activité dont la succession d’entreprise avec des produits comme le financement à terme, le financement mezzanine, les crédits-bails et la dette subordonnée. « Chez Roynat, selon M. Laforge, nous bâtissons des relations
d’affaires à long terme ».
Organisé par la Banque Scotia et l’équipe de Pierre Hudon, directeur du Centre de financement aux concessionnaires, le colloque a été une réussite et a été très apprécié des concessionnaires. Les experts présents ont su les sensibiliser et leur donner des exemples qui pourront les aider quand leur tour viendra de faire le transfert de leur entreprise. La journée s’est terminée par un cocktail dînatoire où tous étaient très heureux de pouvoir échanger sur les sujets abordés durant le colloque.











