Le nouveau président de la Corporation des associations de détaillants d’automobiles (CADA), Harry Mertin, dit qu’il est temps que les personnes travaillant sans relâche en arrière-scène à protéger les intérêts des concessionnaires reçoivent un minimum de reconnaissance.
«J’aimerais que nous puissions mieux reconnaître le mérite des gens», dit ce lauréat de la CADA et concessionnaire GM en Colombie-Britannique depuis des lustres, lui qui prend la relève d’un autre lauréat de la CADA, le président sortant Steve Chipman.
Lors d’une entrevue accordée à Affaires automobiles, Harry Mertin a fait une mise à jour des dossiers dans lesquels la CADA est impliquée et précise ce à quoi les détaillants doivent s’attendre de l’association au cours des prochains mois.
«J’ai un profond respect pour ce que fait la CADA, pour le travail acharné des membres et pour le leadership que démontrent l’équipe de gestion, les membres du Conseil d’administration ainsi que tous les comités présidés par des concessionnaires», affirme le nouveau président. «Ces gens ne reçoivent pas la reconnaissance méritée pour leur excellent travail. Je crois que nous les tenons pour acquis.»
Jusqu’à ce qu’il rejoigne le Conseil d’administration de la CADA, M. Mertin, comme beaucoup de ses collègues concessionnaires dans tout le pays, dit qu’il ne comprenait pas bien la portée des activités de l’association. «Je suis dans l’industrie depuis 39 ans. Pourtant, ce n’est que lorsque j’ai rejoint l’exécutif de la CADA que j’ai vraiment compris ce que signifiait et aurait dû signifier pour moi la CADA durant toutes ces années», avoue-t-il.
Harry Mertin dit qu’une grande partie du travail de l’association consiste à tranquillement résoudre des problèmes en coulisses et, dans ce cas, il n’est pas toujours approprié pour l’association d’obtenir le mérite. «C’est fait sans tambour ni trompette, efficacement et professionnellement», confirme M. Mertin.
Le fonds d’aide juridique
Le nouveau président ajoute, par exemple, que le fonds d’aide juridique de la CADA a consenti plus de 430 000 $ en subventions en 2015. Cet argent ciblait des cas qui auraient pu avoir un impact plus important sur tous les concessionnaires. La CADA a poursuivi ces dossiers avec vigueur avant qu’il n’y ait un «effet domino». Il exhorte les concessionnaires et les associations à continuer à faire des dons au fonds.
Par exemple, après avoir fait un lobbying important, effectué de la recherche et donné de l’information détaillée, la CADA a réussi à convaincre l’Agence du revenu du Canada (ARC) de renoncer au fait que les concessionnaires doivent payer la TPS ou la TVH. Beaucoup de concessionnaires à travers le pays avaient pris comme une gifle cet important et inattendu projet de loi sur la fiscalité. Cela a mené à une victoire importante qui exigeait de la CADA les services d’un conseiller juridique spécialisé dans les transactions financières, la fiscalité et la recherche spécialisée pour répondre aux normes de procédure, ainsi que de comptables spécialisés dans la fiscalité et les concessions automobiles.
Produits d’assurance exempts de taxes?
L’ARC examine maintenant si les concessionnaires doivent payer la taxe sur les produits d’assurance aux consommateurs.
«Voilà qui en fait sourciller plus d’un», dit Harry Mertin, ajoutant que l’ARC a demandé à la CADA d’élaborer un document de sa position sur la question, lui qui doit être livré avant la fin de l’année. «À mon avis, on a fait un grand pas. Dans ce cas, ils nous ont consultés», s’enthousiasme M. Mertin, ajoutant qu’il s’agit d’une approche très différente de celle qu’a adoptée l’ARC dans le cas des dossiers de services financiers.
«Nous avons gagné le respect de l’ARC sur la TVH/TPS», dit-il. «Nous avons l’occasion de leur montrer que nous sommes en désaccord avec eux, comment et pourquoi. C’est un accomplissement et un véritable respect pour la CADA.»
Les banques et les prêts
Un autre problème majeur qui se profile à l’horizon, c’est le prochain examen législatif de la Loi sur les banques qui est à venir en 2017. Les fonctionnaires aux finances ont signalé que cet examen sera effectué lors d’un «cycle législatif et politique complet».
La CADA a sondé le terrain auprès des concessionnaires qui appuient sa position dans une proportion de 95 pour cent, à savoir que les restrictions actuelles sur les banques dans le crédit-bail automobile devraient rester en place.
Si rien n’a été changé pour modifier la situation depuis le dernier examen de la Loi sur les banques, le président de la CADA dit que rien ne devrait changer. «On devrait parler de ce qui est bon pour le consommateur», explique M. Mertin. «Voilà ce qui est le plus important.»
Sommet de la CADA 2016
Le département des Relations avec l’industrie de la CADA continue d’aborder les questions d’intérêt pour les concessionnaires, y compris le Sommet de la CADA 2016, qui se tiendra le 10 février 2016 à l’Hôtel Omni King Edward de Toronto.
Il s’agit du quatrième Sommet annuel de la CADA et ce pourrait être le meilleur. «Le Sommet de la CADA aborde des sujets importants et pertinents», explique Harry Mertin. «Venez pour apprendre.»
Il dit que le monde des concessionnaires change rapidement. «Vous voulez comprendre ce qui change pour mieux réagir», mentionne-t-il. Harry Mertin dit que le Sommet CADA a eu lieu à guichets fermés lors des trois premières années, ce qui prouve que les concessionnaires sont désireux d’apprendre.
Les résultats de l’enquête sur l’indice de satisfaction 2015 Dealer (DSI) seront également dévoilés au Sommet de la CADA. Cette année, la CADA attend un taux d’enregistrement record et encourage les représentants des conseils de concessions à profiter de séances de consultation gratuites pour examiner les résultats.
Automotive Business School of Canada
Harry Mertin dit que la question qui lui tient à cœur est l’introduction du nouveau programme de gestion de concessions d’automobiles offert par la Business School of Canada (ASBC). «Ce programme est toujours aussi important et toujours aussi nécessaire», dit le président. Il affirme que son fils a dû quitter le pays pour participer à un programme de formation en concession parce qu’il n’y avait pas de tels programmes offerts au Canada.
Le contenu canadien présenté dans le nouveau programme est un gros avantage pour les participants. Harry Mertin dit que l’exposition aux lois et règlements du Canada est inestimable. «Comme une industrie qui a évolué et qui est réglementée», dit-il.
Harry Mertin dit que la CADA, dirigée par Richard Gauthier, président et chef de la direction, a été un grand partisan de ce nouveau programme. «Cela pourrait être la surprise parmi toutes les choses dont nous avons parlé», a-t-il dit. «Je suis particulièrement enthousiaste à ce sujet.»
Il ajoute que Rick Koch, actuel président de l’Automotive Business School of Canada (ASBC), mérite aussi cette reconnaissance pour ses efforts mis dans la promotion de l’école et dans son aide pour mener le programme de gestion de concessions à maturité. «Voilà un homme motivé et qui peut faire la différence», dit Harry Mertin.
Il dit que les membres du comité et les présidents de comités qui soutiennent l’école méritent aussi de la reconnaissance pour leur travail. «Nous ne remercions pas assez ces gens.»
Un mot de remerciement
Le président de la CADA a aussi fait l’éloge du président sortant, Steve Chipman, qui, dit-il, lui laisse une association en bonne santé. «Steve Chipman a fait un excellent travail. Je ne pouvais pas être plus reconnaissant envers lui. Steve a trimé dur», dit Harry Mertin.
Harry Mertin dit que M. Chipman a visité les concessionnaires et les associations dans tout le pays et a consacré des efforts personnels et du temps. «Avant de me remettre les rênes, il s’est assuré que tout allait bien, et tout fonctionne beaucoup mieux», dit-il.
Les autres dossiers auxquels l’association s’attaquera comprennent notamment les conclusions du Groupe de travail national qui étudie les moyens de «réinventer la fédération des associations.»








