La stratégie sur les VZE fera les manchettes

Nous avons beaucoup de nouvelles à digérer, mais la stratégie sur les véhicules à zéro émission (VZE) aura des effets sur une longue période.

Les nouvelles peuvent parfois sembler inquiétantes.

Il est difficile de savoir si ce sont les nouvelles qui sont plus nombreuses de nos jours ou si c’est l’accès qui est plus simple et que nous en demandons plus. D’une manière ou d’une autre, le flux d’information et de questions est intarissable, et dans les affaires et dans la vie.

Votre serviteur s’est récemment présenté à une réunion de l’industrie pour discuter, entre autres choses, des nombreux problèmes d’ordre politique auxquels l’industrie est confrontée en ce moment. La liste était longue : L’ALENA; les règles touchant la consommation de carburant; les règles fiscales en constante évolution pour les petites entreprises; la nouvelle loi fédérale sur les rappels de véhicules; la légalisation de la marijuana; et les règles touchant les véhicules autonomes.

En temps normal, n’importe lequel de ces sujets aurait pu être considéré comme un enjeu majeur dans l’industrie de l’automobile au Canada. Cependant, ils se sont tous pointés en même temps, et aucun d’entre eux ne représente un défi potentiel important pour 2018.

Pour cette année, en haut de la liste de tous ces problèmes, nous connaîtrons la nouvelle stratégie nationale sur les véhicules à zéro émission (VZE) adoptée par le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau.

Heureusement pour les concessionnaires, la CADA a entretenu des relations de travail très solides avec le ministre Garneau et son équipe de 2016 au début de cette année tout au long du processus d’adoption du projet de loi S-2.

Nous avons été en contact régulier avec son équipe alors qu’elle planchait sur une nouvelle stratégie fédérale touchant les VZE qui sera annoncée plus tard cette année. L’annonce de cette stratégie de 2018 a été faite l’an dernier, et, depuis lors, de nombreuses consultations ont eu lieu entre Transports Canada et les nombreux groupes d’intervenants qui seront touchés par la nouvelle approche nationale visant à encourager une plus grande prolifération des VZE.

Tous les groupes invités à participer à ce processus s’entendent sur certains points clés. La participation du gouvernement fédéral à l’expansion de l’infrastructure de recharge pour les véhicules électriques est presque universellement acceptée, étant donné que le manque actuel de bornes de recharge empêche les consommateurs d’aller très loin avec ce type de véhicule.

L’argent du gouvernement pour élargir le réseau de bornes de recharge aiderait à alléger le problème que nous avons aujourd’hui : peu de gens achètent des VZE parce qu’il n’y a pas suffisamment de bornes; et il n’y a pas suffisamment de bornes parce que peu de gens achètent des VZE.

Certaines provinces ont reconnu qu’il y a un problème et font des investissements dans le développement des infrastructures, mais nous aurions besoin d’une approche nationale. Attendez-vous à ce que les stations de recharge deviennent un élément clé de la stratégie fédérale.

Il y a également eu un accord entre l’industrie et les groupes environnementaux sur la nécessité de contribuer à l’éducation du public sur les VZE et leur rôle potentiel dans le parc national de véhicules de demain.

À l’heure actuelle, le degré de sensibilisation du public aux fonctionnalités offertes par les VZE d’aujourd’hui est très faible.

À titre d’exemple, l’anxiété liée à l’autonomie deviendra sous peu chose du passé puisque les VZE ont augmenté leur autonomie au cours des dernières années pour couvrir de plus longues distances.

En réalité, les déplacements, pour la plupart, effectués par les Canadiens, se font dans un rayon d’action assez restreint de la maison. Les véhicules branchables et hybrides d’aujourd’hui peuvent facilement combler plus de 90 % des besoins La stratégie sur les VZE fera les manchettes Nous avons beaucoup de nouvelles à digérer, mais la stratégie sur les véhicules à zéro émission (VZE) aura des effets sur une longue période. de déplacement en voiture, mais les consommateurs ne le savent pas dans une large mesure.

Une politique nationale sur les VZE renseignerait le public sur le fait que cette option réaliste pourrait avoir une plus grande part du marché qu’aujourd’hui.

Les participants de l’industrie et les groupes environnementaux divergeaient d’opinion sur l’approche VZE — une salle d’exposition de VZE qui obligerait les consommateurs à acheter un certain mix de véhicules.

L’année modèle 2018 est la première où une version de cette approche mal adaptée sera en vigueur au Québec, malgré les protestations bruyantes et répétées des concessionnaires et des constructeurs de la province.

Comment le gouvernement projette-t-il de multiplier par quatre ou plus la demande de VZE du jour au lendemain (de moins de 1 % à 3,5 % cette année) ? Ça reste flou, même six mois après l’apparition des modèles 2018 dans les concessions.

Mais il semble probable que, en forçant effectivement les consommateurs de la province à acheter des voitures qu’ils ne demanderaient pas autrement, la réalité viendra les frapper en plein visage.

L’adoption de cette approche à l’échelle nationale connaîtrait le même sort mais à une échelle plus vaste puisque le reste du pays est bien en retard sur le Québec en matière de demande de VZE.

Ainsi, nous avons une grosse année devant nous sur le plan politique en ce qui touche l’industrie de l’automobile. Bouclez votre ceinture et profitez de la balade !

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