L’industrie de l’automobile est le premier levier économique mondial et le second au Québec. Pour le Québec seulement, les concessions génèrent 40 000 emplois bien rémunérés, et ce, partout sur le territoire, de l’Abitibi à la Côte-Nord, de l’Outaouais à l’Estrie, de la Mauricie à la grande région métropolitaine, tout en passant par Québec… pour ne nommer que celles-là. De plus, 100 000 emplois indirects en découlent et font tourner l’économie québécoise.
« Imposer de nouvelles taxes, autant pour les citoyens que pour les constructeurs, est contreproductif dans le développement et l’avènement des nouvelles technologies qui sauvent et sauveront des vies. »
Les concessionnaires, comme les citoyens du Québec, paient des taxes et retournent à l’État des milliers de dollars pour le bien collectif de tous. Pour ceux qui en doutent, en voici un résumé :
- Taxe sur les produits et services (TPS) et taxe de vente provinciale (TVQ)
- Taxe d’accise sur les véhicules énergivores
- Taxe d’accise sur les climatiseurs de véhicules
- Droit d’acquisition sur les véhicules de forte cylindrée
- Droit d’immatriculation de base
- Droit d’immatriculation supplémentaire aux détenteurs de véhicule de luxe
- Droit sur les pneus neufs – Recyc-Québec
Durant sa campagne électorale, le parti Libéral du Canada a promis d’introduire une nouvelle taxe de 10 % sur les véhicules de luxe, les bateaux et les avions privés d’une valeur de plus de 100 000 $. Actuellement, la CADA mentionne que la taxe de luxe proposée toucherait 1,5 % de l’ensemble du marché de l’automobile canadien. Fait intéressant, cette taxe cible principalement les voitures allemandes et britanniques. Nous estimons que plus de 90 % de tous les véhicules vendus au Canada dont la valeur dépasse le seuil de 100 000 $ sont construits par des marques allemandes et britanniques. Les constructeurs et les concessionnaires adhèrent à coup de milliards en développement technologique sur le volet environnemental, et de plus en plus de voitures offertes dans nos concessions, dont les voitures mieux équipées pour combattre les émissions de gaz à effet de serre, affichent un faible taux de consommation. À cela s’ajoute une panoplie de nouveaux modèles hybrides, hybrides branchables et de véhicules complètement électriques.
Les investissements majeurs pour contrer les gaz à effet de serre et la qualité des modèles de véhicules sur nos routes actuellement démontrent de façon réaliste et sans contredit les efforts de notre industrie pour rendre notre monde plus vert et plus sûr. Preuve à l’appui en matière de sécurité, au début des années 80, le parc automobile du Québec comptait 3 millions de véhicules, et plus de 2 300 personnes impliquées dans des accidents de la route décédaient ! Je ne parle pas ici des blessures graves, mais strictement des décès. Aujourd’hui, le parc automobile dépasse les 6 millions de véhicules, et le bilan routier affiche moins de 400 décès reliés à des accidents, et ce, malgré l’augmentation marquée des véhicules routiers sur les routes du Québec. Un décès, c’est un décès de trop, et je suis convaincu que nous pourrons encore améliorer ce bilan dans les prochaines années avec des voitures déjà plus intelligentes, comprenant plus de technologies et munies de dispositifs qui, dans certains cas, réagissent plus vite que le conducteur lui-même afin d’éviter un accident. Imposer de nouvelles taxes, autant pour les citoyens que pour les constructeurs, est contreproductif dans le développement et l’avènement des nouvelles technologies qui sauvent et sauveront des vies. Le monde change et l’industrie de l’automobile change au même rythme que la société, ses besoins, ses valeurs et ses attentes.




