La Fondation de recherche sur les blessures de la route (FRBR), avec le soutien financier de Desjardins Assurances, a publié un nouveau feuillet d’information sur les collisions mortelles liées à la consommation de drogues au Canada. Les données révèlent que la consommation de drogues constitue désormais le principal facteur associé aux collisions mortelles au pays.
En 2023, 571 décès routiers impliquaient au moins un conducteur ayant obtenu un résultat positif à un test de dépistage de drogues, comparativement à 487 en 2019 et 230 en 2000. La consommation de drogues dépasse désormais les autres facteurs de risque, notamment l’alcool, la distraction au volant et l’excès de vitesse. À titre comparatif, 29,3 % des décès routiers en 2023 étaient liés à l’alcool.
Les personnes âgées de 25 à 34 ans demeurent le groupe le plus touché. Les collisions mortelles liées aux drogues où un conducteur était le seul occupant du véhicule représentent plus de la moitié de ces collisions. Ces collisions surviennent autant le jour que la nuit, contrairement aux années précédentes.
Selon Ward Vanlaar, chef de l’exploitation de la FRBR : « Depuis des décennies, les stratégies de lutte contre la conduite avec les facultés affaiblies ont surtout visé l’alcool, mais les données indiquent un nouveau phénomène qui exige des solutions différentes. »
Il ajoute : « L’affaiblissement des facultés dû aux drogues n’est plus un problème mineur sur nos routes; il est devenu le principal facteur de collisions mortelles. Des investissements accrus dans les contrôles routiers ainsi que des campagnes de sensibilisation adaptées et intensifiées sont nécessaires pour répondre à cette nouvelle réalité. »
La FRBR souligne également une hausse de la présence du cannabis chez les conducteurs décédés depuis sa légalisation en 2018. La proportion de conducteurs ayant obtenu un résultat positif est passée de 22,4 % avant la légalisation à 27 % après celle-ci.
En conclusion, la fondation recommande de renforcer les contrôles routiers, d’intensifier les campagnes de sensibilisation et de corriger les perceptions erronées concernant les effets du cannabis, rappelant que cette substance altère les capacités de conduite et que sa combinaison avec l’alcool augmente considérablement le risque de collision mortelle.






