Acheter et vendre une voiture d’occasion n’est pas risqué comme autrefois
Pour les concessionnaires, acheter la bonne voiture d’occasion peut entraîner un bénéfice satisfaisant et rendre un client heureux. L’inverse peut non seulement vous coûter votre chemise, mais peut se transformer en cauchemar juridique.
Durant des décennies, quand il était question de véhicules d’occasion, il était souvent très difficile de connaître l’historique d’une voiture en particulier; en effet, il n’y avait, plus particulièrement au Canada, aucune véritable base de données nationale à partir de laquelle on pouvait aller chercher de l’information sur des aspects comme les dommages lors d’un accident, les réparations, le vol et, bien sûr, savoir si le véhicule était affecté d’une dette.
Et c’est pourquoi des services comme ceux qu’offre CarProof valent leur pesant d’or. Fondée en 2000 par Paul Antony, CarProof est apparue à la suite d’expériences d’achat et de vente de véhicules malheureuses. À une occasion, un groupe de GMC Denali achetés au Québec semblait être une bonne affaire. Cependant, lorsque Paul et ses partenaires américains ont essayé de les vendre à des acheteurs des États-Unis, on a découvert que les VUS étaient encore affectés d’une dette.
Étant devenu une victime de fraude à la suite de cette transaction, Antony et ses associés ont décidé de mettre sur pied une base de données qui permettraient aux acheteurs et aux vendeurs de vérifier l’historique des véhicules pour savoir s’ils étaient affectés d’une dette. Selon le vice-président de CarProof, Joe Varkey, « il a fallu beaucoup de temps pour établir l’infrastructure et mettre en place le flux de données d’une province à une autre. » Ce qui a résulté de cette recherche, c’est un service d’historique complet du véhicule ‒ celle qui a fourni à l’industrie beaucoup de transparence quand il s’agit du processus d’achat et de vente.
Aujourd’hui, CarProof peut fournir l’historique sur les véhicules vendus au Canada et aux États-Unis. Il s’agit du seul service du genre à offrir un accès à l’échelle nationale à l’historique complet, ainsi qu’à d’autres aspects comme les réparations à la suite d’un accident et l’information touchant l’importation et l’exportation. En fait, les rapports de vérification de CarProof sont tellement détaillés et reconnus dans l’industrie que peu de concessionnaires achèteront sans les consulter, que ce soit par l’entremise de grossistes, par du commerce en ligne ou par des ventes aux enchères.
« Les encans utilisent vraiment ce service », dit M. Varkey. « Adesa dispose désormais d’un rapport CarProof pour chaque véhicule qui traverse le bloc et aux grandes ventes aux enchères; avec des voitures qui passent par 10 ou 12 voies, l’action est frénétique. Quand les grossistes et les concessionnaires voient un véhicule avec un rapport CarProof, cela leur procure la tranquillité d’esprit. Ils savent ce qu’ils achètent et peuvent faire une offre pour en obtenir un prix équitable. Ils gagnent du temps car ils peuvent prendre une décision plus rapidement. Et dans le secteur de l’automobile, c’est important. »
M. Varkey souligne que les données en temps réel ont été un atout majeur pour CarProof et rendent l’entreprise unique dans l’industrie. « Il faut beaucoup de temps pour établir ces liens « en direct » avec différentes sources de données. Et parce que nous payons nos sources, certains regardent ce que nous offrons comme services et voient des concurrents à des taux inférieurs. Cependant, nos concurrents, pour la plupart, n’offrent pas un accès réel aux données en direct, ils achètent simplement une avalanche de données, souvent, parce que, pour un prix fixe, ils offrent une recherche illimitée dans la base de données. En conséquence, l’information n’est pas toujours à jour. Donc, si une voiture que vous pensez acheter a eu un accident il y a trois semaines, vous ne le verrez pas dans leurs listes, mais vous le verrez dans les nôtres. »
Même si beaucoup de personnes en sont venues à voir les rapports de CarProof comme un moyen de séparer les voitures « propres » des véhicules « réparés » et moins désirables, M. Varkey dit qu’il y a certaines idées fausses concernant le service. « Un rapport CarProof est conçu essentiellement pour mettre en valeur l’historique du véhicule, pas seulement pour séparer les voitures propres des réparés. Aujourd’hui, même des dommages mineurs peuvent représenter des milliers de dollars sur un véhicule, si vous faites une offre sur une voiture qui coûtera 40 000 $ et qu’elle a 2 000 $ de réparations, ce qui peut n’être qu’une éraflure survenue dans un stationnement, une fissure dans un pare-chocs ou une aile froissée, vous serez au moins en mesure de faire une offre appropriée en fonction de l’information à votre disposition. Il se pourrait qu’il n’y ait rien d’autre qui ne va pas avec la voiture. Par conséquent, vous ne devriez pas la mettre de côté parce qu’elle a subi des dommages purement esthétiques. »
Pour les véhicules plus anciens (10 ans ou plus), CarProof fournit un service QuickProof, qui fonctionne souvent bien pour les concessionnaires, surtout s’ils prennent les voitures de clients en échange. Roberto Bernard, directeur des Ventes pour le Québec à CarProof, affirme que le service a été d’une grande aide pour les concessionnaires, en particulier afin de déterminer la valeur d’échange sur l’achat potentiel d’une voiture neuve par le client. « L’établissement de la valeur d’échange des anciennes voitures étaient souvent difficile parce que le client, souvent, ne fournissait pas toute l’information ou, peut-être, ne connaissait pas l’historique de la voiture. Avec QuickProof, un concessionnaire peut accéder à l’information historique des accidents sur le véhicule et donner un prix équitable pour l’échange. En outre, si un modèle plus ancien pris en échange est en bon état, qu’il est particulièrement recherché, et a un historique propre, le concessionnaire peut décider de le garder dans son inventaire de voitures d’occasion en assurant un meilleur retour de son investissement sur le véhicule quand il le vendra. Cela peut se révéler particulièrement avantageux pour les concessionnaires de véhicules haut de gamme.
M. Bernard a également vu comment l’accès garanti de CarProof à l’information privilégiée à l’échelle nationale est si crucial, en particulier si les concessionnaires achètent des véhicules hors du Québec ou aux États-Unis. « Si je suis un concessionnaire et si je cherche à acheter une voiture d’occasion au Québec, je peux voir s’il y a une quelconque information privilégiée sur cette voiture au Québec. Cependant, avec un accès garanti, je peux aussi regarder les bases de données dans d’autres provinces. Parfois, une voiture peut ne rien avoir au dossier dans la province dans laquelle elle a été achetée, mais pourrait très bien en avoir en Colombie-Britannique ou en Alberta. Dans le marché de l’occasion, des voitures propres et exemptes de rouille provenant des provinces de l’Ouest peuvent valoir leur pesant d’or en Ontario et au Québec; être en mesure de suivre l’historique privilégié est essentiel. »
« La seule chose que nous ne devons pas oublier, c’est que nous sommes tous dans cette industrie », dit M. Varkey. Nous sommes extrêmement contents de la reconnaissance que nous avons reçue au cours des 12 dernières années, mais la chose fondamentale consiste à aider nos clients. Et à la fin de la journée, CarProof ne réussit que s’ils le font. »





