
Quotidiennement, vous achetez et reprenez en échange des véhicules d’occasion dans le but de les revendre. Comme ce sont des transactions qui peuvent vite tomber dans l’automatisme, il est tout à fait approprié d’adopter des bonnes pratiques afin de prévenir toute insatisfaction ou tout litige coûteux pouvant découler de la transaction d’un véhicule d’occasion.
Inspectez le véhicule
À l’ère où le Web mène de plus en plus le processus de vente et d’achat, vous savez qu’il est possible d’évaluer la valeur d’un véhicule d’occasion à partir de votre bureau. S’il appert que le vendeur est juste dans ses représentations et n’omet aucune information pertinente, vous pourrez lui offrir une valeur assez exacte, et ce, sans jamais avoir vu le véhicule. Malgré cela, les photos et les représentations du client ne remplaceront jamais l’inspection que vous pourrez faire vous-même du véhicule. Prenez le temps de faire l’inspection physique du véhicule que vous prévoyez acheter ou reprendre en échange. Vous pourriez y déceler des indices que le véhicule aurait antérieurement subi des dommages et évaluer la qualité des réparations, le cas échéant. Vous pourriez aussi utiliser une jauge d’épaisseur de peinture « Elcometer » afin de déceler s’il y a des pièces ou des endroits qui ont été repeints. Enfin, faites un essai routier avec le véhicule, ce qui vous donnera une bonne idée de l’état mécanique.
Questionnez le client sur l’historique du véhicule
Suivant l’inspection du véhicule et en fonction de ce que vous pourriez déceler, questionnez le client sur le véhicule. Depuis quand en est-il propriétaire ?
Où a-t-il acheté le véhicule ? A-t-il un financement ? Est-ce que le véhicule a déjà été accidenté ? Si oui, quel était le montant des dommages ? L’endroit de l’impact ? Où a-t-il fait réparer le véhicule, le cas échéant ?
Complétez l’attestation de la lecture de l’odomètre
Avec le client, remplissez le formulaire Attestation de la lecture de l’odomètre et de la condition du véhicule. Ce document sera d’une importance primordiale advenant un litige. Mieux vaut prévenir que guérir !
Le client viendra alors vous attester la provenance du véhicule, soit qu’il a été construit pour le marché canadien ou américain ; que le véhicule a ou n’a jamais été accidenté et/ou endommagé et/ou modifié, la date de l’accident et le montant des dommages, le cas échéant. Le client pourra vous attester que la garantie du constructeur ou supplémentaire n’a pas été annulée, ne comporte pas de limitations ou de restrictions ou, si elle l’a été, la date et la raison de l’annulation. Le client attestera également que le système de coussins gonflables est fonctionnel ou non. Enfin, le formulaire contient aussi une section relative à l’odomètre du véhicule. Est-ce que le kilométrage affiché à l’odomètre du véhicule représente le kilométrage réellement parcouru par le véhicule ? Sinon, quel est le kilométrage réel du véhicule ?
À chaque sujet, le client appose sa signature en guise d’attestation. Si jamais le client vous fait une fausse déclaration, vous pourrez alors opposer au client ses représentations en vous appuyant sur l’attestation de la lecture de l’odomètre.
Consultez le rapport d’historique de véhicule du type CarProof
Parallèlement à ces démarches, nous vous recommandons fortement d’obtenir un rapport d’historique de véhicule du type CarProof. Prenez le temps d’y analyser chacune des sections du rapport afin de vous assurer de la conformité des dires du client.
Obligations de divulgation à la revente du véhicule
Vous avez l’obligation de dénoncer à l’acquéreur tout « fait important ». Ainsi, lorsque le véhicule a subi un dommage plus que mineur, nous vous conseillons d’inscrire sur l’étiquette de vitre que le véhicule a subi un dommage antérieur et a été réparé, tout en inscrivant également le coût approximatif des réparations. Également, nous vous recommandons de remettre à l’acquéreur le rapport d’historique de véhicule et d’en conserver une copie signée par le client dans vos dossiers.
La divulgation complète et la transparence sont définitivement des vertus qui font le succès de nombreux commerçants de véhicules, mais encore faut-il avoir une connaissance fidèle de l’historique des véhicules que vous vendez.








