Une pause qui n’en finit plus !

Le contexte actuel de la pandémie a d’importantes conséquences sur la santé et le bien-être des Québécois, mais aussi sur les entreprises et les commerces de détail. Les 890 concessions du Québec, qui représentent la deuxième force économique du Québec, le vivent durement.

Le 4 mai, le territoire de la grande région de Montréal, qui représente 82 municipalités regroupant près de 4 millions de Québécois, rien de moins, a été scindé du reste du Québec.

Les concessionnaires sont les seuls à qui le gouvernement a demandé de diviser leur entreprise en deux, soit les Ventes et le Service dans un même bâtiment. Pourtant, un protocole de prévention autant pour la santé des clients que pour celle des employés, y compris les plus hauts standards de distanciation sociale, a été soumis et accepté.

L’incompréhension s’installe…

Nos surfaces de plancher sont immenses et nos salles d’exposition sont gigantesques. La plupart du temps, très peu de personnes s’y trouvent simultanément ; au contraire, la distanciation y est facile.

Rien de comparable aux grandes surfaces des commerces comme les Canadian Tire, Walmart, Costco, Dollarama et autres dont les allées de circulation ont moins de deux mètres.

Si la stratégie était de ne pas permettre aux citoyens de se déplacer trop loin pour des services ou pour acheter des produits ou des voitures, qui s’en assure ?

Certainement plus les policiers, car les barrages et les interdictions de circuler ont été levés.

Imposer une semaine de plus avant la réouverture de la grande région de Montréal par rapport au reste du Québec, nous le comprenons ; deux semaines, ça va, mais trois semaines ou plus, ça ne va plus !

Cette séparation est assurément une bonne idée à court terme une bonne idée, mais à long terme, elle a l’effet inverse et incite les citoyens à circuler davantage.

Leur permettre de remettre en marche le service des Ventes en respectant la distanciation sociale et rendre possible le travail et la vente en ligne jusqu’à la livraison du véhicule en concession m’apparaît la solution la plus sécuritaire et logique pour tous en ce moment.

Plus que jamais nous réalisons que l’utilisation de la voiture va bien au-delà du plaisir et se révèle un élément essentiel pour tous et non pas seulement pour les travailleurs des services essentiels. La population doit pouvoir utiliser les voitures ou les remplacer afin de continuer à vivre leurs obligations quotidiennes, qui plus est, au moment même où le gouvernement déconseille les transports en commun dans les grandes villes.

Nous demandons donc au gouvernement de revoir cette stratégie et de permettre sous conditions strictes et sécuritaires de relancer l’ensemble de nos activités en ne formant qu’un seul et même service complet essentiel et sécuritaire pour la population et les employés.

La deuxième force économique du Québec, qui n’a jamais été subventionnée, risque de devenir une force économique affaiblie, et les 45 000 employés permanents risquent d’en faire les frais.

Nous avons la conviction que nous pouvons être un acteur de changement positif dans ce déconfinement graduel.

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