
L’assemblée générale annuelle (AGA) de la Société Mobilis, qui s’est tenue le 27 octobre par l’entremise de GoToMeeting, a abordé un éventail de sujets de la Corporation des concessionnaires d’automobiles du Québec (CCAQ), y compris sa réaction à la pandémie et les attentes des concessionnaires au cœur de cette deuxième vague de COVID-19.
Le journaliste Daniel Boudreault a animé la table ronde et a lancé sa première question à Robert Poëti, président et chef de la Direction de la CCAQ, sur le rôle et la réaction de la Corporation lors de la première vague de la pandémie. M. Poëti a déclaré que la réaction initiale en a été une de surprise, de la rapidité avec laquelle tout s’est passé et du fait que l’industrie ainsi que les concessions d’automobiles n’aient pas été considérées comme un service essentiel.
« Nous sommes rapidement intervenus; nous avions déjà travaillé à mettre au point un protocole de rétablissement, mais nous avons d’une certaine façon négocié avec le gouvernement provincial pour qu’ils puissent reconnaître que — la fille qui apporte de la nourriture à ses parents, ou le fils qui conduit ses parents à l’hôpital — ce sont des voyages essentiels.
Il a mentionné qu’un véhicule est devenu un besoin de base, et qu’il semblait inconcevable de limiter les citoyens dans l’utilisation de leur véhicule, alors que, dans le même temps, le gouvernement contrôlait leur environnement.
« À partir de là, nous avons réussi avec le gouvernement à permettre la réouverture du service pour tous les véhicules et pas seulement pour ceux qui font partie d’un service essentiel », a déclaré M. Poëti.
M. Poëti a également ajouté qu’il était intéressant de séparer la concession en deux domaines, le Service et les Ventes. Cela a permis à la Corporation de parler directement avec le gouvernement provincial et de lui faire savoir que la CCAQ avait un protocole prêt à être appliqué dans les concessions.
« Nous avons probablement été les premiers au Canada à pouvoir reprendre nos activités de façon sécuritaire », a déclaré M. Poëti, ajoutant que « ce sont des discussions comme celles-ci qui nous permettent encore aujourd’hui d’interagir avec le gouvernement et de les assurer de notre capacité à nous adapter à une situation problématique. »
La deuxième question du comité visait Ian Sam Yue Chi, vice-président et directeur général de la CCAQ; on lui a demandé s’il pensait que les concessions fermeraient au cœur de la deuxième vague.
« Tout se passe bien, nos gens sont sérieux dans l’application des protocoles. Ils comprennent que, si tout se passe bien, du point de vue de la pandémie au Québec, leur organisation restera ouverte », a déclaré Sam Yue Chi. « Nous y voilà. »
Il a mentionné que la démonstration ou la preuve du bon fonctionnement du protocole a été faite en théorie et en pratique, et que le gouvernement « n’a vraiment pas l’intention de fermer nos entreprises. »
Il a également déclaré que les concessionnaires doivent demeurer rigoureux dans l’application des mesures sanitaires et de sécurité du protocole et continuer à faire comme ils l’ont fait au printemps dernier afin de ne pas donner au gouvernement provincial une raison de fermer les concessions.
« Pensons-nous que nos concessions fermeront ? La réponse est non », a déclaré Sam Yue Chi. « Mais il y a un élément que nous ne pouvons pas contrôler à 100 %, et c’est ainsi que le protocole est appliqué. Si jamais nous vivons l’horreur, nous risquons de fermer.
Le modérateur a ensuite posé une question sur l’adaptation des concessions au cœur de la pandémie dans les zones rurales par comparaison avec les zones urbaines. La question s’adressait à Éric Dorval, président de la corporation Mobilis. Ce dernier a déclaré que le défi en appliquant le protocole était le même partout, et que la question portait davantage sur la façon de s’assurer que les mesures de sécurité étaient respectées.
« Dans les régions rurales, nous n’avons pas connu un niveau de difficulté plus élevé qu’ailleurs », a déclaré M. Dorval, ajoutant que « d’après ce que j’ai remarqué sur le terrain, les gens étaient peut-être un peu moins craintifs au début (dans ces régions) ».
Parce que les gens avaient moins peur du virus à cette étape et dans ces régions, il a dit que l’accent était davantage mis sur la mise en place des éléments de sécurité — comme le port de masques et le lavage les mains.
« C’est dans ce domaine que nous avons insisté un peu plus sur la mise en place des mesures de sécurité », a déclaré M. Dorval. « Ce qui m’a le plus surpris, c’est la réponse rapide et l’ajustement rapide que les concessions ont fait (pendant cette période). »
M. Dorval a exhorté les concessionnaires à continuer d’appliquer les protocoles, car les « mauvaises surprises » à l’intérieur des concessions pourraient engendrer de la peur chez les consommateurs, qui craignent peut-être trop de visiter les concessions.
La quatrième question est allée à Sébastien Alajarin, directeur régional de l’Est du Canada, iA-Dealer Services, IA groupe Finance (Industrielle Alliance); il a abordé le thème des concessions et la façon dont leurs services ont été adaptés depuis la COVID-19.
Il dit qu’ils ont examiné la situation en Europe en février, à peu près au moment où beaucoup de gens devenaient sensibilisés à ce qui se passait. L’idée que la COVID-19 ferait son chemin vers le Canada et provoquerait les mises sur pause généralisées que nous avons connues semblait improbable au début, mais une fois que ça s’est avéré, M. Alajarin dit qu’ils ont mis en place des mesures « assez rapidement. »
Ils ont mis sur pied des équipes de travail, la formation s’est rapidement adaptée à l’aspect technologique nécessaire à la vente de voitures — les équipes, Zoom, GoToMeeting, etc, et ils ont construit des équipes qui ont étudié ces plateformes.
« Nous avions des équipes sur la route qui travaillaient à distance, donc ce n’était pas facile, a dit M. Alajarin. « La première semaine a été comme un jour férié. Je pense que les gens pensaient que cela ne durerait pas longtemps, mais de toute évidence, c’est toujours là, alors nous avions besoin de garder les employés occupés.
Une fois que les équipes eurent terminé leur formation, M. Alajarin a dit qu’ils ont constaté que les rencontres individuelles effectuées sur le web étaient particulièrement productives, ce qui a permis aux concessions d’augmenter leur suivi.
Vers la fin de la table ronde, Robert Poëti, président et chef de la Direction de la CCAQ, a remis à Éric Dorval, président de la Corporation Mobilis, un trophée pour le service apporté au groupe.
Un nouveau comité exécutif a été choisi lors de l’AGA, la présidence sera nommé sous peu. Louis Desmeules a été nommé premier vice-président, tandis que Guy Duplessis a été nommé deuxième vice-président, et François Roy a été nommé secrétaire. Mathieu Laplante est le président sortant.
Conseil d’administration
Sera nommé sous peu – président
Louis Desmeules – 1er vice-président
Guy Duplessis – 2e vice-président
François Roy – secrétaire
Mathieu Laplante – président sortant
Charles Lessard – administrateur Québec
Pierre Langlois – administrateur Québec
Dominic Pelletier – administrateur Portneuf
Robert Cadrin – administrateur camions lourds
Frédéric Lajoie – administrateur Charlevoix
Francis Fréchette – administrateur Montmagny/L’Islet/Kamouraska
Marco Vachon – administrateur Beauce/Bellechasse (Intérim)







